Par Daniel Desurvire
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La grandeur morale d’un pays ne se mesure pas à l’excellence de son ingénierie, mais à pourvoir au bonheur de son Peuple. Or, le numérique et son prolongement avec l’IA, va plus vite que l’humanité ne peut absorber pour se donner le temps d’adapter ces nouvelles technologies à la démocratie et à la qualité de vie. Pour se dédouaner devant les citoyens subornés par les promesses d’un monde meilleur, la rhétorique des puissants de ce monde évoque le « progressisme » et le « libéralisme ».
Osons reconnaître que les plus miraculeuses inventions, ainsi le smartphone et l’IA, se traduisent systématiquement en problèmes de sociétés, d’arnaques et de prévarication.
124 pages
Le nouveau livre pour 2026 : L’Homme et l’IA : la guerre des mondes ?
Entre la dictature numérique et l’illectronisme
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L’IA au service de la dictature E
E – Le monde « 2.0 » insensible au bonheur et à l’illectronisme, mais actif en termes d’inquisition, de piratages des données et du viol de la vie privée
En appauvrissant l’appréhension sensorielle des individus, lesquels perdront une part d’eux-mêmes, telle leur faculté d’attirance aromantique, des manœuvriers de l’âme ou de l’émoi compenseront ces émotions naturelles en voie d’extinction, par la luxure du sexe, la violence des instruments numériques ludiques et l’addiction aux drogues hallucinogènes et autres stupéfiants et psychotropes. Les jeux vidéo participent déjà à ce glissement de la réalité corrigée par des jeux de synthèse, lesquels accèdent au monde virtuel pour une réalité alternative. En se connectant compulsivement à sa tablette, l’enfant se déconnecte concomitamment de son environnement, et prend le risque à terme d’atrophier ses sens naturels, comme ne plus savoir appréhender le vrai monde depuis sa capsule numérique.
Entre le faux par les effets spéciaux et la fascination hypnotique par l’envoutement uchronique de l’ingénierie du fantastique en 3D, la décadence est en chemin, et les arts ne sont plus que dans le camp du rap et des graffitis, au lieu et place d’un Rembrandt (XVIIème), d’un Salvator Dali (XIXème/XXème) ou d’un W. Amadeus Mozart (XVIIIème) puis d’un contemporain tel Phil Collins. Ici, n’y voyons pas de conflits intergénérationnels, mais d’une baisse sensible de la perception, où les fantasmes des pixels isolent les individus fragiles, au profit d’un commerce juteux. Les statistiques fournis par des instituts indépendants font état, en France, d’une chute vertigineuse des niveaux d’exigibilité, d’où émergent un savoir atrophié et des sens érodés par la brutalité des projections extérieures, via les smartphones. Bien entendu, s’y ajoutent les wagons réfugiés primo-arrivants complètement décalés des classes scolaires dans lesquelles ils sont intégrés, mais seulement physiquement.
Les victimes de cette déculturation qui s’ignorent, y perdront ostensiblement leur capacité à s’exprimer, et à écrire convenablement. Leurs sens émoussés par les écrans dactyles se perdront dans les méandres de représentations analogiques, quant à savoir reconnaître ce qui est beau, mélodieux et lyrique. Les sentiments, l’émotion, l’empathie et la compassion se racornissent pour ne plus savoir y répondre que par des pulsions induites à la recherche de schèmes de récompense, soit par addiction chimique, soit par une jouissance récréative, voire un engagement d’appartenance de type sectaire, non par l’exerce d’un art ou d’un savoir. Depuis un décrochement du temporel par désincorporation des réalités, d’où le discernement du vrai sous le prisme du faux, fera de l’être sensible un maillon dépendant, à la merci de ce que certains manipulateurs voudraient qu’il soit. Gardons-nous donc des IA génératives et de la dictature invasives de leurs algorithmes, car il n’y a qu’un pas pour réduire un individu à la dimension impersonnelle d’une chose.
