Lorsque l’Occident plonge, la Chine s’envole

   Méconnaissance de l’efficacité du modèle chinois

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OBSERVATOIRE DU MENSONGE 2014 copie

  Lorsque l’Occident plonge, la Chine s’envole  

Par Hervé Azoulay

Méconnaissance de l’efficacité du modèle chinois

Cette analyse globale est faite par un connaisseurs de la chine : Hervé AZOULAY, Ingénieur du Conservatoire National des Arts et Métiers, ancien dirigeant de INTEL et Schneider Electric,  intervenant dans la prestigieuse université Chinoise de Renmin , auteur d’un livre en chinois en 2014 « les réseaux pour conquérir le monde » Edition du Peuple Pékin et intervenant à la Silk Road Business School ( Shanghai, Xi’an, Paris, Genève…).
L’auteur explique que l’Occident veut imposer son modèle démocratique à tous les peuples sans prendre en compte ses nombreux échecs. Le dernier en date est l’Afghanistan ! L’Occident pense à tort que l’économie et la démocratie sont indissociables, qu’un gouvernement autoritaire inhibe sa capacité à innover et ne peut pas être légitimé par son peuple. Une étude réalisée en 2020 par Ash Center de Harvard, donne un taux de satisfaction de 95% du peuple chinois envers son gouvernement. Avec son double langage et son hypocrisie, l’Occident comme d’habitude ne veut rien voir et surtout ignorer la réalité

Sans entrer dans la géopolitique, il est aisé de constater que les grandes théories libérales et les modèles économétriques qui analysent la Chine ainsi que quelques éléments de son organisation en réseau et de sa culture, nous permettent de comprendre pourquoi l’Occident est en déclin alors que la Chine affiche sa capacité à devenir le leader mondial.

L’histoire de la Chine a débuté bien avant notre ère et au cours des millénaires, sa population a appris qu’elle ne souffrait jamais autant que lorsque le gouvernement central était faible et divisé. Or, depuis 1978, le régime a permis à huit cents millions de personnes de sortir de  la pauvreté et a, de ce fait, créé la plus grande classe moyenne du monde. Voyons tout d’abord comment s’articule la gouvernance chinoise, phénomène intrinsèque à la Chine. Le Parti Communiste Chinois (PCC) qui gouverne cet immense pays, ne ressemble à aucun autre parti dans le monde. S’il a du  succès, c’est parce qu’au cours de ses cent ans d’existence il a su mener dans la confiance de grandes réformes tout en restant profondément enraciné dans la société et la culture chinoises. L’Occident n’a jamais réussi à saisir la nature du PCC et depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, l’Occident est convaincu que le Parti Communiste Chinois  suivra le Parti Communiste de l’Union soviétique (PCUS) dans la tombe. C’est avoir une méconnaissance totale de la Chine !

En Occident, le débat sur la gouvernance s’articule massivement autour du principe de démocratie électorale.

En Occident, la compétence de l’État dans une démocratie est reléguée au second plan tandis qu’en Chine, elle est jugée primordiale pour son essor économique. La Chine a connu ces 40 dernières années la transformation économique la plus remarquable de l’histoire moderne. Tous ceux qui sont allés pour la première fois en Chine au début des années 1990, sont à même de constater qu’elle n’a plus rien à voir avec ce qu’elle est devenue d’aujourd’hui. En ces temps-là, même à Pékin, les gens portaient des costumes Mao et se déplaçaient uniquement à vélo. Les voitures étaient réservées seulement aux cadres du Parti Communiste Chinois et la vie dans les campagnes était encore imprégnée d’anciennes traditions. Puis, en l’espace de 30 ans, grâce aux politiques visant à développer l’économie du pays, la Chine est devenue une puissance mondiale  avec une classe moyenne en pleine éclosion et avide de dépenser son argent. Souvenons-nous qu’en 1980, les chinois n’étaient pas autorisés à quitter le pays pour faire du tourisme alors qu’aujourd’hui près de 134 millions de personnes sont allées à l’étranger, dont notamment de nombreux étudiants qui ont goûté à la liberté des campus américains ou français, et sont rentrées chez elles de leur propre gré.

