Par Georges Michel
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Sans surprise : toujours plus d’immigrés en France, nous dit le ministère de l’Intérieur
Ce 26 juin, le ministère de l’Intérieur a publié les chiffres de l’immigration pour 2024. Que retenir ? Pour faire court : il y a toujours plus d’immigration, en France. En effet, « la présence étrangère en situation régulière sur le territoire français au 31 décembre 2024 augmente de 3,9 % par rapport à l’année précédente », peut-on lire en introduction du chapitre consacré aux titres de séjour. Pour savoir à combien s’élève cette présence étrangère en situation régulière, il faut aller au fin fond du rapport : au 31 décembre 2024, il y avait 4.331.326 titres de séjour valides en circulation.
42 % issus du monde arabo-musulman
La population française n’ayant, à l’évidence, pas augmenté de 3,9 % dans le même temps, on en déduit donc, en toute logique, que le poids relatif de la population immigrée par rapport à l’ensemble de la population française s’accroît (à titre indicatif, le nombre d’habitants – Français et étrangers résidant en France – n’a crû que de 0,3 %, en 2023). Lorsque l’on sait, par ailleurs, comme le souligne une étude de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, que l’immigration, globalement, plombe notre économie, on ne peut qu’être perplexe devant cette croissance de la population immigrée.
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Sans surprise, les premières nationalités bénéficiant de titres de séjour sont les nationalités algérienne (15 %), marocaine (14,24 %), tunisienne (7 %) et turque (5,36 %). Ainsi, près de 42 % des titres de séjour valides sont détenus par des personnes issues du monde arabo-musulman.
Pour les Maghrébins, motifs économiques et familiaux
Pour ce qui concerne la délivrance des premiers titres de séjour, on découvre – sans surprise, encore ? – que « parmi les principales nationalités, les nouveaux titres sont principalement délivrés aux Africains », avec en tête le Maroc (36.815), l’Algérie (20.270) et la Tunisie (22.456). Notons tout de même que le nombre de titres délivrés aux Algériens a baissé significativement, par rapport à 2023 : moins 8,5 %. À lier aux tensions entre les deux pays ? Par ailleurs, le rapport souligne que « les trois pays du Maghreb se caractérisent par une part importante de titres de séjour accordés pour motif familial ». Si les premiers titres de séjour, pour l’ensemble des nationalités, sont accordés à 43,4 % pour des motifs économiques et familiaux, cette proportion atteint respectivement 61,9 %, 62,1 % et 74,0 % pour les origines marocaine, algérienne et tunisienne. A contrario, nous dit le rapport, « les ressortissants chinois, américains, indiens, sénégalais et camerounais obtiennent principalement des titres pour le motif étudiant ». En creux, on comprend que les titres de séjour accordés aux Maghrébins sont la porte ouverte à une installation pérenne sur notre territoire. Avec les conséquences que l’on connaît, ne serait-ce que sur le plan du logement ou des équipements collectifs (écoles, notamment).
Sorties du territoire : les mêmes chiffres qu’en 2014…
Maintenant, qu’en est-il de l’immigration irrégulière ? Le rapport claironne et trompette : « Les sorties du territoire des étrangers en situation irrégulière poursuivent en 2024 leur évolution à la hausse à un rythme soutenu, principalement sous l’effet de la dynamique des éloignements spontanés. » Effectivement, 21.601 personnes. Un nombre de sorties du territoire en constante hausse depuis 2020, certes, mais à une centaine près, le même chiffre qu’en… 2014 (21.489). Rappelons qu’en 2021, Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, avait estimé le nombre de « sans-papiers » entre 600.000 et 700.000. Une population qui, d’ailleurs, aurait doublé depuis 2015, selon une estimation en 2023 de l’iFRAP. À raison de 20.000 raccompagnements d’irréguliers à la frontière par an, il faudrait donc trente ans, au moins, pour qu’il n’y en ait plus un sur le sol français. À condition qu’il n’en rentre pas autant par la fenêtre dans le même temps… De quoi tempérer les cocoricos du ministère de l’Intérieur. Sans surprise, une fois encore, le rapport nous apprend que « le plus grand nombre d’exécutions de mesures d’éloignement concerne, pour la deuxième année consécutive, les ressortissants algériens ». Avec un total de… 2.999. On a comme l’impression que l’on vide l’océan avec une petite cuiller.

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