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Aujourd’hui, le RN compte et est devenu incontournable.
Par Claude Picard

Les deux bouts
La configuration actuelle de l’Assemblée nationale confirme le désarroi des Français, dorénavant représenté par trois blocs : un centre mou, pris en tenaille entre une gauche pilotée par son extrême et une droite nationale déterminée, dont l’objectif premier est de préparer l’alternance. Ces deux dernières entités, réunies selon les circonstances, ont la force du nombre et de ce fait, elles peuvent faire et défaire n’importe quelle coalition gouvernementale qui tenterait de passer en force sans tenir compte de cette nouvelle équation. Pour le bloc central, qui avait participé à un « barrage républicain« , inventé pour éliminer le Rassemblement national de la scène politique, c’est un véritable retournement de situation. Il se retrouve piégé par un autre barrage de circonstance, bien plus républicain et plus efficace : la motion de censure !
Se heurter aux 11 millions d’électeurs de la coalition RN/UDR n’est pas sans conséquence. Ceux qui ne l’avaient pas encore compris sont médusés par la violence du choc. Non seulement le RN a l’intelligence de savoir utiliser ses adversaires, mais, plus que jamais, il devient le pivot de l’Assemblée nationale et il se retrouve au centre de toutes les attentions. Il va falloir s’y faire ! Que Macron fanfaronne en disant à la terre entière que le RN ne fait pas partie de l’arc républicain et qu’il peut le tenir à l’écart, ne change rien à l’affaire. Tous les acteurs du petit théâtre « anti-fasciste« , sont également obligés d’en convenir : le RN peut sanctionner un gouvernement qui serait, à ses yeux, défaillant. Et notre président ne peut que constater la nouvelle donne : les farouches opposants à sa politique, l’extrême gauche et l’extrême droite des deux bouts de l’Assemblée nationale, pourtant divergents, peuvent audacieusement s’allier ! À cause de cela, tout semble indiquer que ces deux forces préfigurent la prochaine élection présidentielle et qu’elles s’affronteront pour offrir à la France son prochain président. Le bloc central, lui, paraît de plus en plus hors-jeu.
Curieusement et à bien des égards, ces deux bouts de l’échiquier politique, presque frères ennemis, peuvent se regarder, sur le fond d’une photographie en devenir, comme le négatif de l’un et le positif de l’autre. Là, l’inversion des valeurs se révèle pleinement : la réputation en fascisme de l’un est passée à l’autre. Pendant que la droite nationale s’affirme de plus en plus dans le parlementarisme le plus traditionnel, et qu’elle se dit très attachée aux droits démocratiques en étant résolument soucieuse de la citoyenneté et des volontés populaires, la partie révolutionnaire de la coalition de gauche, LFI, s’enfonce toujours plus dans la brutalité, le sectarisme et l’intolérance. Surtout, son antisémitisme décomplexé s’affiche désormais sur tous les écrans noirs de l’inconscience collective.
Le renversement des valeurs est désormais acté entre ces deux formations. Mais en même temps, sans oublier les conjonctures à venir et en ayant chacune des solutions différentes, elles sont les seules à avoir conscience qu’il faille en finir avec le vieux monde politique, coupé des réalités et imbibé de fausses recettes. Avec un système oligarchique qui bat en retraite, les réponses à apporter ne peuvent plus être tièdes, timorées ou pusillanimes. La radicalité contraint les protagonistes du changement, car, c’est un fait, qu’on le souhaite ou qu’on le redoute, ces deux bouts de l’Assemblée nationale deviennent les maîtres des horloges. Et ce nouvel équilibre, a été confirmé par Macron et ses acolytes. Qui en les excluant d’office des tractations pour former un « gouvernement d’intérêt général« , a donné raison au président du RN, Jordan Bardella, quand il a déclaré, en ayant bien compris la combine : « Ils voudraient installer le match RN/LFI en 2027 qu’ils ne s’y prendraient pas autrement« … En tout cas, cela consacrait la volonté populaire d’en finir avec les atermoiements et les faux-semblants.
Plus que jamais, une alternance de rupture fondamentale s’impose !
Claude Picard
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