Et la laïcité ? Bordel !!! #19


La laïcité est vraiment en danger : mais les Français ne semblent pas s’en rendre compte. La réalité va les rattraper. Chapitre 19

L’inexorable processus de désintégration des standards laïcs se poursuit au XXIe siècle

Et la laïcité ? Bordel !!!

Par Daniel Desurvire

Chapitre 19

Ce portail trinitaire* se retrouve donc quelque part dans un Islam dit consubstantiel, avec un dieu immanent, omniprésent et omniscient, mais une créature humaine, seulement dans sa conformation biologique, pas dans l’esprit ni la morale, le tout indissociablement réuni dans le Coran. Si Darius affirma que l’Un et l’Autre n’étaient pas de la même substance, alors que le concile de Nicée en 325 introduisit le dogme trinitaire du Saint-Esprit, ce fut l’arianisme du Berbère Darius qu’aura retenu l’Islam. Dans ce paganisme homéen qui caractérisa l’inégalité entre Dieu et son apôtre, se confond le monophysisme messianique d’un prophète au mental court, mais que surplombe la trempe d’un guerrier frénétique qui porte le fer en guise de bâton pastoral.

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D’ailleurs, puisque l’Islam, vu par les exégètes, dissocie Muhammad (soi-disant messager d’un dieu) de son idole Allah, ce culte entre tout droit dans une monolâtrie de démiurges aux accents polythéistes (les trois déesses de la Kaaba, les houris…). Inutile pour les Musulmans d’insupporter le paganisme des autres cultes qui se distinguent par l’étoile de David, par une croix pour rappeler le calvaire de Jésus, des icônes des Orthodoxes ou autres symbolismes d’appartenance confessionnelle ou païenne.
L’Islam procède des mêmes gadgets, avec un totémisme apparenté à la Lune, aux étoiles des arabesques et aux couleurs rouge et verte, sous quelques différences aniconiques avec les religions juive et orthodoxe, nonobstant assez dépourvues en représentations hiératiques. En outre, les rituels ḥalāl, ramadanesques, vestimentaires, puis le rythme scandé des prières bredouillées par les muezzins ou des invocations pithiatiques des imâms procèdent autant du totémisme, d’incantations et de superstitions des cultes fétichistes, comme du vaudouisme au royaume de Dahomey venu du Bénin ou des îles Caraïbes.
Creusons plus loin pour comprendre. Lorsque le Coran proclame des dizaines de fois qu’Allah est le plus grand (Allahu Akbar), notamment dans la prière (takbîr), l’Islam reconnaît explicitement l’existence d’autres dieux, mais qui lui seraient inférieurs. Cet hénothéisme avéré, n’est autre qu’un rameau du polythéisme, en commun avec la Chrétienté qui célèbre le culte de la Trinité. Le délire religieux, dans l’hystérie extatique et convulsive, confine à l’idolâtrie musulmane, lorsque cette théomanie est glorifiée de la Mecque à la Ka’ba, par le biais de divinités secondaires (voir ci-après), mais aussi dans la sourate XVII.23, puis encore la sourate LIII, versets 17 à 21 :
XVII.23 : « Ne mets point d’autres dieux à côté de Dieu, car tu seras couvert de honte et d’avilissement ». Ici, Allah joue un rôle prédominant, mais consacre du même coup une reconnaissance verbale d’autres divinités prétendument inférieures. Comme en politique ou en industrie, les protagonistes s’accordent pour faire savoir qu’ils sont les meilleurs, les plus forts et les seuls compétents. Dans cet exercice de style où la concurrence fait rage, il est d’usage de discréditer les autres ou de les éliminer lorsque l’on est incapable de convaincre autrement que par la menace et l’effroi. Allah et son catéchumène Muhammad n’ont certes rien innové en liturgie, mais dans ce sport mortifère, ceux-là ne manquent pas d’audace !
LIII.17 à 21 : « L’œil du Prophète ne se détourna ni ne s’égara un seul instant. Il a vu la plus grande merveille de son Seigneur. Que vous semble Al-Lât et Al-Uzzâ. Et cet autre, Manâh, la troisième idole ? Auriez-vous des fils et Dieu des filles » ? Ces trois déités féminines de Numidie, réputées supérieures (al-gharānīq) et d’essence préislamique, font encore à ce jour l’objet d’une vénération superstitieuse et intense à la Mecque. Le syncrétisme d’une monolâtrie avec ses démons récurrents est ici flagrant, car l’Islam aura associé des déesses païennes à sa divinité phare, sans jamais par suite les différencier ou les sortir de la Mecque. Aux sources de ces révélations, l’intellectuel Hicham ibn al-kalbi (XIIIe-IXe), traducteur arabe et auteur de Kitab al-Asnam (le Livre des idoles), révéla aux Bédouins cette page d’histoire archaïque autour de ces allégories respectives de la fécondité et du destin.
Le clan des Qurayshites, contemporains du Prophète et gardiens de la Mecque, à présent sous le contrôle de la dynastie des Saoud, avaient pour rituel d’évoluer et de se prosterner autour de la Ka’ba en commençant la prière par : « Au nom d’Al-Lât, d’Al-Uzzâ et de Manâh la troisième idole… dont il faut demander l’intercession ». Des archéologues sont convaincus qu’il existait jadis dans la région d’autres représentations originales de la Ka’ba, des mémoriaux cubiques consacrés à chacune des divinités inférieures que les premiers Musulmans honoraient certains jours et selon des cycles lunaires. Les rituels procédaient à une déambulation circulaire (Zirk, Derviches tourneurs) et à des sacrifices d’animaux sur l’autel de la Ka’ba.
Chacune de ces constructions monumentales était dédiée, l’une à Al-Lât située à Taïf dans la région du Hedjaz en Arabie, une autre à Al-Uzzâ à Nakhlah sur le sol de Ta’izz au Yémen (sur le Golfe d’Aden) et enfin près de Qudayd (à 6,15 Km de Al Khamrah en Arabie Saoudite) en hommage à Manâh. Même si les ministres du culte islamique considèrent à présent ces Tawaghit comme des sous-divinités auxiliaires à connotation diabolique, ceux-là, soucieux de préserver la conformation monolithe d’une religion qui s’oppose à l’iconodulie (adoration de figurations dédiées au divin et à ses sphères), oublient qu’il s’agit pourtant de représentations issues d’une mythologie préislamique et indissociable à l’histoire mahométane, comme il en va pour autre exemple de Béhémoth, grande et puissante créature terrestre (Bahīmoūth en arabe).


À suivre

Daniel Desurvire


Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).


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synopsis : dans une réalité alternative, ce voyage entre la Terre et Sagittarius A, le trou noir de la Voie lactée, met en exergue les conséquences de nos mentalités projetées dans le sombre devenir de la planète. On y découvre l’inexorable destin d’une civilisation insouciante quant aux pollutions anthropiques qui annihilent la planète, ou les dogmes réducteurs que la social-démocratie hésite à repenser sous le sceau de ses labels complaisants…

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