Par Yves-Marie Sévillia
🌠 🌠 🌠 🌠 🌠 🌠 🌠
Pourtant, Bruno Retailleau fait de l’anti-macronisme un cheval de bataille de sa campagne.
Les macronistes et LR main dans la main au conseil régional d’Île-de-France
Au conseil régional d’Île-de-France, le groupe macroniste rejoint la majorité LR. Une alliance de la droite et du centre alors que Bruno Retailleau ne cesse de dénoncer le bilan d’Emmanuel Macron.
En cette séance plénière du 25 juin, Valérie Pécresse est aux anges. La présidente de la région est heureused’annoncer le ralliement des élus macronistes à sa majorité. « Merci pour leur confiance et leur volonté de poursuivre avec nous l’action engagée au service des Franciliens. » Cette figure des Républicains salue un « choix de cohérence,[…] de l’efficacité et de l’intérêt général ». Valérie Pécresse justifie une majorité régionale LR/Renaissance par un temps qui nécessite « plus d’unité et moins de partisanerie », tout en notant que subsistent des « sensibilités différentes ». Un euphémisme, tant les conseillers régionaux Renaissance qui rejoignent Valérie Pécresse sont la quintessence du macronisme. Comme le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, l’ancienne secrétaire d’État Marlène Schiappa ou encore la députée EPR de Seine-Saint-Denis Prisca Thevenot.
Présidente du groupe macroniste au conseil régional, l’ancienne LR Aurélie Taquillain voit dans cette alliance locale un enseignement au niveau national et plaide pour la formation « d’un grand parti de rassemblement de la droite et du centre ». « Nous qui avons porté la politique d’Emmanuel Macron, nous envoyons le signal très fort qu’il est nécessaire de se rassembler », confie-t-elle au Figaro.
« C’est une centriste »
Pour le Rassemblement national, cette alliance est le signe de la nature profonde de Valérie Pécresse : « C’est une centriste, en réalité, c’est un choix idéologique », constate, auprès de BV, le sénateur Aymeric Durox, chef du groupe RN au conseil régional, qui ironise : « Elle est la seule qui, au moment de la chute du mur de Berlin, aurait fui à l’Est. »
Au sein de la majorité LR du conseil régional, tous n’ont pas fait le même choix. La conseillère LR Murielle Martin-Cham a quitté son parti, il y a un mois, pour rejoindre l’UDR et siège désormais avec le groupe RN, qui devient désormais un « nouveau groupe d’union des patriotes alliant RN et UDR », se réjouit Aymeric Durox.
À ce sujet — Mariages blancs : le texte d’Éric Ciotti mis en échec par LFI
Faut-il voir dans cette alliance locale de la droite et du centre un affaiblissement de Bruno Retailleau ? Le candidat LR à la présidentielle, a fait du retour de la « vraie » droite son cheval de bataille. Une droite sans compromission, qui doit justement couper les ponts avec le macronisme. « En 2027, l’alternance ne pourra être portée que par une droite claire, pour réunir tous les Français qui veulent relever le pays », déclarait, au JDD, son bras droit François-Xavier Bellamy.
Le même bras droit
Lors de son grand meeting du 20 juin au Parc floral de Paris, l’ancien ministre de l’Intérieur faisait pourtant ovationner Valérie Pécresse, « une combattante ». Quelques minutes plus tard, il déclarait dans son discours : « Après dix ans d’En marche !, plus rien ne marche. » Des mots qui sonnent curieusement alors que l’ancienne candidate LR à la présidentielle de 2022 et Bruno Retailleau partagent le même bras droit : Othman Nasrou est premier vice-président du conseil régional pour l’une et secrétaire général des Républicains pour l’autre.
« Elle n’est plus une femme de droite », tance, auprès de BV, le député RN de Seine-et-Marne, Julien Limongi. « Si derrière Bruno Retailleau, c’est Valérie Pécresse, c’est une énorme arnaque, les gens ne veulent plus de ça. » « Ils assument, enfin ! Les LR sont la béquille des macronistes à l’Assemblée nationale, les macronistes sont la béquille des LR au conseil régional » a-t-il écrit, sur X.
Ce sont ces contradictions qu’aime souligner Éric Ciotti, qui rêve de « grand-remplacer » LR, selon une formule du maire de Nice. Lorsque, ce 25 juin, le texte de l’UDR pour empêcher les mariages blancs est saboté par LFI à l’Assemblée, sans soutien de la part du gouvernement, le député des Alpes-Maritimes fustige à l’envi le macronisme et un gouvernement « tenu » par la gauche et l’extrême gauche.
Les derniers sondages donnent Bruno Retailleau autour de la barre des 10 %. La pression se fait toujours plus forte autour du sénateur de Vendée afin qu’il ne divise pas la droite et le centre au risque de favoriser un duel entre Jean-Luc Mélenchon et le RN, au second tour de la présidentielle. D’ailleurs, Valérie Pécresse était on ne peut plus claire, ce 25 juin : « Je souhaite que par-delà les frontières régionales, notre unité puisse inspirer les nombreux prétendants à la prochaine élection présidentielle. » Bruno Retailleau ira-t-il jusqu’au bout ? La question est sur toutes les lèvres.

Copyright obligatoire en cas de citation ou de transmission de cet article, vous pouvez le copier :
Boulevard Voltaire

Nous aimons la liberté de publier : à vous de partager !
Ce texte est une Tribune Libre qui n’engage que son auteur et en aucun cas Observatoire du MENSONGE
⬇︎ La réalité ⬇︎
Depuis que le parti LR s’est rallié à Macron lui offrant une caution inespérée, on ne peut plus qualifier LR de parti de droite puisque, concrètement, il a trahi ses électeurs à maintes reprise depuis 2017 ! Qui peut encore croire aux propos des principaux leaders de ce parti au vu de la réalité ? Tous les LR qui ont été ministres de Macron démontrent cette trahison.
LR est devenu « Les Ridicules »

🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷
Nous vous remercions de nous soutenir en cliquant ICI
ou :

ou :
🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷
📺 📺 📺 📺 📺 📺 📺
Abonnez-vousgratuitementà notre chaîne en cliquant ICI
🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷
Article(s) à lire :


*** Pour tout abonnement en cadeau vous recevrez par mail un livre en PDF
🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷




















Laisser un commentaire