Le temps du boniment -fin –


Épilogue : La chute n’est pas glorieuse, mais elle s’avère programmée par le grand remplacement de ceux qui gouvernent la France, puis d’autres qui la convoite en vue d’y étendre un khalifat vassal des émirs du Golfe

Le temps du boniment

Par Daniel Desurvire

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Ce texte est une Tribune Libre qui n’engage que son auteur et en aucun cas Observatoire du MENSONGE 

Chapitre 11 FIN

Épilogue : La chute n’est pas glorieuse, mais elle s’avère programmée par le grand remplacement de ceux qui gouvernent la France, puis d’autres qui la convoite en vue d’y étendre un khalifat vassal des émirs du Golfe

J’ajoute au titre de cette conclusion, que si l’on connaît les conséquences de ses actes, la responsabilité des dirigeants de ce pays est entière, sachant qu’un tel axe de conduite du pays dissimule nécessairement, outre la négligence ou la prévarication, l’incapacité de conduire une nation. Cette irresponsabilité se trouve parfois doublée de cupidité, voire de corruption directe avec des consortiums financiers, des laboratoires pharmaceutiques, l’industrie lourde de l’armement et les monarchies pétrolières du Golfe. Ce manquement au devoir d’un chef d’État peut être la conséquence d’une veulerie, mais aussi d’intérêts obscurs impardonnables, auxquels ce dernier devra un jour ou l’autre y répondre de son vivant.

De sorte que lorsque le président d’une nation en exercice persiste dans son erreur, comme de mener son pays à sa perte en prodiguant ses bonnes intentions auprès des ressortissants des PMA qu’il accueille d’un côté, mais en détournant l’argent public à des fins inavouables de l’autre[1], celui-là, face aux générations à venir, s’exposera à la flétrissure de l’histoire. Des accusations de détournement des biens sociaux et de trahison envers le peuple qui leur a fait confiance, n’est jamais à écarter après un changement de régime. Si à ce jour, l’histoire donne raison à la politique d’immigration de la social-démocratie qui profite de l’endormissement du peuple français sous le couvercle d’une prétendue action charitable, il pourrait en être autrement une fois le pays sorti de cette logique autodestructrice de la gouvernance de la Nation française, de l’Allemagne et de l’Union européenne.

D’aucuns conservent en mémoire un discours de Michel Rocard, qui fut le Premier ministre au début du second septennat de François Mitterrand, prononcé le 6 juin 1989 depuis les bancs de l’exécutif de l’Assemblée nationale : « Il y a en effet dans le monde trop de drames, de pauvreté, de famine pour que l’Europe et la France puissent accueillir tous ceux que la misère pousse vers elle… Il faut résister à cette poussée constante ». Cette explication prend le relais d’une célèbre tirade prononcée par le même protagoniste socialiste : « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde… encore faut-il s’y efforcer » (Source : Libération du 22 avril 215, Juliette Deborde)Ici, ce double langage met en exergue l’aspect suicidaire d’une ouverture sans réserve des frontières, mais sous un autre aspect, la nécessité de caresser dans le sens du poil un parti politique liberticide qui l’a installé à Matignon.

L’antinomie de ces deux parties de phrase force l’incompréhension, dès lors que l’envolée du départ relève d’un imaginaire responsable, mais qui, pour ne pas aliéner son enseigne socialiste, échoit dans une chimère scabreuse ! Voilà ici résumé deux postulats qui ici s’affrontent ; l’intelligence et le cœur. Sachant que l’esprit responsable n’est pas forcément dépourvu de compassion, mais que la raison du cœur – une exaspération sélective – prélude souvent une incapacité à raisonner avec lucidité et discernement face au secours de la misère et de la souffrance, redoutons un avenir encore plus amer pour cette pauvreté endémique. En l’occurrence, l’élan charitable des bienfaiteurs envers les réfugiés indigents et les malheureux des pays au bord de l’implosion ne pourra alors plus matériellement s’exprimer, dès lors que la source de ces moyens finira tôt ou tard par tarir.

Comprenons que la solution ne sortira pas d’une confrontation stérile entre ces deux antagonismes, mais d’une vérité plus tangible que celle qu’agitent les bonnes âmes qui ne regardent même pas vers où ils avancent. Certes, la misère est une réalité, mais faut-il encore que ceux qui veulent la réduire, sachent avec quoi ils le font, avec quels fonds disponibles, combien de temps ils pourront s’y employer et quels lendemains ceux-là réservent-ils à cette misère lorsque la diète de l’argent viendra clore brutalement tout esprit de charité.

Doit-on donner ce que l’on n’a pas, ou emprunter pour cela jusqu’à l’endettement et la banqueroute de la Nation ? Doit-on prendre le risque de secourir un temps des millions de réfugiés et tout à coup cesser de le faire faute de subsides, au risque de créer une dépendance humanitaire dans les PMA et en Europe, une dépression encore plus large qui induira fatalement un manque, un craving généralisé provoqué par un assistanat addictogène épuisé, pire que si rien n’avait été engagé au départ ?

