La France en 2019 #10


Saisir l’opportunité de cette crise pour changer l’ordre établi défaillant. Chapitre 10

 

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La France en 2019

Par Robert Coignard

Chapitre 10

III- COMMENT « FONCTIONNONS NOUS » ( Nous tous !),DANS NOTRE « IRRESPONSABILITE» NATURELLE »?
Il serait fort utile que chacun veuille bien faire l’effort d’apprentissage de nos réalités factuelles, afin que nous apprenions, très jeunes, comment chacun de nous fonctionne.
(Et sans juger ni blâmer, en cherchant d’abord nos propres erreurs en toute situation).
Pour faire court et simple, sans trop tomber dans le simpliste, nous pouvons prendre une approche « mécaniste » actuelle :
1-Notre « génome », de mieux en mieux connu, est virtuellement unique. Il rend compte de notre « hardware », l’organisation de la « substance » de laquelle nous sommes constitués (dont ~60% d’eau). Nous sommes constitués des mêmes atomes que tout le « vivant », qui proviennent du « système Terre » (isolé dans l’espace) et y retournent par le grand flux du recyclage.
Notre fonctionnement physiologique est automatisé, hors de notre volonté consciente (respirer, digérer, voir, entendre, circulation sanguine,…). Notre aspect « génétique »…
L’héritage obtenu de nos ascendants détermine les qualités et défauts de notre ADN …
2-Notre « informationnel », nos pensées et émotions qui nous font réagir à toute situation, constituerait dans ce contexte notre « software » et rendrait compte, lui, de notre « essence ». Il détermine nos « vues du monde »construites à partir des situations que nous aurons vécues et que nous
aurons ressenties « agréables ou désagréables », suivant qu’à tort ou à raison nous les aurons interprétées comme générant, pour nous seul, soit du bien-être soit un danger. Notre « informationnel », par ces impressions mémorisées dans notre mémoire à long terme, commande ensuite toutes nos réactions instinctives réflexes. Notre aspect « épigénétique »…
Nous sommes seuls totalement responsables de notre « informationnel » !
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3-Par ailleurs, « notre cerveau génétique, à la naissance, n’est pas nous, mais un paquet de neurones arrangés en un vaste assemblage, une « machine » qui n’est faite que pour nous faire survivre…jusqu’à vouloir régner sur tout, par instinct de survie…Tout ce que nous savons, et pourrons jamais savoir sur ce qui existe, est créé au sein de notre cerveau… » (David Deutsch. « The Fabric of Reality ». Penguin Books Ltd.1997).
Chacun voit donc le monde, son environnement, les situations et évènements rencontrés, les autres humains, à travers ses « filtres originaux, uniques » colorés par les émotions personnelles ressenties dans son passé. Nous imaginons, à travers nos cinq sens et inconsciemment, à partir de nos émotions enfouies issues de notre passé des « images mentales » qui ne sont que des « représentations virtuelles colorées » de tout ce qui nous entoure à l’instant présent.
4-Enfin, comme tout le vivant ne se laisse pas mettre en péril sans réagir…, notre « instinct de survie » (car tout système biologique est dans une logique permanente de survie) se déclenche dès que nous nous sentons, à tort ou à raison, agressé ou mis en cause, même pour des raisons mineures.
5*Il s’ensuit que les principaux ressorts de nos réactions, les leviers les plus puissants pour nous faire réagir (instinctivement, aveuglément) sont :
a-La Peur!…de toutes sortes d’agressions, réelles ou imaginaires…(celle de souffrir, de mourir, de déplaire, d’être puni, d’être rejeté par l’être aimé, par son clan, par son sérail; celle de ne pas réussir à faire, à apprendre, à comprendre, celle de ne pas « être à la hauteur des espérances » qu’on vous
témoigne; celle de perdre des biens matériels, des « avantages acquis », des « privilèges », etc.).
b-L’intérêt est un levier, lui aussi, quasi inusable par ses deux approches :
.L’intérêt personnel (moi seul en priorité!) qui permet de satisfaire ses désirs (ses boulimies
d’avoir, de pouvoir, de paraître; son désir de régner sur tout, le physique et l’humain!).
.L’intérêt personnel élargi (moi et les miens d’abord!) qui s’exprime en chacun qui veut que sa famille, son clan, son ethnie, sa religion, son parti politique, sa nation, son association, son club de football,…soient plus puissants, plus respectés (plus craints?) que les autres. Le désir individuel
d’hégémonie est ici devenu collectif.
NB- L’intérêt satisfait engendre vite la peur de perdre l’avantage acquis…cercle vicieux bien connu de tous, visible tous les jours dans nos quotidiens…
c- Le besoin d’appartenir à un groupe proche de ses propres vues du monde (la recherche de ses semblables) et l’impression (sécurisante?) de ne plus être seul, moins isolé, qui n’est peut-être qu’une réminiscence du besoin instinctif animal de vivre en meute. (Ceci a souvent été expérimenté pour
galvaniser les foules, sans réel succès pérenne heureusement).
NB- Rien n’est jamais gagné, ni éternel, tout n’est que compromis sous la pression de l’infinie diversité des hommes (aux comportements pourtant si semblables sur tous les continents !).
*Nos attitudes et comportements les plus courants sont :
a- Le « parasite », le faux modeste et faux gentil, pour éviter tout risque de confrontation directe fait « profil bas » en permanence. Mou, non dynamique, spécialiste de la langue de bois, souvent courtisan et beau parleur mondain d’attitude décontractée, il change d’avis (quand il a pris le risque d’en avoir
un), si besoin, pour toujours se ranger dans la meute à l’abri du grand nombre ou du plus fort! Il n’en pense pas moins et peut trahir sa parole à chaque instant (Genre humain très répandu).
b- Le « prédateur » est toujours en compétition pour gagner. Ce genre « battant »a toujours raison et l’affirme haut et fort en général. Il exerce son pouvoir (non contestable!) sur tout ce qui l’entoure…et peut détruire ce qui le gêne ou le conteste (ou du moins en être tenté…). Ce genre est de plus en plus
visible, arrogant, car il bénéficie d’impunité dans de nombreux cas. Jusqu`où tolérer ses excès?
NB- Nous oscillons tous entre ces extrema en permanence, suivant la situation rencontrée, les rapports de forces en présence…et suivant notre humeur de l’instant…
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*En résumé : – « Le hasard prime sur l’ordre ». La nature, nous compris, est le résultat de combinaisons aléatoires d’atomes différenciés, briques élémentaires de la vie; sortes de rencontres qu’aucune intention, ou projet, voire raison explicite ne destinait à s’associer.
– « Le mouvement prime sur la stabilité ».Tout évolue sans cesse dans la nature;
une majorité se transforme; des espèces disparaissent, d’autres apparaissent.
Seul l’homme semble montrer une grande résistance au changement…
(Aerts,D&Alii-1994- « World views : from Fragmentation to intégration » – Brussels VUBPRESS).

