Et la laïcité ? Bordel !!! #10


Dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, trois articles concernent la religion, mais n’entrent pas dans le domaine judiciaire et des compétences juridictionnelles.

Et la laïcité ? Bordel !!!

Par Daniel Desurvire

Chapitre 10

Dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, trois articles concernent la religion, mais n’entrent pas dans le domaine judiciaire et des compétences juridictionnelles. L’article 2 proclame la liberté de culte, entre autres droits essentiels. Mais alors que l’article 18 entre davantage en profondeur dans l’exercice de ce droit, l’article suivant peut être réciproquement élargi à l’idée d’un nihilisme quant aux croyances, telle l’opinion de quelqu’un qui réfuterait la religion et son dieu. Chacun peut donc manifester ses convictions, comme répandre – sans considérations de frontières – le postulat par lequel les dogmes confessionnels seraient des mystifications, cela sans être obligé d’adhérer à une association de personnes pour se protéger des conséquences de ses conjectures, sachant que le sacré s’efface pour un athée.

Cependant, s’il existe des restrictions coraniques réfractaires aux droits fondamentaux, il faudrait que la réquisition judiciaire établisse qu’il y a un dol ou un crime pouvant nuire à l’ordre public. Or, dans le contexte éthique et judiciaire d’une social-démocratie, une telle implication demeure impensable. Si, pour un Musulman radical, l’obéissance à son dieu prime sur les lois temporelles, il n’est pas possible de condamner l’Islam au motif de ses règles léonines, même si ce culte présente un danger manifeste pour la sécurité du territoire (émeutes, terrorisme, crimes d’honneur…). Devant 1,9 milliard de Musulmans dans le monde, comment faire admettre la duplicité, le fourvoiement ou l’anathème qui siège au tréfonds de leur culte ? De sorte que l’on ne peut interdire un dogme nonobstant aussi délétère, ni poursuivre ses adeptes pour le pratiquer, sauf lorsque l’un de ceux-ci met en pratique ce que tous ses coreligionnaires sont susceptibles de commettre un jour, conformément aux préceptes que leur inculque le Coran. De façon allégorique, selon Plutarque, cela explique pourquoi Sparte faisait appel à Lycurgue, législateur d’origine imprécise, qui, dans un parallèle allusif, tenait les loups à l’écart. À présent les fichés « S » ne sont pas frappés d’ostracisme, mais font l’objet d’une localisation par téléphones UHF, GPS et gyroscope, puis d’écoutes électroniques.

La différenciation entre l’idéologie et ses adhérents implique un discernement malaisé dans son appréhension sociale et judiciaire. Par exemple, si la personne qui fait l’objet d’une diatribe est inconnue, elle sera peu inquiétée. Mais s’il s’agit d’une notoriété publique, ou si ce même détracteur attaque de front une religion instituée plutôt qu’une secte locale, elle se fera étiquetée puis étripée. Ces évocations constituent autant d’iniquités qui peuvent impacter le jugement, voire inférer des préjugés inappropriés, d’où une prémisse boiteuse, puis encore rendre la jurisprudence variable, instable, donc intraduisible ou bien mal transposée sur le terrain selon le pays impliqué ou les émotions d’actualité qui président aux évènements.

L’article 9 de la Convention de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, telle qu’amendée par les protocoles 11 et 14, atteste de ces tergiversations discriminatoires ou décalées. Ainsi, dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme en matière de liberté de religion, il est spécifié bien mal à propos, s’il s’agit de « grandes religions » ou de « religions minoritaires », parfois surnommées péjorativement de « sectes », notamment lorsqu’elles relèvent de dissidences ou de la branche séditieuse d’un culte tutélaire. Pourtant, en termes d’équité et de légitimité, les variations d’idéologies devraient être semblablement traitées : un animiste vaut un monolâtre aussi respectable qu’un athée, un païen, un fétichiste ou un déiste etc. Or, force est de constater que croyances et non-croyance ne le sont pas.