La Chine ne s’est jamais considérée comme un modèle que les autres pays doivent suivre contrairement à l’Occident. Elle reconnaît depuis longtemps que son histoire, sa culture et sa taille la rendent unique. À plus long terme, à mesure que la Chine gagnera en importance et en influence en s’imposant naturellement comme référence, d’autres pays chercheront inévitablement à s’inspirer de ses réalisations, que ce soit dans les domaines de la politique économique, la gestion des pandémies, l’innovation technologique ou la compétence du gouvernement. Elle sera probablement devenue, sans conteste, la première économie au monde, mais une chose est sûre le PCC restera le dirigeant et l’architecte de la Chine. Ce renforcement du pouvoir central au détriment des gouvernements locaux s’est bien évidemment matérialisé à travers la lutte contre la corruption, considérablement renforcée par Xi Jinping, mais également par une intensification de l’éducation idéologique au sein même du parti.

Ce que l’Occident ne comprend pas au sujet de la Chine, c’est qu’il pense que la démocratie et l’économie sont indissociables

Ce que nous constatons c’est que  la classe politique et les chefs d’entreprise occidentaux ne comprennent toujours pas la Chine. Convaincus par exemple que les nouvelles libertés économiques seraient suivies de liberté politique, tous ont supposé, à tort, que l’Internet chinois serait similaire à son équivalent occidental c’est à dire autonome. Persuadés que la croissance économique de la Chine serait construite sur les mêmes fondations qu’à l’Ouest, ils n’ont pas su voir que l’Etat chinois conservait son rôle d’investisseur, de législateur et de propriétaire intellectuel. Or, en Chine, la croissance a lieu dans un régime communiste stable, ce qui suggère que la démocratie et la croissance ne sont pas forcément nécessaires l’une à l’autre.D’ailleurs, de nombreux chinois estiment que c’est grâce à son gouvernement autoritaire que les exploits économiques récents du pays ont réduit la pauvreté à grande échelle et que son investissement considérable dans les infrastructures lui a permis de se hisser parmi les premiers innovateurs technologiques de la planète. L’Occident doit accepter que le développement économique de la Chine ne mène pas forcément à la démocratie. On a déjà constaté les erreurs de l’Occident lorsqu’il veut imposer la démocratie à un peuple, comme par exemple à l’Afghanistan…

Il faut admettre que les chinois considèrent que leur gouvernement est légitime et efficace et comprendre que si les consommateurs chinois raisonnent à court terme, leurs dirigeants se concentrent sur la sécurité à long terme du pays. Les occidentaux  font des hypothèses fausses, comme considérer que la démocratie est une conséquence inévitable du développement économique et que les régimes autoritaires ne sont jamais légitimes aux yeux du peuple. On peut reprocher à l’Occident l’hypocrisie et son double langage. D’ailleurs, la plupart des chinois, non seulement ne croient pas que la démocratie soit nécessaire au succès économique, mais jugent leur système gouvernemental tout à fait légitime et efficace. Les sondages de l’Ash Center de la Kennedy School of Government de Harvard révélaient en juillet 2020 un taux de satisfaction de 95% des citoyens chinois vis-à-vis de leur gouvernement. Nos expériences de terrain en Chine nous le confirment. La majorité des individus que nous rencontrons n’ont pas l’impression que l’Etat autoritaire n’est qu’oppressif,  il est aussi source d’opportunités.

La Chine a défié les prédictions occidentales selon lesquelles son autoritarisme inhiberait sa capacité à innover.

En effet, la Chine s’impose en leader mondial dans le domaine de l’Intelligence Artificielle, des biotechnologies et de l’exploration spatiale. Certains de ses succès technologiques résultent d’une dynamique de marché : les chinois ont envie d’acheter et de communiquer plus facilement, d’où la réussite d’Alibaba ou de Tencent, pour ne citer qu’eux. C’est la raison pour laquelle les chinois considèrent Alibaba, Huawei, TikTok et autres comme des sources de fierté nationale et non comme de simples pourvoyeurs d’emploi ou de PIB, comme ce serait le cas en Occident. L’Occident pense que la Chine ne peut pas innover à l’échelle internationale avec des nations qui fondent leurs économies sur l’innovation depuis des décennies. C’est encore faux car en Occident nous avons tendance à nous concentrer sur les individus et les entreprises qui génèrent de nouvelles idées et c’est l’écosystème américain de l’innovation qui se distingue. Or, pendant ces cinq dernières années, alors qu’une guerre de l’innovation s’est matérialisée entre les puissances mondiales, la Chine s’est hissée au niveau des Etats-Unis. Le moteur de ce succès, ce ne sont pas les innovateurs mais l’aspect de l’écosystème chinois avec ses centaines de millions de consommateurs hyper-adaptatifs aux tendances qui rend la Chine si compétitive aujourd’hui. En fin de compte, une innovation se juge sur la volonté des consommateurs de se l’approprier. Il nous faut admettre que la Chine a maintenant à sa disposition une ressource que ne possède aucun autre pays : un immense réservoir de population de près de 1,4 Milliards !