*-Si l’on s’en tient aux difficultés pour apprendre, pour maîtriser l’information « utile- prouvée » et pour rejeter l’information « non utile-prouvée », c’est-à-dire pouvoir « saisir et évaluer » de façon factuelle (sans le moindre a priori commun selon nos habitudes) il semble bien que
le principal frein soit en fait « la peur ».
*-La peur de ne pas comprendre, de ne pas savoir apprendre semble « l’inhibiteur majeur de l’action d’apprendre et d’entreprendre».
Il manque ici à l’évidence l’entraînement à une bonne maîtrise des trois niveaux de lecture pour donner l’autonomie et la confiance en soi qui font défaut.
-Pour sortir de nos «ornières de dysfonctionnements informationnels » et atteindre une toujours meilleure « maîtrise de l’information » un entraînement à vie semble indispensable, une vigilance de chaque instant est nécessaire. Il s’agit donc d’un « auto-traitement à vie » qu’il faut envisager.
NB- Une lecture du glossaire joint peut être un bon entraînement ( test) pour recevoir l’information donnée sans se mettre immédiatement en position de « l’évaluateur sur tout », preuve s’il en fallait de nos difficultés à pouvoir recevoir de l’information qui ne se situe pas dans nos «systèmes d’informations habituelles ».
IV- AIDE A LA LECTURE DE SIGNIFICATION
(n’économise ni le travail personnel opiniâtre, ni l’utilisation du dictionnaire!)
EXEMPLE DE GLOSSAIRE GENERAL
( Robert Coignard 2008)
(Avec un amical souvenir à JP.Polinière d’IGSMI, et M. Raoul.Collet un Pdt. de la CCI.Paris)
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*« La vérité qui rend les hommes libres est pour sa plus grande part la vérité que les hommes préfèrent ne pas entendre! »
(H.AGAR- « Un temps pour la grandeur »).
*« Il n’existe ni lois, ni traditions qui s’appliquent universellement…y compris celle-ci ! »
(Dr. Wayne W. DYER- « Nos zones erronées »).
La « Maîtrise de l’Information »demande un apprentissage permanent, une vigilance opiniâtre, car les trois niveaux de lecture (1:déchiffrement; 2:signification; 3:créative et critique pour agir) ne sont toujours pas clairement explicités dans nos éducations. Nous n’y sommes pas entraînés
suffisamment et, souvent, par facilité nous nous réfugions dans le « non faire », « le panurgisme », le « conformisme », voire les « dénis de réalité » et des « croyances diverses » non contrôlées, non vérifiées. Nos réactions sont bien souvent plus contreproductives qu’adaptées aux situations.
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ASYMPTOTE : droite, courbe, dont la distance à une courbe tend vers zéro quand cette droite, ou courbe, s’éloigne vers l’infini. (La « réalité » est l’asymptote de notre appréhension possible du réel)
INFINI : ce qui est, ou que l’on suppose, être sans limite. L’infini apparaît dans les problèmes où une quantité variable dépasse toute quantité fixe donnée à l’avance ; quantité infiniment grande (ou infiniment petite) susceptible de devenir plus grande (ou plus petite) que tout nombre choisi arbitrairement, aussi grand (ou petit) soit-il.
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AUDIT : opération destinée à contrôler, au niveau des diverses instances de conception et d’effectuation, la bonne gestion et l’application correcte des décisions prises et codifiées par des processus standardisés. Un audit produit un diagnostic et des recommandations pour un plan d’actions
correctives, dont l’élaboration dépend de la responsabilité de l’unité auditée.
CHANGEMENT : fait passer d’un état (antérieur, initial) à un autre (futur, final).
syn.: évolution, transformation, mutation, variation, modification.
