Le paradigme de l’État-Macron : la casse de la France !
B – Les élucubrations et la déficience de parvenus en politique

Par Daniel Desurvire


Le dernier livre de Daniel Desurvire vient de paraître, une édition exceptionnelle et rare



Macron le « déconstructeur »

Le paradigme de l’État-Macron : la casse de la France !

B – Les élucubrations et la déficience de parvenus en politique

S’il fallait citer un exemple, car ils font pléthore, la pénurie de carburant en octobre 2022 aurait eu pour cause une affaire de crise sociale au sein des groupes Total Énergie (3 700 stations-service) et Esso-ExxonMobil (50 stations-service) ; les autres entreprises pétrolières étant insignifiantes sur le territoire. Hormis un oléoduc accidenté depuis des mois, et une grève partielle ne perturbant qu’une fraction urbaine sur des 200 dépôts de carburant et raffineries, l’affaire n’expliquera jamais comment les 3 mois de stock obligatoires, que doit assurer l’État français pour la sécurité du territoire, n’a pas comblé ce déficit d’approvisionnement, pourtant peu significatif quoique fort dommageable. Sur l’ensemble du territoire rural, les dépôts n’ont guère été bloqués, puisqu’il ne s’agit pas d’un mouvement national des transporteurs, dont une partie de cette corporation aurait pu être sollicitée, voire réquisitionnée.

Mais en toile de fond, il apparaît vraisemblable, à la lumière des manœuvres insidieuses de l’État-Macron, cependant prévisibles car moult fois réitérées dans les coulisses des tripatouillages fiscaux, que cette pénurie soit annonciatrice d’une forte hausse préméditée des carburants, ce qui est déjà constaté à la pompe. Rappelons que lorsque l’essence avait crevé le plafond de 2 euros le litre, le baril de pétrole n’était alors guère plus élevé qu’auparavant, alors que la TIPP, mode de régulation des cours pétrolier, a été abandonnée par le Gouvernement pour faire sauter ce verrou des taxes pourtant déjà exorbitantes. Quant au prétendu cadeau de 30 cents hypocritement accordé par l’État pour compenser la hausse du double de ce montant que Bercy aura préalablement empoché, ce même Gouvernement annonce qu’il supprimera cette dotation erga omnes, pour se concentrer sur les plus pauvres, mais sans jamais que ces derniers ne se voit rétribué autrement que par des promesses sans suite. Sous cette annonce, subodorons qu’il s’est tramé une entente discrète avec les syndicats.

Fomentée ou pas avec les syndicats, il n’y a rien de surprenant que la méthode Macron, depuis l’assistanat qui induit la dépendance, la soumission et les complicités, fonctionne également avec les syndicats ouvriers, patronaux ou corporatifs (± 9 000 entités). Financés autour de 80 % par les pouvoirs publics, les territoires et autres, il est fait état dans le rapport du député Nicolas Perruchot (AN n° 4186 du 18 janvier 2012) d’une somme astronomique de 4 milliards d’€ par an, pour les ¾ affectés au financement des heures de délégation, ou indirectement en dotations et autres frais remboursés, le tout au profit desdits syndicats pour leur fonctionnement interne.

En cumulant le financement de la Commission européenne, de l’Association nationale de gestion des fonds et du paritarisme (AGFPN), l’Unedic, les fonds conventionnels de l’Ageditra et des conseils municipaux, puis encore la contribution obligatoire des entreprises, d’où ± 100 millions d’€ l’an sur la base de 0,016 % de la masse salariale (8 % de syndiqués), auxquels s’ajoute une subvention annuelle de 30 millions d’€ ; ce que versent les salariés ne constituent que la partie congrue des ressources syndicales. De sorte que l’indépendance des représentants des travailleurs demeure une vraie interrogation. Ceci expliquant cela, 127 millions d’€ auraient au surplus été versés en 2018, au-delà d’autour ½ milliard d’€ à charge de l’État, pour que les syndicats acceptent les réformes du Gouvernement (Source : Mode d’emploi, 2022).