L’Occident pense qu’un régime politique autoritaire ne peut être légitime

Les Chinois considèrent que leur système politique est plus légitime et plus efficace que les régimes de l’Ouest. C’est un point de vue qu’ignorent la plupart des chefs d’entreprises occidentaux. La Chine utilise son modèle d’autoritarisme  pour bâtir une relation de confiance avec sa population qui serait jugée intrusive dans une démocratie libérale. Par exemple, elle utilise les big data pour attribuer à ses habitants des  notes de crédit social, à partir desquelles ils sont punis ou récompensés. Les avantages sont à la fois financiers et sociaux. Les individus mal notés peuvent se voir refuser l’achat d’un billet d’avion ou un rendez-vous sur une appli de rencontres. Pour les libéraux, ce projet est scandaleux, mais pour la plupart des chinois, c’est un contrat social tout à fait raisonnable entre l’individu et l’Etat. Le système de crédit social tel qu’il se développe en Chine aujourd’hui incarne l’idée que l’État n’a pas simplement une autorité légale et juridique mais qu’il est aussi responsable du développement de la morale sociale, du maintien d’un sentiment moral au sein de la société.

La dernière décennie a renforcé l’idée chez les leaders chinois qu’il est possible de réformer l’économie sans libéraliser la politique. Depuis, la Chine est devenue un titan économique, un leader mondial de l’innovation technologique et une superpuissance militaire et ceci tout en resserrant son autoritarisme et en ancrant l’idée que le libéralisme n’est pas pour elle. La Chine n’est pas un état autoritaire qui cherche à se libéraliser mais un état autoritaire qui cherche à réussir politiquement et économiquement. Contrairement aux analyses de l’Occident qui prétendent que les réformes chinoises  patinent alors qu’elles se poursuivent et, de plus, rapidement. C’est tout simplement que cette réforme n’est pas libérale et donc mal comprise.

En 2010 le Comité central a chargé Xi Jinping de s’attaquer à la corruption qui s’est fortement répandue pendant cette décennie. Les décisions du Comité central ne peuvent être annulées par aucune autre entité chinoise, pas même la Cour Suprême. Si le Comité central a réussi à réduire la corruption, c’est parce qu’il est au-dessus des lois. C’est une situation inimaginable dans une démocratie libérale. Il faut les comprendre dans leur contexte et non simplement les voir comme une version déformée ou défaillante de notre modèle libéral. Par exemple, Jack MA, le fondateur de l’entreprise chinoise Alibaba a fait dernièrement une erreur en ne maîtrisant pas la méta règle qui est le pouvoir politique. Il a été sanctionné immédiatement  ce qui lui a fait perdre 100 Milliards de dollars et cela a incité les autres leaders chinois à être très prudents !

L’histoire récente montre que les Chinois et leur gouvernement prennent leurs décisions de manière très différente des occidentaux, à la fois en termes de timing et de risques appréhendés. La plupart de ses investissements suivent aujourd’hui encore les plans à cinq ans, telle que l’énergie solaire les « villes intelligentes » et des logements à haut rendement énergétique. De telles ambitions ne peuvent être mises en œuvre sans intervention d’un état fort, relativement rapide et simple mais souvent brutal, par exemple isoler des villes de plusieurs millions d’habitants pour circonscrire le Covid 19. Ce besoin partagé de prévisibilité explique la pérennité d’un système autoritaire qui fait du contrôle son principe central. Tant que les entreprises et les gouvernements d’Occident n’accepteront pas la réalité chinoise, ils ne comprendront pas la Chine.

 Hervé Azoulay

Azoulay

Hervé AZOULAY a été dirigeant dans de grands groupes internationaux, co-fondateur de plusieurs entreprises innovantes, Business Angel, fondateur d’un des premiers réseaux de Business Angels en France, Président d’un fonds d’investissement, intervenant dans de grandes écoles et à l’université en France et à l’étranger, auteur de nombreux ouvrages et de tribunes dans la Presse.


