Par RPF
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La justice n’a pas failli, elle a inversé les valeurs…

L’effroi n’en finit plus de nous terrasser, chaque jour des innocents meurent de façon abominable et tout devient une routine macabre avec un rituel inlassable fait de déclarations martiales, sans que rien, jamais ne change. Le cycle recommence, implacable. Cette fois c’est notre président qui s’est exprimé sur le meurtre de la petite Lyhanna, pour constater que « la justice a été défaillante ». Il découvre une réalité qui poursuit les français depuis trop longtemps à présent, mais il lui aura fallu dix ans pour toucher du doigt cette vérité. Darmanin n’a pas été en reste lui non plus, mais pour dire ou faire quoi ? Une réunion, un énième conseil de quelque chose, un cercle de réflexion, là où l’urgence exige l’action. Malgré les plaintes les signalements, le monstre qui a commis cet acte odieux est resté libre. Pendant ce temps, Lionel Candelon de la Coordination Rurale, a subi en un mois, quatre audiences pour des posts sur Facebook… Non, ce n’est pas un cauchemar : c’est la réalité judiciaire française.
Est‑ce encore de la défaillance, ou le signe d’une institution qui choisit ses cibles selon des critères idéologiques plutôt que selon la gravité des faits ? Il y a bien une volonté, mais elle ne correspond pas à ce qu’un contribuable attend de la justice. Car derrière cette affaire, c’est tout le système judiciaire qui vacille. Des lois accumulées, des codes alourdis, des priorités inversées : au fil des années, on a fini par protéger davantage l’agresseur que l’agressé. Sous prétexte de défendre les plus faibles, on a multiplié les excuses pour les auteurs de violences : l’origine, la misère sociale, la promiscuité, la fatalité. Une liste sans fin, qui minimise toujours l’acte du délinquant, sans jamais la moindre compassion pour la victime.
Ce climat général produit des aberrations quotidiennes :
Un commerçant tue un cambrioleur, c’est lui que la justice envoie en prison. Et même s’il le retient simplement, il est accusé de séquestration. Un squatteur s’approprie un logement, c’est au propriétaire de se montrer compréhensif et les forces de l’ordre veillent bien à ce qu’il ne soit pas tenté de récupérer son bien par la force : en somme, elles protègent le squatteur. Des « jeunes » cassent tout un soir de finale de foot et on parle pudiquement de « débordements ». Et les OQTF se promènent librement, comme si la loi n’était qu’une suggestion.
Au RPF, nous l’avons déjà écrit : il faut un audit complet des codes, supprimer les doublons, les textes inapplicables, et surtout ceux qui créent une indulgence systématique envers les agresseurs. Un voyou pris en flagrant délit ne mérite aucun égard. Quant à la fameuse “proportionnalité” de la riposte, elle est devenue un piège : on reproche toujours à l’agressé d’avoir utilisé un moyen “trop fort”, comme si l’on devait se défendre avec la même arme que celui qui vous attaque, ou attendre d’avoir pris un coup mortel pour avoir le droit de se défendre.
Le premier réflexe d’un être humain est de protéger sa vie et celle des siens, point. Mais c’est tellement pratique à cette justice là, de considérer ce fait comme déterminant plutôt que d’admettre qu’un cambrioleur n’a pas à pénétrer par effraction dans un domicile, un commerce, et que le propriétaire est en droit d’utiliser tous les moyens dont il dispose pour l’en empêcher. Et quand une plainte est déposée pour violences sur un individu, un enfant il est intolérable que la justice traîne, classe, voire ne porte pas crédit à des accusations. Il est tout aussi intolérable qu’un détenu soit remis en liberté parce qu’il s’est bien comporté en prison, comme si son exemplarité dans le milieu carcéral pouvait être le gage d’une conduite irréprochable une fois dehors. On va nous dire qu’on peut changer, c’est vrai, mais une peine, surtout quand elle a été prononcée pour des faits de violences ayant entraîné la mort ou des blessures graves, quand il s’agit d’agressions sexuelles, n’a pas à être écourtée. Il doit y avoir des peines incompressibles, c’est ce que nous préconisons au RPF, ainsi que la responsabilité des juges qui libèrent des gens qui récidivent immédiatement. L’impunité n’est plus admissible et pourtant tout va continuer, une autre affaire surgira très vite pour faire oublier ce triste événement et rien ne se passera.
Ce n’est pas seulement la justice qui est défaillante, c’est l’État tout entier qui a renoncé à protéger. Et il serait illusoire d’attendre un sursaut de ceux qui, depuis des années, ont laissé s’installer ce désordre. Qui osera dans son programme dénoncer ses dérives et rétablir le droit de se défendre sans conditions et celui de poursuivre les responsables de délits sans considération idéologique ?
Gilles La-Carbona
secrétaire national du RPF au suivi de la vie parlementaire

Copyright en cas de citation ou de transmission de cet article :
Rassemblement du Peuple Français

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