Pour transposer cet épiphénomène quasi transcendantal de dématérialisation du monde réel, substitué à la représentation d’un noumène abstrait déjà pressenti par Kant, il s’agit de déformer les zones d’appréhension perçues par les sens et l’entendement, en les substituant par des analogies abstraites. Mais la vraie vie ne saurait se réduire à la seule vision de lunettes stéréoscopiques en 3D, dites anaglyphes, ou au moniteur de simulation d’une vidéo intégrée. La réalité virtuelle comme alternative aux apparences, à l’aide de projections immersives, contrefait la vraie dimension de ce monde tangible.
Sans doute, les inventions du futur n’auront pas d’avenir pour la félicité humaine, car déjà, force est de constater un affaissement intellectuel et artistique de la société, dite de progrès, laquelle génère des esprits dépendants des technologies, qui s’éloignent de l’environnement naturel. En injectant le risque de ne plus savoir appréhender la réalité immédiate et tangible, à force de la transposer à l’aide d’interfaces numériques, des pièges artificieux appauvrissent ostensiblement le nerf volitif du lobe frontal. Peu auront la force mentale de s’extirper de cette spirale alphanumérique, d’octets et de pixels ; une aspiration concentrique de faisceaux cinétiques qui inexorablement engloutit tout l’environnement du cybernaute et du manipulateur de jeux vidéo.
Si le numérique et l’IA procèdent de bonnes et profitables applications dans les domaines scientifiques, spatial, médical et pour la didactique erga omnes comme en recherche fondamentale, mais aussi dans les sciences appliquées, les déviations de ces technologies dans la vie courante en font de redoutables dangers potentiels. Cependant, dès lors que ces avancées, au demeurant inoffensives, sont récupérées par des politiciens, des militaires et industriels pas toujours bien intentionnés, les objectifs et les conséquences peuvent s’avérer tragiques pour l’humanité. De fait, la cybernétique de robots intelligents, amène subrepticement le monde de l’intelligence humaine vers des cheminements incertains, dont certaines déviances, quant à l’usage de récupération sociétale, voire d’atrophie de l’espèce vivante que nous sommes.
Nous avons tout à redouter d’un épiphénomène au devenir indicible, comme nous le serions par l’apparition soudaine d’aliens sur la Terre, dont nous ne connaîtrions pas les intentions d’un monde venu d’ailleurs. Le hacking, les cyberattaques terroristes, ou les technologies de la guerre participent à stigmatiser la société qui ne peut maîtriser toutes les instrumentalisations dévoyées de ces moyens, comme la communication et l’information et les viols des données numériques, qui métamorphosent le progrès en contre-progrès par le dérèglement de nos modes de vie. Les comportements sociaux et les institutions, dont les standards démocratiques, s’en trouvent ébranlés, de même que la géopolitique et la géostratégie du monde se redessine, avec les risques vraisemblables d’embrasements conflictuels. Certaines puissances nationales ont l’idée de se servir mieux que d’autres de ces nouvelles technologies intelligentes. Celles-là échafaudent des ambitions hégémonistes, mais risquant par-là de renouer avec les grandes conflagrations d’antan.
Plus près de nous, des concepteurs géniaux de logiciels ludiques installent insidieusement dans le cortex humain des joutes et des scènes de guerre. Le sujet capté par uchronie dans un décor fantastique de combat, entre mentalement dans la spirale d’un lobbying addictif, qui le catapulte les joueurs hors de la vraie vie. La désocialisation en passe aussi par ces jeux pervers, lesquels insidieusement déprogramment les jeunes et monopolisent leur cerveau, dont nombre d’entre eux finissent par ne même plus savoir discerner le vrai du faux, autrement dit le réel autour d’eux, du virtuel d’un écran. Outre le côté commercial, ce sport dactyle, entre écran et canapé, parvient à décrocher les joueurs du monde qui les entoure, jusqu’à oublier les priorités que sont les obligations de la vie scolaire ou sociale ; dès lors qu’il n’y a plus la place ou le temps d’assumer un vrai rôle dans l’existence familiale et/ou professionnelle.