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American version :

This global analysis is made by a connoisseur of China: Hervé AZOULAY, Engineer of the Conservatoire National des Arts et Métiers, former manager of INTEL and Schneider Electric, lecturer in the prestigious Chinese university of Renmin, author of a book in Chinese in 2014 « the networks to conquer the world » Edition of the People Beijing and lecturer at the Silk Road Business School (Shanghai, Xi’an, Paris, Geneva …)
The author explains that the West wants to impose its democratic model on all peoples without taking into account its many failures. The latest one is Afghanistan! The West wrongly thinks that economy and democracy are inseparable, that an authoritarian government inhibits its ability to innovate and cannot be legitimized by its people. A study conducted in 2020 by Harvard’s Ash Center, gives a 95% satisfaction rate of the Chinese people towards their government. With its double talk and hypocrisy, the West as usual does not want to see anything and especially ignores the reality.

When the West plunges, China soars
Lack of awareness of the effectiveness of the Chinese model

Par Hervé Azoulay

Without getting into geopolitics, it is easy to see that the great liberal theories and econometric models that analyze China, as well as some elements of its network organization and culture, allow us to understand why the West is in decline while China displays its capacity to become the world leader.
China’s history began long before the present era, and over the millennia its people have learned that they never suffer more than when the central government is weak and divided. Since 1978, however, the regime has lifted 800 million people out of poverty and created the world’s largest middle class. Let’s look first at the structure of Chinese governance, which is intrinsic to China. The Chinese Communist Party (CCP), which governs this huge country, is unlike any other party in the world. If it is successful, it is because during its 100 years of existence it has been able to carry out major reforms with confidence while remaining deeply rooted in Chinese society and culture. The West has never been able to grasp the nature of the CCP, and since the collapse of the Soviet Union, the West has been convinced that the Chinese Communist Party will follow the Communist Party of the Soviet Union (CPSU) into the grave. This is a complete misunderstanding of China!

In the West, the debate on governance revolves overwhelmingly around the principle of electoral democracy.

In the West, the competence of the state in a democracy is relegated to the background, whereas in China it is considered to be of primary importance for its economic development. China has undergone the most remarkable economic transformation in modern history in the last 40 years. Anyone who went to China for the first time in the early 1990s can see that it is nothing like it is today. In those days, even in Beijing, people wore Mao suits and rode bicycles only. Cars were reserved only for Chinese Communist Party officials and life in the countryside was still steeped in ancient traditions. Then, within 30 years, thanks to policies aimed at developing the country’s economy, China became a world power with a burgeoning middle class eager to spend its money. Let’s remember that in 1980, Chinese people were not allowed to leave the country for tourism, while today nearly 134 million people have gone abroad, including many students who have tasted the freedom of American or French campuses, and have returned home of their own accord.
China has never seen itself as a model for other countries to follow, unlike the West. It has long recognized that its history, culture and size make it unique. In the longer term, as China gains prominence and influence by naturally establishing itself as a benchmark, other countries will inevitably seek to emulate its accomplishments, whether in the areas of economic policy, pandemic management, technological innovation, or government competence. It will probably become the world’s largest economy without question, but one thing is certain: the CCP will remain the leader and architect of China. This strengthening of central power at the expense of local governments has of course materialized through the fight against corruption, which has been considerably reinforced by Xi Jinping, but also through an intensification of ideological education within the party itself.

What the West does not understand about China is that it thinks that democracy and economy are inseparable

What we see is that Western politicians and business leaders still do not understand China. Convinced, for example, that new economic freedoms would be followed by political freedoms, they all assumed, wrongly, that the Chinese Internet would be similar to its Western equivalent, i.e. autonomous. Convinced that China’s economic growth would be built on the same foundations as in the West, they failed to see that the Chinese state retained its role as investor, legislator and intellectual owner. Yet growth in China takes place within a stable communist regime, which suggests that democracy and growth are not necessarily necessary to each other. Indeed, many Chinese believe that it is because of its authoritarian government that the country’s recent economic achievements have reduced poverty on a massive scale and that its considerable investment in infrastructure has enabled it to become one of the world’s leading technological innovators. The West must accept that China’s economic development does not necessarily lead to democracy. We have already seen the mistakes of the West when it wants to impose democracy on a people, as for example in Afghanistan…
We have to admit that the Chinese consider their government to be legitimate and efficient and understand that if Chinese consumers think in the short term, their leaders are focused on the long term security of the country. Westerners make false assumptions, such as that democracy is an inevitable consequence of economic development and that authoritarian regimes are never legitimate in the eyes of the people. The West can be blamed for hypocrisy and double standards. In fact, most Chinese not only do not believe that democracy is necessary for economic success, but also consider their system of government to be quite legitimate and effective. Surveys by the Ash Center of Harvard’s Kennedy School of Government revealed in July 2020 a 95% satisfaction rate among Chinese citizens with their government. Our field experiences in China confirm this. The majority of the people we meet do not feel that the authoritarian state is only oppressive, it is also a source of opportunities.

