Et la laïcité ? Bordel !!! 3


Le doute n’étant pas un théorème, il ne peut s’inscrire que dans l’éveil, l’écoute et l’échange… Chapitre 3

Et la laïcité ? Bordel !!!

Par Daniel Desurvire

Chapitre 3

Ces réflexions sur le primordial nous ramènent au principe d’incertitude où le doute n’est jamais loin pour fragiliser les convictions que nous imposent Dieu ou les sciences fondamentales. Le doute n’étant pas un théorème, il ne peut s’inscrire que dans l’éveil, l’écoute et l’échange ; une décohérence qui s’inscrit avec réserve entre la réalité et sa perception anthropique.

Dieu pourrait aussi incarner cette dimension où le temps n’aurait pas de réalité temporelle, ainsi ces électrons qui occupent simultanément plusieurs endroits isotopiques autour du nucléon, un vacuum dans lequel ils sont confinés et qui donne l’illusion de leur giration. Pour faire simple, Dieu n’existe vraiment que par le cheminement de la pensée qui le fait pressentir comme une vérité immanente ; sorte de réalité multiple qui se réalise autant de fois qu’il y a d’âmes ayant la foi pour matérialiser cette déité dans une durée éphémère non-vécue ou jamais atteinte.

Cette phénoménologie puise son fondement ontologique dans l’imaginaire, intangible de la pensée, l’invocation, la méditation, l’espérance, la prière ; le tout matérialisé par des Écrits sacralisés ou représenté plastiquement de la main de l’artiste. Même si Dieu n’est pas, l’humanité lui confère toutes sortes d’existences incorporelles ; des divinités dans une multitude d’espace-temps enchevêtrée, des noumènes interstitielles qui manipulent la matière (scission, fusion) et remplissent le vide de nucléides à l’infini.

Les théories et des modèles aniconiques des empiristes de l’âme reflètent notre représentation de la réalité plutôt qu’elle n’expose cette réalité elle-même. Mais cela se complique lorsque nous projetons sur le monde réel une dimension conceptualisée, comme la superstition, une sorte de foi par défaut, c’est dire par absence de la déité présomptive. Or, si croire devient une certitude, ainsi « Dieu existe », le questionnement perd de sa matière intelligible et l’esprit devient incapable de progresser raisonnablement, avec crédibilité et partialité, car alors ce dieu de composition prend toute la place ; la nature ayant horreur du vide. La réalité capturée puis enfermée par ce rêve éveillé devant l’illusion d’une déité supérieure, se disloque entre l’incohérence et l’esprit cartésien. Qu’importe, les certitudes plombées de la foi prennent le relai et plus il y a d’âmes qui s’y accrochent plus elles se renforcent !

Cette perception déviée de la nature devient inintelligible, dès lors qu’une seule solution s’impose de façon universelle, effaçant par là toute tentative d’introspection, logique ou discernement. Ce schème métaphysique, extrapolé à la vie réelle, s’adapte mieux dans une société primitive et ancestrale, là où le scientisme augurait une forme anthropomorphique de démonisme ; une épistémè résurgente et rétrograde, antérieure au monothéisme qui reprend vie dans les sociétés en retrait ou peu évoluées, ainsi dans les sectes intégristes mahométanes. Quant à l’appréhension du divin, chez les personnes ayant acquis un niveau satisfaisant de savoir, Dieu apparaît davantage comme une figure covalente entre mystère et équivoque intellectuelle ; une catéchèse héritée des mystagogues qui se partage entre le sacré inconsciemment acquis et l’apaisement devant la mort ou l’appréhension du néant. Vient s’y ajouter, chez les pratiquants juifs, chrétiens, tantristes et animistes, un idéal sociétal qui verse dans une posture entriste, plutôt philanthrope.

Se dispenser de questionnement et d’observation en se réfugiant dans le tunnel hermétique d’un culte, avec la certitude que Dieu a réponse à tout, convient pour les uns d’une attitude qui peut laisser poindre la peur de l’inconnu, donc du savoir dont parfois la religion en interdit l’accès. Pour d’autres, il pourrait s’agir d’un renoncement à la vie temporelle (entendu comme une existence inférieure) et du désintérêt du croyant pour le progrès et les valeurs sociales, voire suggérer une incapacité cognitive. En effet, la religion qui tend à dévaloriser l’existence terrestre en servant à ses fidèles une ébauche réductrice sur la pertinence de la vie et le bien-fondé d’une coexistence sociale, ne saurait s’inscrire autrement que dans une logique délétère, surtout lorsque la foi repose sur des règles anthropophobes, ainsi le culte musulman avec son Prophète atrabilaire, discriminant et assassin.

N’en déplaise à Pierre-Simon Laplace, qui se fit remarquer devant l’Empereur Napoléon Ier en précisant : « qu’il n’avait pas besoin de Dieu dans ses hypothèses », aucune exposition intellectuelle ne saurait tout expliquer, ni définitivement tout écarter. Dans la diversité des genres didactiques, le plus simple, ou le plus dépouillé de toute idéation, demeure encore la solution pour chaque chose et non pas la solution pour tout (omniprésence ou immanence divine). Certes, ces prémisses dispenseraient l’individu de la complexité des choix et de l’interrogation – le doute étant proscrit par les religions d’Abraham – pourtant bien nécessaires à l’évolution. En supposant que Dieu n’ait jamais occupé la civilisation des hommes, nul n’aurait alors besoin de Le nier. Or Leréfuter, c’est déjà virtuellement Lui accorder une part d’existence spirituelle dans la simple fonction du langage et de la méthode.

À suivre

Daniel Desurvire


Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).


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