Les jeux de rôle prenant le relai de la vie authentique, des rendez-vous interactifs s’organisent sur l’internet par assuétude, abandonnant ou en négligeant au passage les vrais parcours de la vie professionnelle et conjugale. Le jeu n’est pas seulement une détente, à forte dose, un risque concourant de se déconnecter du monde réel. Quant aux consoles vidéo avec interface périphérique, un scénario imaginaire se substitue alors à l’environnement immédiat du consommateur aux manettes. Des contretypes soldatesques sont incarnés par des joueurs qui s’affrontent dans une arène de combat par chimères interposées, où chacun meurt à son tour, pour renaître et de faire de tuer à nouveau, comme si la guerre n’était qu’un jeu et la vie éternelle. La mort ne serait qu’une illusion, et la vie un jeu d’obstacles dans l’imaginaire des enfants perméables à ces phantasmes guerriers. Gageons que ces schèmes numériques ne favoriseront jamais l’émergence de cerveaux augmentés.
Sur ce registre, le chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, choisi par Macron pour son excellence guerrière et son absence de compassion, s’exprima en ces termes au congrès des édiles de France le 18 novembre 2025 : « La France doit accepter de perdre ses enfants ». Sur cette ligne de conduite mentale, d’une navrante amplitude rudimentaire qui sonne creux, rappelons que Macron avait précédemment tranquillisé les Français devant les caméras Tv, précisant : « que la guerre n’est pas si terrible que cela » ! En l’occurrence, selon la vision raccourcie de ces sociopathes en manque d’empathie, ceux-là ne retiennent que l’intérêt ludique des conflagrations armées sur une maquette de QG, oublieux que derrière la parodie de soldats de plomb, il y a des vies authentiques dans le vrai monde.
De fait, Macron ne cesse de provoquer Vladimir Poutine, pourtant à la tête de l’une des deux superpuissances militaires mondiales. De ce côté-ci du conflit, Moscou défend les indépendantistes ukrainiens de l’Est sur leur requête, après consultation référendaire. De sorte qu’ici, nous ne sommes pas autour d’une table de planification militaire, à l’image de Game of Thrones, avec des figurines pour élaborer des tactiques de guerre. Cependant, Macron, qui se joue du droit international en composant ses campagnes guerrières dans une dimension uchronique, libère ses phantasmes martiaux. De sorte qu’il les peaufine depuis les stands ludiques du Paris Élysée Club, qui jouxte son palais.
21 milliards d’euros furent versés par l’UE depuis le 22 février 2022 à 2025 dont une grande partie sur les deniers de Bercy, captés et détournés par ce réseau de corruption qui siège à Kiev. Mais au résultat, ce sont les populations locales qui y laissent leurs biens et leur vie, car ni les corrupteurs, ni les corrompus, dont il faut comprendre les élus politiques ainsi que les usines d’armements et les trafiquants d’armes, seront les vrais vainqueurs, quel que soit l’issue du combat. Alors cessons, au XXIème siècle de persister à alimenter ces lugubres embrasements meurtriers pour satisfaire l’ego d’individus avides de pouvoir et de gloire. Ces vampires d’impôts et de taxes ne servent qu’à tuer et s’enrichir sur des montagnes de morts. Le Peuple civilisé, évolué et instruit, n’a aucun empressement à servir de chair à canon, dès lors qu’il réalise que des individus, comme Macron, von der Leyen ou Rutt, ne sont que des imposteurs.
Cet engagement martial de Macron, soutenu par la Présidente de la Commission (UE), ne relève d’aucun courage venant de ces présidences arrogantes et belliqueuses. En échange, cette imprudence place la France et l’Union dans une position partisane, mais du mauvais côté. Dans une réalité jamais commentée par les médias stipendiés, ce chef d’État fait la démonstration d’une inconséquence hautement préjudiciable en termes de victimes ukrainiennes sur le terrain de cette guerre transversale. Seule peut expliquer l’irresponsabilité d’un individu qui n’hésiterait pas à sacrifier la vie de ses concitoyens pour assouvir la démesure de son orgueil, tout en ayant l’audace de prétendre vouloir la paix, nonobstant sa lourde contribution à une guerre qui n’est même pas la sienne. Vider les caisses de l’État pour une guerre par procuration en Ukraine, constitue une ingérence française dans cette guerre civile qui oppose des Euromaïdan contre des séparatistes affiliés aux républiques populaires des oblasts de Donetsk, de Lougansk et de Louhansk*.