Pour instiller une dose du bon sens dans l’émoi populaire que suscite le dénuement, les traumatismes des climats extrêmes et de l’insalubrité, la morts d’enfants par malnutrition ou d’absence d’hygiène et de soins, puis encore les calamités de la guerre civile emmenée par des hordes de barbares en ghutra et balgha, il faut préalablement s’employer à correspondre honnêtement avec les chiffres, non avec les seuls discours lénifiants qui ne font que masquer la déroute de nos gouvernants. L’appréhension financière de la France en termes d’accueil des migrants et d’ingérence humanitaire, dans des proportions qui permettent un financement honnête car transparent, équilibré et durable, doit passer par une budgétisation de ces dépenses, voire l’estimation de ce compte de dépense et le choix des destinataires être autorisés par la voie populaire du référendum.

Cette exigence, devant le Parlement et/ou les électeurs, serait de nature à mettre tout le monde d’accord, autrement dit de ne pas duper les citoyens sur la réalité de cette générosité qui s’avère être un tonneau des danaïdes, puis d’offrir aux organismes tiers-mondistes la part financièrement acceptable et pérenne qui leur revient dans des limites raisonnables ; celles des contribuables et du budget équilibré de la France, non celles des emprunts bancaires rémunérés, d’où la spoliation fiscale et parafiscale des contribuables et cotisants. Bien sûr, évoquer les maux de l’argent face à la détresse de la faim et de la soif, les hécatombes des épidémies, les dévastations des incursions incendiaires et des blessures infligées par les guerres civiles, cela peut sembler incongru. Mais laisser fondre les moyens financiers jusqu’à épuisement n’est pas de nature à rendre service au devenir des PMA et de la migration qui en découlera indubitablement.

Les projections filmées par la Croix rouge du syndrome du kwashiorkor qui sévit sur des milliers d’enfants africains, ou les coups de sabre des terroristes qui mutilent des innocents, puis les viols dans les villages et les razzias dans les maigres cultures ne peuvent que soulever l’émotion, mais cela ne suffit pas. Avec quoi, quels matériels, moyens de transport, nourriture et médicaments les organisations caritatives, ONG, Médecins du Monde et autres bénévoles néanmoins rémunérés pour la plupart, œuvrent-ils ? Les sommes colossales inhérentes à l’aide au tiers-monde et aux colonnes de réfugiés nécessiteux réclament des milliards d’€. Ce n’est certes pas avec les seuls dons des bienfaiteurs occasionnels que de telles dépenses sont possibles.

Pour ébaucher le tableau de cette incurie, la dette sociale en forte augmentation sous la mandature d’Emmanuel Macron s’élève désormais à 5,4 milliards d’€ de déficit annoncé fin 2019. Cette hausse vertigineuse catapulte le modèle social français vers une récession sans précédents, avec des augmentations de cotisations et des restrictions de prestations pour les cotisants sociaux et mutualistes nationaux déjà annoncées par le ministère des Solidarités et de la Santé. Rappelons que l’aide à l’immigration coûte ± 70 milliards d’€ l’an, en retenant que l’assistanat n’est pas du ressort de la solidarité, mais un contournement spécieux de rhétorique, sinon un détournement malhonnête des LOLF et des LFSS puisque rien n’est voté du côté de l’aide aux réfugiés ![2]

Le retour à l’équilibre des finances de la Grande dame est donc remis aux calendes grecques, sachant que la dette sociale globale de ce ministère, arrêtée fin 2017, s’élevait déjà à 139,5 milliards d’€ sur les 260,5 milliards d’€ de dettes accumulées (Source : la Caisse d’amortissement de la dette sociale [CADES][3]). Bien que cette ardoise ait été temporairement réduite de moitié avant la prise de fonction de l’actuel chef d’État, la somme restante demeure colossale. De surcroît, les emprunts bancaires nécessaires pour le fonctionnement du régime générale de la Sécurité sociale et du versement des pensions de la caisse des retraites des fonctionnaires qui accuse un lourd déficit, sont assortis d’intérêts au principal qui alourdit la contribution des allocataires, tout en diminuant la qualité des soins et le montant des remboursements des prestations, puis en supprimant des maternités, des centres d’imagerie médicale et des laboratoires etc.

Plus généralement s’agissant de la dette publique, elle s’élève à 98,4 % du PIB (2018). Elle est donc quasiment aussi lourde que toutes les richesses produites par la France en une année. De surcroît, cet endettement pérenne et abyssal est constamment en hausse puisqu’au 1er trimestre 2019, elle s’augmenta de 1,9 % et s’élève à présent à 2 358,9 milliards d’€, soit + 2,7 % de plus que sur la dernière année (Source : Journal du Net [Management, conjoncture], Adriamanana, 28 juin 2019). Pour Valeurs actuelle (Thomas Morel, 1er octobre 2018), le véritable endettement de la France s’élèverait à 6 500 milliards d’€. Le chiffre officiel de la dette publique délivré par l’Insee ferait l’impasse sur un trou noir qui n’apparaîtrait pas directement dans les comptes de l’État, car ce passif est constitué de contrats d’investissement conclus par l’État pour les exercices budgétaires à venir. Il s’agit des engagements hors bilan[4].

