Horizon funèbre ?

Tribune Libre à Jean Lévy

Une Tribune Libre que j’ouvre volontiers à Jean Lévy  pour deux poèmes émouvants

Horizon funèbre ?

Jour après jour, et sans détours,

Il faut à chaque instant compter

Qui va ici lâcher sa phrase,

Qui va là écrire sa page,

Qui va exprimer fort sa haine,

Qui va diffuser son venin.

Il faut sans arrêt surveiller

Qui va soudain nous menacer,

Qui va s’en prendre à nos enfants,

Qui va vouloir nous supprimer,

Qui veut refaire la Shoah.

La bête immonde est revenue,

Elle n’est même plus masquée

Comme une pieuvre déguisée

Qui  agite ses tentacules

Pour tenter de nous capturer

Pour ensuite nous écraser.

Qu’il s’appelle révisionnisme,

Qu’il s’appelle négationnisme,

Ou qu’il s’appelle islamisme,

C’est bien un horizon funèbre

Précédant l’oraison funèbre.

Non, ceci n’est pas une fable,

Mais, il y aura une morale.

Le crime odieux ne paiera pas

Et l’espoir chez nous reviendra.

Jean Lévy

Copyright : Jean Lévy octobre 2012

Les enfants de la Verdière … un crime contre l’Humanité

Vingt octobre quarante trois

Château de la Verdière,

Ce jour de tragédie

Rime avec barbarie.

Trente jeunes enfants juifs

Et six de leurs mamans

Avec leur directrice

Furent pris dans un piège.

Ils croyaient en la France,

Ils respiraient la joie,

Ils étaient insouciants

Comme tous les enfants.

L’horrible Gestapo

Vint changer leur destin.

Elle fit sa besogne

Au mépris de la vie.

Arrêtés, déportés

Et tous assassinés

Dans le camp d’Auschwitz

Parce qu’ils étaient juifs.

La terreur et l’horreur

Etaient au rendez vous.

La solution finale

Etait à l’arrivée.

Nous avons un devoir

Celui de la mémoire,

Ne jamais oublier

Et toujours raconter.

Etre tous vigilants,

Tout peut recommencer

Si par malheur arrive

Un apprenti sorcier.

Je forme un vœu sacré

C’est de débaptiser

Une rue de Marseille,

Rue Alexis Carrel

Cette rue dont j’ai honte

Doit voir son nom changé

Et porter comme nom

Enfants de la Verdière.

Jean Lévy

Copyright : 22 novembre 2007

Vous aimez ? Vous transmettez !

A lire aussi, la fiction terrible :

2034 

Un commentaire

Laisser un commentaire