Par Frédéric Sirgant
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Municipales : ces chiffres d’il y a 6 ans à bien avoir en tête en votant en mars
Les municipales de 2020, en plein Covid, furent historiques par l’abstention et le rapt démocratique de la gauche verte.
L’Histoire retiendra que le double quinquennat d’Emmanuel Macron fut marqué, du début jusqu’à la fin, par des perturbations systématiques du jeu électoral. Entre l’affaire Fillon tombée à point nommé pour lui dégager la route en 2017, la guerre en Ukraine en 2022 et, devant nous, la possible condamnation de Marine Le Pen, il y eut la dissolution, les accords de désistement avec LFI, les incessants efforts pour éviter le retour aux urnes après une série de défaites historiques, avec l’épisode Castets et les gouvernements Barnier, Bayrou et Lecornu. Il y eut aussi – on l’a un peu oublié – les municipales de 2020 percutées de plein fouet par l’épidémie de Covid-19. Loin de nous le complotisme qui ferait du système et d’Emmanuel Macron de grands manipulateurs antidémocratiques, mais le résultat est là : le fonctionnement démocratique du pays est en permanence dévoyé depuis dix ans… Petit retour sur ce scrutin historique de 2020 qui a vu passer Bordeaux, Marseille et Lyon sous le drapeau rouge-vert.
Les Français privés d’élection par le Covid-19
Le premier chiffre à regarder, comme pour toute élection, est celui de la participation. Et, dans les circonstances exceptionnelles du Covid-19, avec confinements, distanciation, peurs de tous ordres, celle-ci s’est effondrée, battant un record historique. Les élections municipales étaient, avec la présidentielle, les élections les plus suivies par l’électorat. Pour la première fois depuis 1945, moins d’un électeur sur deux s’est déplacé : 55 % d’abstention au premier tour, 60 % au second tour ! Et souvent davantage dans ces grandes villes qui ont basculé. C’était 20 points de plus qu’en 2014 et 40 points que lors des municipales historiques de 1977 (victoire de la gauche) et 1983 (victoire de la droite). En 2020, le Covid-19 avait chassé le peuple des isoloirs et c’est la gauche rouge-verte des militants et des classes supérieures qui a raflé la mise. Cette faible assise populaire aurait dû rendre ces majorités prudentes et modestes. Même Le Monde l’affirmait : « Quand à peine quatre électeurs sur dix se déplacent pour choisir leur maire, la légitimité de ce dernier sera forcément fragilisée. » C’est tout le contraire qui s’est passé : l’idéologie et le sectarisme ont déferlé dans nos métropoles, qu’ils aient le visage de Doucet, Payan, Hurmic, Hidalgo ou leurs épigones.
Municipales 2020 : des maires vert-rouge… très mal élus !
Certes, la sociologie « bobo » (pour faire court) des grandes métropoles est un terrain électoral propice, mais cette situation très « atypique » amplifia démesurément cette vague verte : Lyon, Strasbourg, Besançon et Bordeaux basculèrent. À Bordeaux, la légitimité du nouveau maire Pierre Hurmic était particulièrement mince : abstention encore plus élevée qu’au niveau national (68 % !), score serré avec son rival de droite Nicolas Florian (46 % contre 44 %). Cela ne l’empêcha pas de soumettre Bordeaux à toutes les dingueries écolo. Le cas de Marseille est encore plus emblématique de ces victoires de la gauche entachées d’illégitimité : avec seulement 32 % de participation au premier tour, 35 % au second, la liste de gauche de Rubirola, arrivée en tête, n’avait obtenu que 38 %.
À ce sujet — Le maire et le Sacré Cœur : c’est l’histoire d’un film, et c’est une parabole
Mais le jeu démocratique subit un ultime coup de canif : Rubirola abandonna son siège de maire quelques semaines plus tard à un apparatchik, un certain Benoît Payan, que les Marseillais n’avaient jamais voulu pour maire ! Dans son éditorial, Le Monde parla de « tour de passe-passe », qualifiant Payan de « pur produit du vieux système, un apparatchik socialiste qui a fait ses classes auprès de Michel Vauzelle, de Jean-Noël Guérini, de Marie-Arlette Carlotti » et ajoutant : « L’opération apparaît d’autant plus contestable qu’elle a été menée de façon opaque, à rebours des promesses de transparence faites par le Printemps marseillais pendant la campagne. » Alors que Frank Allisio est en passe, peut-être, de faire basculer Marseille par une large union à droite (ralliement du sénateur Stéphane Ravier et, la semaine dernière, de Reconquête), le rappel du CV de son adversaire Payan n’est pas inutile.
Toujours en 2020, dans de nombreuses autres villes plus petites aussi, plus des trois quarts des électeurs n’ont pas pris la peine d’aller voter et certains maires étaient vraiment peu représentatifs : à Roubaix (Nord) avec 77,25 % d’abstention, le maire (divers centre), Guillaume Delbar, réélu avec 56,21 % des suffrages, ne représentait que 12,3 % des inscrits ! À Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), avec 77,39 % d’abstention, le maire sortant communiste, Jean-Claude Kennedy, élu au bénéfice d’une triangulaire, ne le fut que par 10,9 % des inscrits, soit un électeur sur dix seulement !
Triste bilan de ces municipales de 2020 : 57 % des grandes villes (de plus de 100.000 habitants) étaient à gauche, en contradiction avec l’état du pays réel. La leçon de 2020 est limpide pour 2026 dans toutes nos villes : le peuple de droite et le peuple tout court doivent voter en masse contre cette gauche et ce macronisme qui ont failli depuis six ans et qui profitent opportunément des élections « atypiques ».
e bonne année pour la France. Une année de plus d’impuissance…

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Boulevard Voltaire

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