La France de mon enfance


Adieu ma France

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   La France de mon enfance  

Par José Castano

« Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles » (Shakespeare)

LA FRANCE DE MON ENFANCE
« Adieu ma France… Tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté d’être français. Adieu ma France des trafics en tous genres, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée… Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même.
Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut. Mais qui te sauvera ? » (Général Marcel Bigeard)

Mon enfance durant, je fus fier de ma France… Il était, par delà la Méditerranée, ce pays chatoyant qui me faisait rêver entre deux pages de géographie… Elle était ma Mère Patrie et, à l’instar de mes camarades de jeux, des Mohamed et des Levy, je ne voyais, je ne sentais que ce qui était beau dans son passé et son présent… Je voyais en rêvant une histoire chargée de gloires, de saints, de rois, de héros, de batailles gagnées et de défaites toujours glorieuses, d’un Empire qui rayonnait par-delà les mers.
« Là-bas », avec mes camarades du cours moyen, nous vibrions pendant les leçons d’histoire. Nous encouragions de la voix, des mains et des pieds Vercingétorix et Jeanne d’Arc à bouter l’envahisseur hors de France. Subjugués par l’héroïsme de Bayard –le « Chevalier sans peur et sans reproche »- et les victoires de Napoléon, nous suffoquions de plaisir au récit de la bataille d’Austerlitz mais nous refusions de lire celles de Waterloo et de la retraite de Russie. En somme, j’étais fier de ma France avec ce que cela comporte d’aveuglement et je l’aimais du plus profond de mon être.
Chrétiens, Juifs et Arabes, tous unis dans une même communion de pensées, nous étions prêts à nous battre pour elle, à nous faire tuer, à tout quitter pour elle. Nous ne savions pas ce qu’elle était exactement ; qu’importait ! Elle était tout ce qu’elle était et nous en assumions les laideurs comme les beautés ; c’était une réalité, une réalité matérielle, charnelle, spirituelle, indissociablement. Certes, je discernais bien déjà ce qu’il y avait de laid dans son histoire : L’inquisition et ses tortures… Les guerres de religion… La folie sanguinaire des révolutionnaires de 1789 et ceux de la Commune de Paris de 1792, l’institution de la Terreur et de la déchristianisation… mais cela ne comptait pas pour moi. Un enfant ne s’amuse pas à faire l’inventaire des imperfections de sa mère, morales et physiques. Elle est sa mère et, comme telle, sans défauts. Les connaissant, il les ignore. C’est le mystère de l’amour.
Mais le temps a passé depuis et mes souvenirs –comme ceux de mes camarades d’hier- sont ceux d’une splendeur à jamais révolue… Nous ne sommes plus ainsi, nous avons changé. Notre France ? Nous n’en sommes plus fiers et, bien souvent, nous en avons même honte…
Il est difficile de ne vivre que d’espoir aussi bien que de souvenirs et de se réfugier dans les négations rectificatrices.
Tout a débuté avec le désastre de 1940 et l’insignifiance médiatique de l’aide fournie par l’Armée d’Afrique pour la victoire finale. Puis il y eut la perte de l’Indochine, les désastres et les sacrifices d’une armée héroïque, l’abandon de nos Partisans, la trahison des communistes et leurs sabotages meurtriers. Il y eut aussi la mort de l’Algérie française, de celle de milliers de jeunes soldats, de milliers de Musulmans fidèles, de milliers de victimes innocentes offertes en holocauste pour satisfaire aux exigences d’une arithmétique de la terreur, des milliers d’arrestations arbitraires de patriotes français refusant d’abdiquer… et, au bout, l’exode et l’exil de tout un peuple.
Nous sommes saouls de défaites, de reculs, d’abandons, de reniements, de capitulations : Nous sommes gorgés d’humiliations. Nous lâchons tout, nous abandonnons tout ce qui nous appartient…
La France qui trahit, qui renie, qui abdique, qui brade, qui s’autoflagelle… La France qui renie son passé et ses valeurs chrétiennes.
