L’odieuse et intolérable galère

Le spectacle de pauvres gens, dont nous sommes, qui n’ont rien demandé à personne et se trouvent plongés dans la galère a quelque chose d’inique et d’affligeant.

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L’odieuse et intolérable galère

Par Maxime Tandonnet

Le spectacle de pauvres gens, dont nous sommes, qui n’ont rien demandé à personne et se trouvent plongés dans la galère a quelque chose d’inique et d’affligeant.

Le spectacle de pauvres gens, dont nous sommes, qui n’ont rien demandé à personne et se trouvent plongés dans la galère a quelque chose d’inique et d’affligeant.

Salariés qui doivent impérativement se rendre à leur travail pour garder leur emploi et toucher leur fin de mois, commerçants qui ne peuvent laisser leur boutique vide sauf à périr, étudiants qui ne veulent pas rater des cours décisifs pour leur avenir ou se présenter aux examens,  des centaines de milliers d’hommes et de femmes entassés sur des kilomètres, des heures et des heures, étouffant, dans les couloirs et sur les quais du métro ou condamnés à des marches interminables dans le froid et le pluie.
Qui peut imaginer un tel spectacle en Allemagne, en Italie, en Angleterre ou en Espagne ?

La France est depuis cinq ans un pays martyrisé par le terrorisme islamiste qui a répandu le sang de 260 personnes sur son territoire et par toute une série interminable de psychodrames humiliants dont la crise des gilets jaunes.
Elle n’avait pas besoin de cette nouvelle déchirure dans sa chair, de cette nouvelle épreuve.
Le pouvoir politique, surtout dans un tel contexte, a pour mission de rassurer ses citoyens et de les protéger de la barbarie du quotidien. 
Rien ne saurait justifier un tel chaos, une telle souffrance, une telle débâcle, et surtout pas une réforme idéologique, conçue hors sol, fondée sur le dogme de la table rase, un coup de balai sur l’existant, une invraisemblable  discrimination entre les moins et les plus de 45 ans, et dont l’effet est reporté aux calendes grecques – ce qui en souligne le degré d’urgence.
Ajoutons à cela que le spectacle donné au monde est, une fois de plus, affligeant et humiliant.

C’est toujours la même chose: allez-y, sortez de vos palais dorés, de vos bunkers et de vos véhicules de fonction, venez voir les « sans dents » et les « réfractaires » entassés sur les quais, les trottoirs et les abribus.
Dégoût total, dégoût croissant de cette prétendue « France d’en haut ».

Maxime Tandonnet

max t

Ancien conseiller à la Présidence de la République sous Sarkozy, auteur de plusieurs essais, passionné d’histoire…
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