Après le mensonge, la fourberie #3

La confiscation des libertés et de la sécurité par le digital.

Après le mensonge, la fourberie

Par Daniel Desurvire

Chapitre 3

La confiscation des libertés et de la sécurité par le digital

2°) L’assassinat d’une démocratie et la ruine des consciences

La réalité de ces manœuvres malsaines demeurent certes invisibles depuis les écrans, le digital et les journaux politiques, que s’autorise la classe dirigeante masquées par de prétendus Autorités administratives (ou publiques) indépendantes (APA et API), de régulation, de médiation et autres organismes de défense ou de protection de droit privé. Même le Conseil d’État, qui est une juridiction administrative, est entièrement constitué de magistrats hiérarchisés, et non inamovibles ainsi qu’il en est encore des juges judiciaires, tous nommés directement ou indirectement par la pouvoir exécutif. Il ne s’agit rien de moins qu’un hold-up des institutions supposées défendre et protéger le Peuple, un viol des consciences et une appropriation illégitime de tous les droits fondamentaux, en particulier ceux des internautes.


En s’affublant constamment d’épithètes lénifiants qui travestissent d’honorabilité leurs promoteurs et de bonnes intentions ces institutions. C’est avec les vocables : liberté, solidarité, protection, démocratie, justice, etc., ces tribuns font illusion devant un public confiant, donc imprudent, souvent inoffensif car désarmé, voire qui ne se rend compte de rien. L’usage de telles rhétoriques spécieuses à pour dessein de détourner la vigilance, d’usurper le sens des mots pour leur attribuer une autre sémantique, et au final de contourner les droits naturels et processuels. Voilà bien des leurres, car lorsqu’est décortiquée la réalité des textes officiels qui se dissimulent derrière des intentions pompeusement baptisées de superlatifs sédatifs pour flatter et endormir le public, il s’y trouve exactement le contraire de l’effet d’annonce de ces titres. Observons-là un parallèle entre les discours propagandistes de candidats politiques et le comportement de ces élus en social-démocratie.

Il en va ainsi pour :

– le CNTCR (Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement) qui n’est qu’une marionnette de l’Exécutif,

– le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) qui instrumente aujourd’hui l’inquisition numérique,

– mais aussi des monopoles comme l’AFP (l’Agence France-Presse) qui étrangle, vidange et réinvente l’information distillée sur les supports de la presse politique subventionnés en France,

– du monopole de la distribution du Livre Hachette (Société de droit privé dont le noyau dur est entièrement constitué de représentant de l’État) qui écarte les essayistes non-alignés ; les auteurs maudits de la République fichés sur des listes délivrées par l’État interventionniste,

– puis encore de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) qui a vendu son âme au diable et de bien d’autres organes dits de contrôle ou de défense des droits des citoyens.

– Nous pourrions y ajouter le Ministère des Finances, dit « Le verrou de Bercy » ; le plus puissant ministère qui fonctionne en autarcie, dispose de ses propres lois et règlements, en imposant son autorité grâce à un mécanisme juridico-administratif et jurisprudentiel interne. À présent, l’Administration de Bercy est renforcée par une autorisation spéciale d’investigation sans limite sur tous les supports digitaux des Français, bien au-delà des enquêtes privées sur le patrimoine et les revenus, et cela sans le concours d’un juge judiciaire ou d’une commission rogatoire (voir plus bas).

Pour donner la mesure de l’hypocrisie d’un système pervers qui prend le relai de la démocratie, prenons l’exemple des lanceurs d’alerte. Ces chasseurs de prime du XXIe siècle sont censés agir pour dénoncer les délits, forfaitures et entorses aux droits, en bénéficiant en contrepartie de protections juridiques et d’une récompense dans certains cas. Or, le périmètre d’action des lanceurs d’alerte dépasse rarement le cadre des affaires relevant du droit privé : droit du travail, extorsion, abus de position dominante, etc. De sorte que l’État reçoit ces informations, alors que les administrations qui assurent les services publics sont exonérées de tout risque consécutif à une alerte citoyenne. Sous couvert de la confidentialité qui protègent les ministères, les troubles et litiges en interne sont traités sous silence médiatique auprès des commissions paritaires ou de discipline, ce qui écarte la possibilité pour un agent public de jouir de ce droit.

Autre exemple, les lois relatives à la lutte contre la manipulation de l’information (dite fake newss 2018-1201 et 2018-1202 du 22 décembre 2018 [loi organique et loi ordinaire] avec le décret d’application du 11 avril 2019), ne protège que les candidats aux élections, jamais les citoyens contre lesdites fake news de l’État diffusées par les médias serviles de l’Exécutif. Pas un mot, à la lecture de ces deux lois, n’est couché dans ces textes pour défendre le public contre cette pratique illégitime, dont le chef de l’État, son état-major et son escouade de groupies en sont les principaux auteurs. Ici, le CSA ne contrôle nullement ni ne dénonce les agissements fautifs du chef de l’Élysée ; autant dire le pouvoir régalien, en termes d’information falsifiées, inventées ou mystifiées. En période épidémique, les mensonges d’État font pléthore, profitant de la confusion générale, des privations de liberté et du climat anxiogène entretenu par ces mêmes simulateurs.

Daniel Desurvire


Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).


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3 commentaires

  1. Oups ! merci pour ces renseignements !  » l’extraordinaire banalité du mal  » se vérifie tous les jours en ce qui concerne les assassinats, mais, là aussi, au travers de ce que vous décrivez ..
    .Il y a aussi d’une part, les tenants d’une idéologie et de l’autre, TOUS CEUX QUI LAISSENT FAIRE ! alors comment voulez vous que le citoyen lambda sache et puisse agir, alors qu’il est dans le déni de ce qui est à sa portée ( le terrorisme par exemple ) ?

  2. L’assassinat d’une démocratie se fait aujourd’hui en direct, de préférence à ou 20 heures selon l’intervenant du pouvoir. Personne ne semble s’en offusquer hélas.

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