Alors, pour ne plus avoir honte, pour ne plus pleurer lorsqu’un Diên-Biên-Phu tombe sous les orgues de Staline, pour ne plus pleurer nos soldats décharnés de retour des camps de la mort lente d’un Vietminh transposé en djihadistes, pour ne plus pleurer les gorges tranchées, les corps mutilés au couteau et ceux déchiquetés par les bombes d’un FLN réincarné en EI, pour ne plus pleurer l’attente inhumaine d’un « disparu », pour ne plus pleurer sur la route d’un exil, pour ne plus pleurer des détenus politiques fidèles à l’honneur, pour ne plus pleurer des soldats trahis, victimes de politiciens véreux, nous avons décidé de fermer notre cœur à l’amour. Nous avons assez souffert, nous avons assez eu peur, nous avons assez baissé les yeux devant nos « vainqueurs » d’hier pour ne pas avoir à nous incliner devant ceux de demain et revivre les affres de la trahison, du terrorisme et de la guerre civile.
Nous voyons que les idées généreuses favorisent la corruption, que la confiance que nous plaçons envers nos élus est bafouée, que la loi du plus fort est toujours la meilleure… Voici revenu le temps des imposteurs : Mensonges, tromperies incessantes, déclarations électorales jamais suivies d’effets, reniements, promesses non tenues… Dans les plis de leur écharpe tricolore, l’ambition, la vanité, l’orgueil, le profit, la bêtise. Scandales de tous les côtés, fripouilleries partout et à tous les niveaux de la hiérarchie…
Ce qui fit dire, déjà, à Montesquieu : « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ».
Nous parle-t-on de Patrie ? Enseigne-t-on à nos écoliers ce qu’est la Patrie ? Ce qu’est la France ? Connaissent-ils seulement, ces écoliers, le premier couplet de La Marseillaise ? Qu’est-ce que la Patrie ? Dites-le-nous donc, Messieurs ! Une histoire ? Vous en rejetez la plus grande partie et les livres de nos étudiants ne sont qu’un ramassis de contre-vérités. On connaît à ce sujet le terrible et célèbre mot de Joseph de Maistre : « L’Histoire, depuis trois cents ans, n’est qu’une conspiration contre la vérité ». Quel idéal êtes-vous donc capables de proposer à notre jeunesse ? Albert Einstein avait raison de dire que « ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut espérer les résoudre »…
Et vous, Giscard d’Estaing, (Mitterrand), Chirac, Sarkozy, Hollande, préoccupés comme vous l’êtes par votre maintien ou votre retour au pouvoir, qu’avez-vous fait de cette France que nous vous avons confiée ? Vous vous êtes comportés plus en « businessman » adeptes de « show-biz », qu’en chefs d’Etat ; vous avez institué le laxisme judiciaire, ouvert toutes grandes les vannes de l’immigration-invasion en prétendant que ce serait « une chance pour la France », la livrant ainsi aux hordes étrangères, aux voyous, aux islamistes, aux terroristes. Vous avez fait de nos banlieues où, jadis, il faisait bon vivre, des zones de non-droit où la terreur règne en maître, où la racaille manifeste ouvertement sa solidarité avec les terroristes islamistes.
Vous nous avez tout enlevé, volonté, fierté, espoir, civisme, courage, patience, obéissance… Tout nous paraît vide. Nous n’avons plus en nous qu’une énorme lassitude et un extrême découragement. Dès lors, nous n’avons pas le droit d’aimer la chair de notre pays et nous ne voulons plus aimer son âme. Nous n’avons pas envie de mourir pour des idées suicidaires puisées dans les Ministères… donc nous n’avons plus envie de mourir pour la France sachant combien notre sacrifice sera vain.
Au fil des générations, flanqués des médias qui vous soutiennent, vous n’avez eu de cesse de cultiver le mythe de la culpabilité nationale : Colonisation… Repentance… Soumission… ignorant, comme le disait Charles Péguy, « qu’il y a des contritions plus sales que les péchés ». Vous avez fait en sorte, lors de vos gouvernances, que notre France s’accuse elle-même et se déclare honteuse de son passé guerrier, impérialiste et colonialiste… et, aujourd’hui, elle n’est plus qu’une petite étoile dont le foyer s’est éteint progressivement. Ce qui subsiste encore à la place où elle éclairait n’est plus qu’un reflet dont nous pouvons désormais calculer la survivance…
Et nous souffrons de la voir ainsi… Méconnaissable, libanisée, colonisée, livrée à l’intégrisme religieux, décérébrée, sans mémoire, convulsée et congestionnée, gangrenée par les syndicats, les associations adeptes de la tartufferie des droits de l’homme et de l’antiracisme, minée par l’insécurité, les émeutes, les grèves et le chômage, résignée à la stagnation, au recul, à la déchéance et à la fin.