Il est notoire que tout présupposé subjectif, comme n’importe quel algorithme relevant d’une science exacte, a le pouvoir potentiel d’abattre le plus solide des prédicats théologiques. Mais puisque les convictions existentielles ne sont finalement pas égales sous le prisme de la hiérarchie des normes juridiques, pourquoi leur appréhension critique, par un écrivain ou un astrophysicien par exemple, ne subiraient-elles pas aussi le même sort ? Même le lobbyisme politique peut faire vaciller le plus bel idéal des croyances transcendantales et inversement, un culte peut bouleverser le devenir d’une nation, voire d’un continent. Il n’y a donc rien d’étonnant que l’ineffable siège autant sous la coupole d’un lieu de culte, que dans la solennité d’une salle d’audience, d’un séminaire professionnel, voire dans l’hémicycle d’une faculté, sinon dans les pages d’un périodique.

À chaque approche de la religion ou de son contraire (positivisme ou empirisme logique), c’est par la pluralité de l’examen (traités, conventions) et de la diversité des outils de régulation (tribunaux, conseils, sages et déontologues) que s’examinera le bien fondé d’un courant de pensée, sa capacité à se répandre, la conformité de son droit d’expression et les limites pragmatiques qu’autorise la loi. Au sommet de cette pyramide, la compétence d’attribution (ratione materiae) de la Cour EDH met en harmonie ou en contrariété d’une part, des textes législatifs et réglementaires en droits nationaux et d’autre part, la morale judiciaire instituée par les droits naturels. Voilà bien un jusnaturalisme qui surfe entre la métaphysique du divin et l’observation intuitive, autant dire la foi qui s’oppose à toute logique rationnelle. Énoncé plus directement, le droit coranique est antinomique aux règles élémentaires des choix de conscience, de la démocratie et des libertés imprescriptibles listées par la Constitution, dites fondamentales.

Nonobstant, jamais l’État français ne s’est encore permis de porter l’Islam en justice au motif de ses violences écrites dans le Coran et les hadîths. Mais en occultant les horreurs qui siègent dans ce livre de culte, le législateur, dans son incapacité à vouloir remettre de l’ordre dans les fondements liturgiques de ce dogme, se sera néanmoins juridiquement prémuni contre les pratiques sexistes dégradantes de ses adeptes que répercute en boucle l’actualité délictuelle et criminelle des familles musulmanes importées (polygynie, répudiation [talâq], crimes d’honneur, excision …), ou venant des exactions d’islamistes orthodoxes en factions terroristes dormantes sur notre territoire.

Or, cette attitude empreinte d’hypocrisie sinon de pusillanimité, ne fait que renforcer les standards d’un dogme cruel et martial qui se voit ainsi écarté de toute censure. C’est ainsi, qu’à la faveur d’une immunité que confère la liberté de culte, l’Islam parvient à jouer sur deux tableaux : primo les nombreuses exceptions dont jouissent les islamistes quant à déroger aux lois civiles. Secundo l’excuse du statut de minorité qui entrave les règles d’égalité entre citoyens dont la discrimination positive et autres privilèges sociaux et fiscaux. Pour rompre cette impunité, deux solutions s’imposent ; la première consisterait à déclasser cette prétendue religion en secte prédatrice. La seconde exigerait que la communauté musulmane (l’Oumma) accepte de revisiter ses Écritures, traditions, lois et jurisprudence (sunnah, fiqh, sharî’a…) pour procéder à une sorte d’aggiornamentocoranique et d’un nettoyage éthique en profondeur des mémoires haddhîtiques.

À suivre

Daniel Desurvire


Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).


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2 commentaires

  1. Le danger, bien réel, avec Macron c’est qu’il va liquider la France laïque.Et, comme, on sait qu’après si la droite revient au pouvoir, elle ne défera pas cela, c’en est fini de la laïcité en France.

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