China has defied Western predictions that its authoritarianism would inhibit its ability to innovate.

Indeed, China is a world leader in the field of Artificial Intelligence, biotechnologies and space exploration. Some of its technological successes are the result of market dynamics: the Chinese want to buy and communicate more easily, hence the success of Alibaba or Tencent, to name but a few. This is why the Chinese consider Alibaba, Huawei, TikTok and others as sources of national pride and not as mere providers of employment or GDP, as would be the case in the West. The West thinks that China cannot innovate internationally with nations that have based their economies on innovation for decades. This is still not true because in the West we tend to focus on the individuals and companies that generate new ideas and it is the American innovation ecosystem that stands out. Yet, over the past five years, as an innovation war has materialized between the world’s powers, China has risen to the level of the United States. The driving force behind this success is not the innovators, but the aspect of the Chinese ecosystem with its hundreds of millions of trend-savvy consumers that makes China so competitive today. Ultimately, an innovation is judged by the willingness of consumers to embrace it. We have to admit that China now has at its disposal a resource that no other country has: a huge population pool of nearly 1.4 billion!

The West believes that an authoritarian political regime cannot be legitimate

The Chinese consider their political system to be more legitimate and effective than Western regimes. This is a view that most Western business leaders ignore. China uses its model of authoritarianism to build a relationship of trust with its people that would be considered intrusive in a liberal democracy. For example, it uses big data to assign social credit scores to its people, from which they are punished or rewarded. The benefits are both financial and social. Poorly rated individuals can be denied a plane ticket or a date on a dating app. To liberals, this is outrageous, but to most Chinese, it is a perfectly reasonable social contract between the individual and the state. The social credit system as it is developing in China today embodies the idea that the state not only has legal and juridical authority but is also responsible for the development of social morality, for maintaining a moral feeling in society.
The last decade has reinforced the idea among Chinese leaders that it is possible to reform the economy without liberalizing politics. Since then, China has become an economic titan, a world leader in technological innovation and a military superpower, all the while tightening its authoritarianism and entrenching the idea that liberalism is not for it. China is not an authoritarian state that seeks to liberalize, but an authoritarian state that seeks political and economic success. Contrary to Western analyses, which claim that China’s reforms are stalled, they are proceeding and, moreover, rapidly. It is simply that this reform is not liberal and therefore misunderstood.
In 2010, the Central Committee instructed Xi Jinping to tackle the corruption that had become widespread during the decade. The decisions of the Central Committee cannot be overruled by any other Chinese entity, not even the Supreme Court. If the Central Committee has succeeded in reducing corruption, it is because it is above the law. This is an unimaginable situation in a liberal democracy. We need to understand them in their context and not simply see them as a distorted or flawed version of our liberal model. For example, Jack MA, the founder of the Chinese company Alibaba recently made a mistake by not mastering the meta rule that is political power. He was sanctioned immediately which made him lose 100 billion dollars and this has prompted other Chinese leaders to be very careful!
Recent history shows that the Chinese and their government make decisions very differently from the West, both in terms of timing and risk. Most of its investments today still follow five-year plans, such as solar energy, « smart cities » and energy-efficient housing. Such ambitions cannot be implemented without strong state intervention, relatively quick and simple but often brutal, for example isolating cities of several million inhabitants to contain Covid 19. This shared need for predictability explains the durability of an authoritarian system that makes control its central principle. Until Western companies and governments accept the Chinese reality, they will not understand China.

Hervé Azoulay

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Hervé AZOULAY pour Observatoire du MENSONGE

Hervé AZOULAY : President ATHES (Finance and Participation), President of the Group of Friendships France United States, has been a leader in major industrial groups, co-founder of several Start Up companies, author of numerous books and press articles, lecturer at the University and prestigious schools in France and abroad, including in Geneva and at the University of Renmin in China. In addition he is a well known specialist of China.

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5 commentaires

  1. La France est devenue une république bananière
    Macron c’est devenu le roi de France avec la complicité des médias

  2. Macron est hypocrite ! Nous sommes devenus une république bananière ! Au moins en Chine nous connaissons la règle du jeu !

  3. C’est assez bizarre de magnifier la Chine mais comme la France est devenue une dictature en douce, pourquoi pas ?

  4. Avec la suppression de l’émission de Zemmour sommes nous encore en démocratie ? Au moins les Chinois reconnaissent que c’est une dictature ! Double langage de l’Occident

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