CONDUITE OPTIMALE : a pour objectif, au-delà du « zéro défaut »pour un strict usage prévu, d’optimiser un maximum de critères de performance (prix, fiabilité, esthétique, confort, facilité d’utilisation, recyclage possible,…), tout en restant dans une gamme de prix concurrentielle. Cette démarche impose une veille permanente (technologique, ergonomique, biologique, design, commerciale,…) et une créativité à large spectre pour innover sans cesse (discontinuités innovantes).
CONVENTION : accord, pacte, contrat entre deux ou plusieurs personnes (physiques, morales, publiques). Ce que l’on est tacitement convenu d’admettre. On retrouvera cette notion dans la « théorie des compromis conventionnels » (compétences, autonomie ; travaux de P. Y. Gomez).
DIRECTION (ou directoire) : le directeur ainsi que les personnes responsables des services qui l’assistent.
ESSENCE : ce qui constitue la nature d’une substance, sans tenir compte des modifications superficielles pouvant l’affecter.
FONCTION D’ESTIME( Fe) : mettent en jeu des valeurs symboliques et/ou esthétiques ( par exemple le design du produit) qui n’obéissent plus à la logique instrumentale de l’efficacité et du calcul. Ces « Fe » expriment toutes les ambivalences du désir humain et sont le résultat, difficilement
prévisible, de choix subjectifs plus ou moins symboliquement codés : la mode, le goût, la beauté, l’image sociale,…
FONCTION D’USAGE (Fu) : sont déterminées logiquement selon des relations cohérentes de cause à effet pour des actions précises en vue d’objectifs déterminés. Les « Fu » représentent le « déterminisme d’usage » qui est rationnellement définissable en termes de normes et d’indices de performance
quantifiés. Elles expriment et réalisent (satisfont) des besoins.
FONCTION DE SERVICE (Fs = Fu + Fe): sont constituées des fonctions précédentes du service ; car un produit, un bien matériel, est un service et ne vaut qu’en tant que tel.
-Tout service est coproduit par le professionnel qui l’élabore et qui l’offre, en même temps que par le client qui le désire, qui a participé à le définir par ses demandes, et qui se l’offre dès qu’il existe.
-Une prestation de service ne peut être contrôlée, dans son ensemble, avant d’être fournie : tout service est en fait réalisé et consommé sur place avec le client! (à ne pas oublier dans l’éducation!…).
GARANTIE DE RESULTAT : engagement pris par un prestataire de service (fabriquant, revendeur,…)de prendre à sa charge les frais de réparation ou le remplacement d’une marchandise défectueuse, ce qui donne une assurance pour le présent et pour l’avenir, ce qui protège contre l’imprévu. Ceci constitue le levier principal de fidélisation d’un client/consommateur/citoyen.
Le respect de cette « garantie de résultat » établit le « lien de confiance »qui pérennise la relation.
INTERET GENERAL : ce qui est utile, profitable au plus grand nombre (et à la biosphère; la Terre étant notre vaisseau spatial commun, isolé dans l’espace). Cette expression est souvent confisquée pour une recherche égoïste de ce qui est avantageux pour un « groupe de pouvoir » ( moi et les miens!)…
Or, l’intérêt particulier (ce qui importe à moi) devrait passer par l’intérêt général (sauf exceptions sur lesquelles s’entendre auparavant…).
Le maître d’œuvre assure donc: l’organisation des tâches du projet, les solutions détaillées des fonctionnalités demandées (en qualité/coût/délai), le management des risques liés au projet, la livraison et la recette finale (en QCD), la communication (avancement des travaux,documentation technique) et l’assistance au cours de la mise en œuvre.
(Management de projet à voir sous ISO 10006).

À suivre

Robert Coignard

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Robert Coignard pour Observatoire du MENSONGE

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 « Tout a commencé par un rêve, le socialisme, et se termine par un cauchemar, la réalité ».
Alexandre Goldfarb

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