Quelle issue politique?

Le terme de « dictature » (au sens historique), parfois utilisé à propos de la politique française actuelle liée à l’épidémie de covid 19, est particulièrement trompeur. Explications…

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Quelle issue politique?

Par Maxime Tandonnet

Le terme de « dictature » (au sens historique), parfois utilisé à propos de la politique française actuelle liée à l’épidémie de covid 19, est particulièrement trompeur. Dans une dictature ou dans un système totalitaire, mots qui renvoient inévitablement aux régimes de terreur du siècle précédent, l’auteur de ces lignes serait depuis longtemps en prison (ou mort) tout comme les autres voix dissidentes.

D’ailleurs l’ordre policier actuel touche avant tout la surface des choses – spectacle des FDO contrôlant des consommateurs en terrasse – et ne fait que couvrir un prodigieux chaos social qui s’exprime dans la banalisation de la violence criminelle. L’usage d’un mot qui renvoie à des systèmes d’autarcie, l’emprisonnement ou l’assassinat des opposants, aux camps de concentration, l’interdiction totale des partis et de la presse d’opposition, de la liberté d’opinion et d’expression, prend toute sa part dans la confusion des esprits. Pour éviter les comparaisons fallacieuses, il suffit d’ouvrir un livre d’histoire aux pages des dictatures soviétique ou fascistes.

Ce que nous vivons en ce moment n’a pas de rapport avec une dictature au sens classique du terme. Nous vivons une période qui ressemble bien davantage à quelque chose de nouveau pouvant s’exprimer dans les formules d’absolutisme de la médiocrité, despotisme du néant ou du nihilisme, quintessence de l’absurdité : démence narcissique, foule médiatique apeurée et soumise au gré des manipulations, élites intellectuelles et administratives largement asservies, politiciens noyés dans le conformisme, remise en cause dans l’indifférence générale et l’aveuglement des principes fondamentaux de la nation (liberté, égalité, fraternité), faillite des institutions protectrices des droits de la personne, fragmentation du pays… Le tout repose, non pas sur un appareil totalitaire digne des dictatures du siècle dernier, mais sur la « servitude volontaire » de populations dominées par la peur, ainsi livrées à toutes les manipulations. Et ce phénomène est loin de ne toucher que la France.

Une seule question vient à l’esprit: pouvons nous en sortir avec les élections nationales de 2022? Un changement de cap, une grande alternance sont-ils concevables? Le spectacle actuel ne laisse quasiment pas d’espace à une issue politique. Au niveau des personnalités, aucune perspective visible ne permet le moindre espoir. Parmi les « éligibles » potentiels, notamment les « grands » candidats aux « primaires LR », pas un seul n’a donné le plus infime signe de courage ou d’intelligence en cet été tragique. Entre M. Macron et ces derniers, les Français choisiront sans doute l’original de préférence à la copie. Quant à un sursaut collectif, l’arrivée au pouvoir d’une équipe unie et déterminée à changer le cours des choses, c’est pure chimère en l’état : aucun signe d’unité ni de projet ou de ligne commune, ni même de conscience collective ne pointe à l’horizon. Et ne parlons même pas des candidats prétendus « antisystèmes » qui ne dépareillent en rien de la lâcheté, du vide et du ridicule ambiant.

Cela ne signifie pas que tout est perdu. Des voix lucides et courageuses se font entendre et parviennent à franchir le brouhaha du conformisme. En politique, M. David Lisnard, M. FX Bellamy, Mme Lydia Guirous… quelques rares intellectuels comme M. Mathieu Slama ou même dans le monde médical, le docteur Gérald Kierzek. C’est infiniment peu et beaucoup à la fois, montrant que la flamme de la résistance (intellectuelle) brûle toujours. Des événements d’une gravité inouïe peuvent se produire. Tous les ingrédients d’une révolte sont en place. L’opinion sous l’effet de l’exaspération peut se réveiller et se retourner soudain. D’une situation de chaos absolu peuvent émerger une prise de conscience, de nouvelles idées, des hommes et des femmes dignes de la France… Cela s’appelle, selon les termes de Charles Péguy « la force de l’histoire« . Rien ne prouve que tout cela se produira mais rien non plus, au regard de l’expérience des périodes de grand trouble, n’interdit de l’espérer.

Maxime Tandonnet

max t

Ancien conseiller à la Présidence de la République sous Sarkozy, auteur de plusieurs essais, passionné d’histoire…
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5 commentaires

  1. Même si pour beaucoup, cela peut apparaître comme une dictature molle, cela n’en reste pas moins une dictature.

  2. À propos de l’usage du terme « dictature » qui peut vous paraitre exagéré, c’est une erreur d’appréciation, car avec ce président, nous sommes bien entrés en dictature.

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