Du côté de la guerre au proche Orient depuis 47 ans à ce jour, les mollahs racistes, et déterminés, font régner la terreur avec le nucléaire, à commencer pour rayer Israël de la carte, puis ensuite aux fins d’éliminer tous les mécréants non ʾmusulmāns de la Terre. À la façon des Taliban à Kaboul, les mercenaires du pasdaran, torturent, violent et assassinent les femmes qui refusent l’ḥijāb, ainsi que les étudiants qui adoptent la culture occidentale, ou qui ne vont pas à la mosquée. Ces victimes civiles sont le fruit d’un holocauste emmené par des barbares ; les gardiens de la révolution (pasdarans) au service du guide suprême à Téhéran. Selon l’ONG Human Rights Activists News Agency, le nombre d’exécutions sommaires dans le seul mois de février 2026 parmi la population sans armes, s’élevait à 742 morts, dont 176 enfants de moins de 18 ans, et 624 autres disparus. Mais le massacre continu. Or cela ne semble pas émouvoir Macron, car le terrorisme ʾislāmique n’est pas son problème, jusqu’à même avoir l’audace de jouer la colombe ou le négociateur, que pourtant personne de part et d’autre ne veut entendre.
Dès lors que Macron se fabrique un ennemi depuis son imaginaire sordide, seule sa guéguerre compte, pas celle des autres qu’il fustige à défaut de ne pas être invité à y prendre part. Après avoir pleurniché à la Tv le 3 mars 2026, pour n’avoir pas été prévenu de l’assaut contre l’Iran, mené par les alliés américano-israéliens, en partenariat diplomatique avec les États du Golfe persique, Macron marqua sa frustration « Oui mais quand même » ! Le priver de sa guéguerre, c’en est trop. Alors il boude, et joue la comédie, drapé à la Gandhi. Donneur de leçon, il fustige la guerre par frustration pour ne pas en être, certes non par esprit pacifiste. À défaut de défendre le pays sioniste agressé, il envoie son armada en Méditerranée pour sauver le monde ʾmāhométan. Qui pourrait soutenir la fragmentation mentale d’un tel individu, où il prend fait et cause pour les émirs en keffieh comme au Qatar, qui pourtant ont financé le terrorisme mondial ? Toisant les protagonistes, sans une once de lucidité, il ne perçoit pas la croisade des fous d’Allāh.
À SUIVRE
Daniel Desurvire
Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).
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Copyright obligatoire en cas de citation ou de transmission de cet article, vous pouvez le copier: Daniel Desurvire pour Observatoire du MENSONGE
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Image de couverture par Alexandra_Koch de Pixabay

Sommaire :
A – Quand le paradigme de la mondialisation sert de passerelle, pour confisquer à la Nation sa dignité, les droits universels et les valeurs essentielles
a) L’information, le droit d’expression et les données privées sous contrôle de l’IA par une autorité de régulation inconstitutionnelle, correspond à un viol de tous les postulats fondateurs de la démocratie
b) Entre boniments et pantalonnades, l’État-Macron navigue avec aisance dans la boue politique de gauche
B – Le basculement des valeurs, sociales et politiques, tient à la fragilité de la perception des électeurs
C – L’idiosyncrasie d’une figure contemporaine restera en mémoire, celle du dernier des rois maudits
D – L’univers concentrationnaire, vu sous la lentille de l’IA, injectée d’algorithmes d’intrusion dans l’âme humaine
E – Le monde « 2.0 » insensible au bonheur et à l’illectronisme, mais actif en termes d’inquisition, de piratages des données et du viol de la vie privée
F – Débauche morale, dérive des technologies, viols des institutions et reformatage du langage ; la social-démocratie en route pour une idéologie d’effacement
G – L’anthropotechnie, où l’homme augmenté devient la machine
H – La dépossession de l’identité et du libre-arbitre du citoyen d’Occident, doit en passer par un mondialisme collectiviste sous dictature algorithmique
I – La mise à sac du cerveau humain et la vaporisation des droits naturels par le matraquage médiatique, via la puissance publique
J – Le numérique, à dimension quantique, manipule le cortex humain en lui injectant des algorithmes de déprogrammation
K – Je n’aime pas la société dans laquelle nous a enfermé l’État-Macron
L – Le pire est à venir
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