Bien entendu, ces dépenses nationales sont légiférées et réglementées depuis des lustres. De sorte que l’explication recelée de la disette de moyens de l’État, de privations et de syncopes d’énergie pour les citoyens, doit fatalement se trouver dans une énième mystification, leurre ou intrigue du Gouvernement, pour éclipser une vérité que les Français ne doivent pas savoir : la France n’a plus de fonds disponibles pour fournir le minimum nécessaire au fonctionnement du pays. Or, des centaines de milliards d’euros sont gaspillés dans le seul but d’exaucer les foucades présidentielles ; des largesses dispendieuses ayant pour finalité :

– en premier lieu de grossir les recettes du Big Pharma autour de vaccins davantage pourvoyeurs de pathologies et de morts que le virus censé être combattu ;

– en second lieu d’accueillir des migrants islamiques qui sèment le chaos en termes d’insécurité et de vidange de l’économie sociale ;

– et en dernier lieu de financer une guerre civile en Ukraine où la France n’est jamais entrée en belligérance, puisqu’il n’y eu aucune déclaration de guerre annoncée par la France, conformément aux règles énoncées par Tite-Live et reprises par le droit international public, hormis son désaveu diplomatique en regard de l’ingérence militaire russe sur le territoire ukrainien.

Aux pathétiques galéjades et ornementales explications d’Emmanuel Macron, au nom de l’assistanat ou de la solidarité, pour outrepasser ses droits, comme de dispenser des largesses aux réfugiés ukrainiens sur le dos des contribuables, puis encore offrir de l’armement et des millions d’euros à l’une des factions belligérantes dans un pays en guerre hybride et asymétrique depuis le 20 février 2014, il s’y ajoute en toile de fond les conséquences dramatiques de la réponse de Vladimir Poutine à l’embargo européen à l’encontre de ses détracteurs de l’UE. Sauf que la superpuissance russe est un État autonome et libre de ses échanges et soutenu par des alliances économiques, politiques et géostratégiques avec l’ensemble des puissances asiatiques avec l’APEC, l’OCS, l’OTSC (V. « La République en danger », p. 119 à 123). De sorte que les privations, prétendument liées à un isolement à l’Ouest de ses frontières, se sont plutôt retournées contre les membres de l’Union, dont la France en tête de proue des pays responsables de leurs propres sanctions économiques et commerciales contre cette inébranlable Fédération de l’Est.

Les gesticulations ruineuses, aussi burlesques que hautement dangereuses du chef d’État français, ne doivent pas être prises sans considération des conséquences désastreuses qu’elles induisent dans le monde diplomatique, et du mauvais retour sur l’économie l’intérieur de l’Hexagone. Soutenir un Président ukrainien tout à la fois corrompu et flirtant avec un mouvement néo-nazi, alors même que la Présidence française a l’audace de provoquer la première puissance nucléaire du monde, n’est pas une anecdote anodine et sans risque pour la Nation. Rappelons, de sinistre mémoire que la Wehrmacht durant la dernière Grande guerre était déjà infiltrée à raison de 10 % par la Waffen-SS, à l’image de l’armée de Kiev contaminée par les bataillons Azov pronazis aujourd’hui.

Quant au soutien du Président américain, cette alliance géostratégique dirigée contre l’ingérence militaire de la Russie dans l’interminable conflit intra-ukrainien, ne fait que fragiliser les relations entre les États européens qui sont loin de partager les pulsions enragées de l’appareil atypique Leyen-Macron, hautement pathogène pour l’avenir du vieux continent. Reste à juger de la santé psychique du Président Joe Biden, dont ses proches collaborateurs ont de bonnes raisons de s’inquiéter sur ses attitudes étranges et ses propos incohérents des plus inquiétants. La dernière anecdote en date fut le conseil non sollicité de Joe Biden à une petite fille d’une école californienne, « Pas de gars sérieux avant 30 ans » ! Fort de ce soutient improbable par ce locataire du Bureau ovale, Emmanuel Macron veut former un millier d’Ukrainiens au combat, alors qu’il est évident qu’une fois lâchés sur le terrain de cette guerre civile, ce seront leurs propres concitoyens qui seront les victimes désignées de ces recrues instruits et armés par la France, dans un affrontement fratricide qui se pérennise depuis près de 9 ans.