Oui, ma France, qui te sauvera ?

José Castano

Petit fils d’immigré espagnol

*** Attention ce texte est une TRIBUNE LIBRE qui n’engage que son auteur ***

A lire aussi du même auteur : La stratégie de la terreur islamique

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25 comments

  1. J’ai apprécié ce texte poignant, plein de vérité qui montre la France si ce n’est encore au fond du trou mais déjà avec un pied dans le vide avec beaucoup de mal à se rétablir

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  2. Montand, Piccoli, Reggiani étaient tous des fils d’immigrés italiens, si bien assimilés qu’ils étaient devenus des modèles accomplis du Français, et de son ancêtre, le Gaulois. Ils parlaient, ils chantaient, ils jouaient, ils bouffaient et baisaient dans la langue de Racine, dans la verve de Molière, dans l’esprit de Descartes. Dans quelques années, leurs origines seront exhumées par l’antiracisme militant, non pour leur en faire honte mais gloire, alors que le génie français de l’assimilation avait été de les occulter. Ce sera leur seconde mort, mais ils l’ignorent encore. Vincent, François, Paul et les autres incarnent le « mâle blanc hétérosexuel » à son crépuscule.
    Vincent, François, Paul et les autres incarnent le « mâle blanc hétérosexuel » à son crépuscule. Bientôt, des armées de Lilliputiens – féministes, militants gays, et combattants de la décolonisation – abattront sa statue pour danser au milieu des ruines, sans être capables d’en bâtir une autre, pour le plaisir nihiliste de contempler le reflet des flammes, auxquelles Vincent, François, Paul et les autres allumeront leurs derniers cigares.
    Eric ZEMMOUR
    On aime ou on aime pas, pour ma part je trouve excellent ce texte comme celui de Philippe DENOUAL , mais aussi ce texte de José Castano …

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  3. Un texte vraiment admirable, sincère et poignant. Bravo à l’auteur et à l’Observatoire du Mensonge qui nous ont gâtés. J’ai partagé !

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  4. J’en ai pleuré toutes les larmes de mon corps…..cela fait si mal de voir notre pays si mal entretenu……ils sont tous entrain de laisser mourir notre si beau pays ….Mais que faire, que pouvons nous faire ?? Il faut un changement à tout prix et en urgence

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    1. Marie FRANCE peut-être… Là, toute PRETE,  » POUR QUI SONNE LE GLAS? » a dit un jour Ernest HEMINGWAY… MARIE, DOUCE MARIE, ECOUTEZ!

      OUI! Un mur…mure, un mugissement, le VENT SE LEVE… C’est le BOURDON de NOTRE DAME!!!

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  5. Depuis 2 mois je m’abrutis pour comprendre ce qui ne tourne vraiment pas rond dans notre « état », injustice, corruption, incivisme, persécution du peuple, notre soit disant racisme, la crise qui en fait est la leur, restriction, appauvrissement et j’en passe, leur blas blas de plus en plus stupides et inutiles, des enfants qui s’amusent, à croire que ces messieurs les gouvernants sont atteints d’une folie destructrice et qu’ils auraient bien besoin de soins intensifs en psychiatrie, en attendant, ils sont tous malades et nous nous allons droit dans l’abîme qu’ils ont créés, face à notre impuissance, je crie au secours, il faut faire quelque chose, on ne peut pas seulement en parler, il faut agir , comment? que faire? il y a urgence, la France s’effondre, les français meurent, quel personnage osera donner l’envoi?

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  6. OUF, un grand MERCI, c est avec une tres grande tristesse que j ai lue votre tres grand discourt, et un message qui pourrait servir dans nos ecoles pour la jeunesse de France…Cela Fait reflechir et en meme temps revenir a notre jeunesse..Oui avec raison c est cela qui est notre Patrie, notre France Aujourd hui…Quel tristesse…

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  7. Merci à vous deux, de vos révélations qui ont éveillé en moi de profonds souvenirs. Il y a eu aussi d’autres grands hommes qui ont tenté de sauver la France en vain!!! Je suis « Pied-Noir » d’origine italienne mais Français avant tout par le sang versé pour notre patrie par mes aîeux pour défendre notre Patrie qui part en déconfiture.

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  8. Hé bien mon cher José castano après la lecture de votre article que rajouter!!!! Tout est juste dans le moindre détail ……mais pourquoi sommes nous si peu à nous reconnaître???? Et ce sentiment d’impuissance me rend fou au plus haut point ,pour ma part j’hésite ….dois je partir avant de devenir enragé… ou dois je rester et subir toutes les incompétences de nos gouvernants??

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  9. Monsieur, votre texte est magnifique! Petit-fils d’émigrés « Italiens » puisque la SAVOIE n’était française que depuis 1860, vos mots m’interpellent: je me revois dans ma cour de l’Ecole de la République en 1968, avec mes chers Maîtres!

    Je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui sont tombés pour NOTRE FRANCE, qui se sont SACRIFIES pour NOTRE LIBERTE!
    Je pense tout particulièrement à deux hommes de ma HAUTE-SAVOIE: le Capitaine Jean-Marie BULLE et le Général André DEVIGNY. Le premier a expiré dans de verts alpages pour protéger ses HOMMES, le second a souffert le MARTYRE à Lyon, sous la torture nazie.
    Ces deux HEROS montagnards me sont très proches : le premier était le NOM de ma promotion au Prytanée Militaire, le second m’a légué un peu de son sang bouillonnant! Je les remercie chaque jour du magnifique cadeau qu’ils nous ont fait: celui de vivre LIBRES dans un merveilleux pays: LA FRANCE!

    Merci Monsieur José CASTANO pour votre très beau texte!
    Philippe DENOUAL Maître d’Ecole

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