Or ce passif recelé atteignit fin 2018 plus de 4 200 milliards d’€, soit une dette totale dépassant allègrement les résultats livrés au public. Le PIB se chiffrant à 2 583 milliards d’€ fin 2017 pour une population de 66,89 millions d’habitants en 2018, l’endettement public par contribuable dans les foyers fiscaux, concernant environ 20 millions de citoyens imposables, s’élève à près de 13 000 € en 2019 (sans tenir compte des engagements hors bilan susvisés).

Alors non, il ne s’agit plus dorénavant de discourir avec emphase et une générosité à sec, comme de polémiquer sur l’allocentrisme national inconséquent pris en revers par l’impécuniosité récurrente des pays en détresse, lesquels, au travers une religion qui les écrase, déversent leurs populations exsangues par centaines de milliers sur le territoire. Les bonnes consciences populaires toujours prêtes à soutenir cette immigration par générosité et grandeur d’âme, ainsi que les humanitaires, certes sincères, dévoués et méritants mais aussi naïfs qu’aveuglés par leur missions, sont tous bluffés !

FIN


Daniel Desurvire


Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).


♣ ♣ ♣

Copyright obligatoire en cas de citation ou de transmission de cet article, vous pouvez le copier: Daniel Desurvire pour Observatoire du MENSONGE


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[1] Les marionnettes politiques que manipulent les marionnettistes du vrai pouvoir des possédants. Dans ce cas de figure, il s’agit d’accueillir des réfugiés en nombre incessant pour répondre à un panislamisme conquérant, une conspiration khalifienne tramée par des émirs pour le commerce du pétrole et des armes. 

[2] La Solidarité nationale, issue des années 1930 et antérieurement des ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 de la France calquées sur le processus bismarckien, consiste à cotiser pour bénéficier en échange de cette caisse sociale commune lorsque l’assuré en a besoin (santé) ou que ses droits échoient (pension retraite). À l’inverse, l’assistanat est une aide à sens unique car sans apport au départ par le bénéficiaire, sauf retour d’investissement improbable pour certaines catégories de réfugiés indigents et incapables d’intégration.

[3] Cet organisme fondé pour apurer la dette de la Sécurité sociale fut créé sous la première mandature présidentielle de Jacques Chirac par ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996.

[4] Dans ce cas, il s’agit de droits et d’obligations sur les montants chiffrés par des contrats d’État et/ou de garanties sur le patrimoine public subordonnées à la réalisation d’opérations ultérieures, donc n’apparaissant que sur les comptes futurs. Cette hypothèque virtuelle sur des engagements à venir (sorte de nantissement conventionnel) est néanmoins garantie par la signature des parties concernées et a valeur de dette nationale.

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4 commentaires

  1. Monsieur Desurvire, je retiens ce passage de votre texte admirable: « Voilà ici résumé deux postulats qui ici s’affrontent ; l’intelligence et le cœur. Sachant que l’esprit responsable n’est pas forcément dépourvu de compassion, mais que la raison du cœur – une exaspération sélective – prélude souvent une incapacité à raisonner avec lucidité et discernement face au secours de la misère et de la souffrance, redoutons un avenir encore plus amer pour cette pauvreté endémique ».
    La raison pour laquelle je l’ai retenu, c’est suite à une expérience vécue. Banale vous direz mais qui est un exemple simple que j’ai vécu, dans sa conclusion.
    J’ai suivi un cours de secourisme dispensé aux ambulanciers sur les pentes de ski. Suite aux cours théoriques, nous avons été, en équipes de deux, placé devant des simulations d’accident. En cas d’échec, nous avions une seule autre chance pour être accepté dans la patrouille.
    La simulation de l’accident était une femme qui avait, à première vue, possiblement une fracture du fémur. À priori, ce n’est pas plus grave que ça. Cependant, la personne était en état de choc et grelottait de froid d’une façon que nul n’aurait pu imaginer. Notre réflexe de ma collègue et moi a été d’enlever nos anoraks pour permettre à la personne de se réchauffer. Notre expérience n’a pas été plus loin que ça… L’examinateur nous a dit: « C’est la prochaine équipe qui va venir sur le site de l’accident. Elle va vous ramasser tous les trois: des patrouilleurs gelés ne sont d’aucune utilité et mettent leurs vies et celles de leurs blessés en danger. Nous en avons été quitte pour affronter le second test; réussis cette fois.
    C’est exactement ce qui se passe en France: elle se saigne à blanc pour sauver des moribonds et autres indésirables qui ne savent qu’exploiter la misère des autres pour leur propre bien-être.

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