Quant à Ursula van der Leyen, affublée d’un tailleur aux couleur de l’Ukraine devant les caméras de la Communauté, la Présidente de la Commission s’investi elle-même pour faire une démonstration publique, à savoir « comment se laver les mains ». Voilà bien un rituel inconnu du commun des mortel qui justifierait un salaire de 34 149 € mensuels avec un staff de 20 collaborateurs, chauffeur et allocation logement. Transportée par ses ambitions, cette femme se prend pour la présidente de l’Europe alors qu’elle n’est pas élue au suffrage universelle ; son investiture se limitant à gérer les financements de l’Union. Pire, elle menace les électeurs des membres de l’UE s’ils ne votent pas comme elle l’entend, comme il en fut avec la Pologne, la Hongrie et l’Italie, nonobstant les vives réactions des États souverains devant l’audace de cette parvenue pour son ingérence dans les affaires internes.

Puis encore, cette hurluberlue s’autorise, sans aucun mandat du Conseil, ni autorité parlementaire ou compétence d’attribution, de former au sein des États membres 15 000 militaires pour combattre la Russie en Ukraine, avec peut-être la prétention de vaincre l’une des deux premières superpuissances planétaires ; en termes de forces conventionnelles et stratégiques (dissuasion nucléaire) ! Ce fut son déférent valet, depuis son adulateur de l’Élysée, qui spontanément répondit présent à cette élucubration martiale. Pathétique certes, mais au vu de tels comportements insolites qui emportent l’hilarité dans le reste du monde, les citoyens occidentaux médusés ont un réel souci quant à l’équilibre mental de leurs dirigeants, d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique.

Si cette dame, du haut de sa personne, s’autorisa en mars 2020 à se donner en spectacle, ainsi vu plus haut, un pareil cérémonial hygiénique en public devant un lavabo n’a d’autres explication que d’infantiliser avec mépris les citoyens européens présumés incapables du sens des responsabilités. Puis se travestir en se produisant en apparat bleu et jaune rappelle son implication personnelle dans un conflit intérieur étranger à l’Union. Faut-il rappeler que l’UE n’est pas un État fédéral régi par une constitution, et que les 27 pays membres ne disposent que du Traité de Lisbonne en date du 12/13 décembre 2007, succédant au Traité de Nice et la Convention sur l’avenir de l’Europe de 2001 élargis en 2007 pour s’entendre, et non disposer d’une autorité exécutive ?

La Commission européenne, outre son portefeuille budgétaire dont la collégialité décisionnaire se partage entre 27 commissaires, mais dont elle semble vouloir s’en servir à sa guise comme d’un sceptre monarchique à usage comminatoire, ne peut que proposer des textes législatifs. Or les parlementaires constituent la seule autorité disposant du droit de produire des directives. De sorte que cette femme, qui se croit tout permis, ne sait que ce qu’elle veut entendre tout en usurpant des pouvoirs qui ne lui sont aucunement dévolus. De surcroît, dans ce conflit étranger aux affaires européennes, l’intransigeante Ursula reste bornée dans l’ignorance des référendums des séparatistes russophones à plus de 97 %, entre la péninsule de Crimée en 2014, puis des régions Est et Sud-Est de l’Ukraine en 2022 ; de cela semble-t-il, elle s’en lave les mains !

Pourtant, à bien y regarder, la France n’a-t-elle pas fait la même chose en départementalisant Mayotte le 31 mars 2011, une fraction des territoires mahorais qui fut politiquement arrachée à la souveraineté de l’archipel des Comores constituée indissociablement de quatre îles de même ethnie et d’histoire, de culture comme de tradition ? N’est-ce pas précisément le même reproche que la France et la Commission adressent à la Russie s’agissant de la Crimée et Sébastopol, que de démembrer un territoire ou d’un autre sujet de droit ? Cette ingérence néo-colonialiste, dans cet enclave de l’Océan indien entre l’Afrique et Madagascar, fut condamnée par les Nations unies en vertu du droit international. Davantage que des réserves, cette annexion loin de la Métropole française a été vécue comme une gifle par une grande partie des communautés régionales, dont la République fédérale islamique des Comores et les États riverains.

