La conquête de l'Occident 25


En France, la social-démocratie ne sait requérir, dans ses discours publics et ses négociations à l’international, que le droit de retour des Palestiniens arabo-palestiniens ; un droit qui se transmet désormais sur trois générations, alors même qu’une grande partie de ceux-là vivent déjà en Palestine, donc littéralement ne sont ni réfugiés, ni déplacés.

La conquête de l’Occident

Par Daniel Desurvire

Chapitre 25

En France, la social-démocratie ne sait requérir, dans ses discours publics et ses négociations à l’international, que le droit de retour des Palestiniens arabo-palestiniens ; un droit qui se transmet désormais sur trois générations, alors même qu’une grande partie de ceux-là vivent déjà en Palestine, donc littéralement ne sont ni réfugiés, ni déplacés. La population palestinienne riche de 1 380 000 habitants en 1947, comprenant, outre des Musulmans, des Chrétiens et des Druzes autochtones, est passée à 4 952 000 habitants en 2017, quasiment tous musulman (Source : Bureau central palestinien de statistique [PCBS]). Observons-là une inflation démographique de 380 %, des expatriations de réfugiés maghrébins et moyen-orientaux qui s’ajoutent à une surnatalité polygame galopante, provenant surtout de l’exode ininterrompu de non-palestiniens venus d’Égypte, du Liban, d’Irak, de Jordanie, d’Arabie, de Syrie et de Lybie pour profiter de la manne de l’UNRWA (rameau de l’ONU) offerte aux réfugiés palestiniens (Voir ci-après s/§-3°b).

Les réfugiés oubliés, un exode honteusement occulté en France, jamais enseigné, où la notion de réfugié ne saurait autrement être perçue qu’au profit de l’Islam palestinien

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En 1945, deux ans avant le Plan de partage refusé par les Musulmans de la région, ± 850 000 indigènes Juifs existaient déjà physiquement au Moyen-Orient. 38 000 autochtones de souche judaïque vivaient au nord de la Libye, 120 000 en Irak (en Babylone d’autrefois), mais aussi en Syrie, au Liban, au Yémen, puis dans la région qui fut plus tard connue sous le nom de Palestine, en Iran et au Maghreb dont principalement en Égypte et au Maroc pour ne citer que ces territoires. Rappelons que les Juifs – dits Mizrahim (Orientaux en hébreux) – et les Chrétiens cohabitaient depuis des centaines d’années, voire les Juifs depuis plus de deux mille ans avec d’autres ethnies indigènes sur ces territoires souvent désertiques ; autrement dit bien avant l’avènement de l’Islam qui s’y installa durablement pour y convertir les tribus plus souvent nomades que sédentaires.

°°°

À la chute du nazisme (le NSDAP), après le passage exterminateur de la sturmabteilung (la SA) et de la Schutzsaffel (les SS), soutenus par des milliers de Musulmans en armes sous le commandement du Grand mufti de Jérusalem Hadj Amin al-Husseini, les Juifs n’étaient plus que quelques milliers à avoir survécu dans cette région jadis celle des Hébreux ; sinon expulsés ou massacrés de la même façon que procéda le 3ème Reich en Europe durant la seconde guerre mondiale. Rappelons que ledit scheik, Musulman sunnite, fit allégeance à Adolf Hitler en 1941 (Voir supra note 7 et photos ci-dessus). Quel livre d’histoire relate aujourd’hui, dans les écoles les universités françaises et les reportages d’histoire, cette diaspora oubliée des réfugiés juifs ; une communauté indigène à ce jour quasiment éteinte dans la plupart des pays investis par les musulmans au Moyen-Orient et en Afrique (Voir le site « jplilienfeld.com ») ?

Ce déni de l’histoire, vue par la mémoire hémiplégique des académies quoi se dédouanent autour du pogrom antisémite, ressemble étrangement à une forme édulcorée de négation de la shoah ; un révisionnisme qui attache le vocable « réfugié » de la région aux seuls Palestiniens arabo-musulmans, éliminant toute trace du génocide juif par les islamo-nazis de la seconde guerre mondiale, mais aussi antérieurement par l’empire ottoman, allié à l’Empire germanique. En ressassant la formule « territoires occupés », la bien-pensance annihile les traités internationaux, depuis le mandat de la Couronne d’Angleterre à la déclaration du Foreign Secretary britannique, qui ont légitimement confié au Foyer juif (lettre de Balfour), puis à l’État d’Israël (Résolution 181 de l’ONU prenant acte des traités de la SdN), la gestion de toute la Palestine. Du tréfonds des temps antédiluviens à l’Antiquité, quid de la première des religions d’Abraham qui occupa cet espace géographique quelques millénaires avant l’hégire, devant un Islam qui n’apparut qu’en 622 de notre ère ?

L’État d’Israël, outre sa population majoritairement juive pour le moment, est une démocratie multiculturelle à n’en pas douter, puisque ± 30 % des Israéliens sont musulmans à forte progression démographique et 2 % sont issus de diverses confessions chrétiennes. Le pays se pose comme un minuscule point de géographie du globe avec ses huit millions d’habitants ; une bande de terre à l’épicentre de trois régions subcontinentales peuplées de plus de 300 millions de Musulmans turbulents, rongés d’animadversion antisémite et antisioniste. Comprendre cela devrait interpeller la conscience internationale, sachant que depuis l’hégire (622 apr. J.-C.), l’Islam est demeuré judéophobe depuis son avènement, n’a jamais cessé de le démontrer et ne jure que par le Coran[1] pour éradiquer toutes les confessions non musulmanes.

Nul n’est besoin de rappeler combien de chefs d’État musulmans et moult protagonistes islamiques à la tête d’une mouvance radicale ont déclaré – et annonce encore et toujours – vouloir rayer Israël de la carte du monde. L’interface diplomatique et géopolitique qui se cache derrière cette aridité mentale, notamment celle des mollahs, ne saurait être confondue avec l’expression d’une civilisation démocratique, dès lors que ce culte ne peut fonctionner de façon rationnelle dans un monde mentalement clos, dépourvu de tolérance, d’équanimité, de liberté, de concorde et de respect pour la vie.

Conférence antisémite à Berlin le 28 novembre 1941 avec Rachid Ali al-Gillani (de dos et à droite), Hajj Amin al-Husseini (à gauche) et le Führer (au centre).

Nonobstant les pactes qui existent entre Israël et les États occidentaux alliés, ainsi que les accords transatlantiques et onusiens qui lient les civilisations de souche gréco-romaine, la social-démocratie de l’Union ne ménage pas ses déclarations pro-palestiniennes, en quasi osmose avec l’antisionisme prôné par les fondamentalistes musulmans du Moyen-Orient ; cela sans chercher à savoir qui est l’agresseur de l’agressé, ou qui commence les hostilités dans les conflits à répétitions qui se perpétuent dans la région. Observons là une étrange normalité qui s’est installée entre l’histoire et l’actualité qui aura fini par banaliser cette situation conflictuelle.

À suivre

Daniel Desurvire


Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).


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Copyright obligatoire en cas de citation ou de transmission de cet article, vous pouvez le copier: Daniel Desurvire pour Observatoire du MENSONGE


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A lire deux articles importants : La chute de l’Occident : une réalité hélas quotidienne et qui ne fait qu’empirer… et il n’y aura aucune guerre civile en France parce que c’est d’une conquête dont il s’agit… Je rappelle mon article republié et traduit dans le monde en 2016, article que les médias français ont peur de publier : 2034 l’année où…

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[1] À ce propos, voir la trilogie de l’auteur publiée aux éditions L’Harmattan en bibliographie in fine.


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