Il restera dans l’avenir, si toutefois les électeurs lucides du monde libre acceptent enfin de reprendre les commandes de leur destin, de revisiter leur Constitution pour restreindre les pouvoirs exorbitants de ces grands élus ou pas, lesquels pour trois d’entre eux n’ont plus exactement les idées en place. En effet, comment s’éviter de penser qu’un(e) dirigeant(e), un peu dérangé(e) et/ou rattrapé par un âge canonique, sinon un jeune ambitieux troublé par le syndrome d’hubris (perte du sens des réalités, intolérance à la contradiction, actions à l’emporte-pièce, obsession de sa propre image et abus de pouvoir) appuie un jour sur le bouton ? (V. infra, § H2).

Bipolaires, irrationnels, gagnés par un complexe narcissique et/ou la mégalomanie de la toute-puissance ; ces intoxiqués de la démesure se souviennent-ils encore de leur condition de simple mortel ? Selon David Antony Liewellyn, Baron Owen membre de la Chambre des Lords (UK), médecin et ancien secrétaire d’État aux affaires étrangères et du Commonwealth, « Les chefs d’État tiennent entre leurs mains le destin des peuples et, de ce fait, leurs décisions doivent se fonder sur un sens du jugement fondé et réaliste » (Source : Dans la maladie et le pouvoir, « Sickess and in Power »). Si l’exercice du pouvoir altère le cerveau avec addiction à la dopamine, en bout de course, c’est le peuple qui devient malade de ses dirigeants.

À SUIVRE

Daniel Desurvire


Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).


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Rappel du sommaire :

A – L’information confisquée au profit de la pensée dominante

B – Les élucubrations et la déficience de parvenus en politique

C – Ingérence géopolitique et pathologies du pouvoir

D – Piqure de rappel pour vacciner l’histoire contre l’oubli

E – La banqueroute de la France

F – Transgressions politiques et indifférence du Peuple

G – Le 2.0 de Singapour est à nos portes, et le carnet à point chinois est arrivé

H1 – Entre asile politique des réfugiés … H2 – … et asile psychiatrique pour chefs d’État insanes

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4 thoughts on “Macron le « déconstructeur » B”
  1. Macron vient encore de blouser les Français en accueillant un bateau de clandestins sur le territoire français. D’un côté, un discours finalement ambigu et de l’autre la politique socialiste à outrance, ce n’est plus supportable.

  2. Lorsque Macron a été réélu par des électeurs irresponsables , croyant, peut-être , qu’ils allaient devenir plus riches que plus riches, je poserai comme élément de réflexion un chiffre , un nombre, ou plutôt une montagne de chiffres, sans compter les millions qui sont déjà devenus Français.
    Sachant que chacun de nos Migrants coûte 700 euros, PAR JOUR, aux contribuables français ( sept cents euros par jour), si le nombre total de nos migrants s’élève, aujourd’hui, à plusieurs millions d’ Assistés ( six millions environ ), pour qu’ils obtiennent la nationalité française et le droit de vote.
    A combien doit s’élever notre budget annuel pour que nos Migrants vivent convenablement en France ?
    Sachant que tous les Français sont instruits et savent très bien compter, je laisse le soin à tout Citoyen Contribuable, si besoin, de découvrir le montant attribué pour que nos frères Migrants qui aiment la France, aient un bel avenir , afin que nous vivions « ensemble », en REPUBLIQUE , dans le bonheur et la paix, comme aujourd’hui.

  3. On a le Président que l’on mérite mais je crois que celui-là va réaliser la prouesse de faire pire que tous les autres réunis !

  4. Oui les politiques sont des parvenus, des ignares et des imbéciles mais ceux qui les élisent sont quoi ?

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