TRIBUNE LIBRE
OPÉRATION GROENLAND : Il est temps pour le peuple du Groenland de se libérer du joug colonial danois. Un partenariat avec les États-Unis est tout à fait logique.

POURQUOI LE GROENLAND N’EST PAS EUROPÉEN ET NE L’A JAMAIS VRAIMENT ÉTÉ
Le Groenland est régulièrement présenté par les responsables et les médias européens comme un territoire européen temporairement en dehors de l’Union européenne. Cette vision est erronée. Elle est fausse sur les plans géographique, juridique, historique et politique. Le Groenland ne fait pas partie de l’Europe. Il fait partie de l’Amérique du Nord. Son peuple a maintes fois rejeté la tutelle politique européenne. Sa sécurité est garantie par les États-Unis depuis 85 ans sans interruption. Et son avenir, y compris la question de son indépendance ou de son rattachement aux États-Unis, appartient exclusivement au peuple groenlandais.
Commençons par la géographie, car elle fixe des limites que la politique ne peut modifier. Le Groenland se situe sur la plaque tectonique nord-américaine. Son plateau continental est nord-américain. Il est plus proche du Canada que du Danemark. Sa population inuite partage des liens linguistiques, culturels et historiques avec les peuples autochtones d’Alaska et du nord du Canada, et non avec l’Europe continentale. L’Europe est une construction juridique et politique. Les continents, eux, ne le sont pas. Le Groenland fait partie des Amériques, point final.
La confusion européenne commence avec l’adhésion du Danemark aux institutions européennes. Le Danemark a rejoint la Communauté économique européenne en 1973. Le Groenland n’a pas donné son accord. Les Groenlandais n’ont pas eu le droit de vote, ni de véritable influence. Leur économie, dominée par la pêche, s’est soudainement retrouvée soumise à des réglementations lointaines, conçues pour des États continentaux dotés d’une agriculture industrielle et de marchés de masse. Le résultat était prévisible : le Groenland a revendiqué l’autonomie. En 1979, il a obtenu le droit à l’autonomie, recouvrant ainsi le contrôle de ses affaires intérieures. Cette autonomie a ensuite été mise à l’épreuve.
En 1982, le Groenland organisa un référendum sur son maintien au sein de la CEE. Le résultat fut serré mais sans appel : par 52 % des voix contre 48 %, le Groenland choisit de quitter l’Union européenne. En 1985, le Groenland quitta officiellement la Communauté européenne, devenant ainsi le premier territoire à franchir ce pas. Il est resté hors de l’UE depuis lors. Il ne s’agissait pas d’une protestation symbolique, mais d’un rejet délibéré de la politique européenne de la pêche, des excès de réglementation et de la gouvernance par des institutions qui ne comprenaient ni ne respectaient les réalités groenlandaises.
Pourtant, les responsables européens persistent à considérer le Groenland comme un simple appendice rebelle de l’Europe. Ils se trompent. Le Groenland est classé comme pays et territoire d’outre-mer, et non comme État membre, et même ce statut est conditionnel. En 2009, le Danemark a formellement reconnu le droit absolu du Groenland à l’indépendance. Le Danemark a convenu par avance que si le Groenland votait pour quitter le royaume danois, il accepterait cette décision. Sans droit de veto. Sans possibilité de passer outre. Sans recours à Bruxelles. La souveraineté, en l’occurrence, appartient au peuple qui vit sur l’île.
Ce fait juridique est important car il dissipe toute prétention de l’Europe à avoir une quelconque influence sur l’avenir du Groenland. L’UE fournit environ 30 millions de dollars par an pour le développement et verse 15 millions de dollars supplémentaires annuellement pour l’accès aux eaux de pêche groenlandaises dans le cadre d’accords de partenariat pour une pêche durable. Il ne s’agit pas de souveraineté, mais d’une transaction. L’aide ne confère pas la propriété. La location de droits de pêche ne confère pas d’autorité politique. Le Groenland n’est pas une dépendance de l’Europe. C’est un peuple autonome qui dispose d’une voie légale explicite vers l’indépendance.
Les États-Unis comprennent cette réalité. L’Europe, non. Cette différence explique la décision du président Trump de nommer Jeff Landry, gouverneur de Louisiane, envoyé spécial des États-Unis au Groenland. Le rôle de Landry n’est pas d’imposer des décisions, mais de dialoguer directement avec les Groenlandais dans leurs réflexions sur leur avenir : rester liés au Danemark, adhérer à l’UE, déclarer leur pleine indépendance ou s’associer aux États-Unis, potentiellement en tant que territoire américain. Ce sont là les choix du Groenland. L’UE n’a pas voix au chapitre.
Les médias européens ont réagi avec hystérie, dénonçant l’impérialisme américain, voire une invasion. Cette accusation est absurde. Les États-Unis maintiennent une présence militaire continue au Groenland depuis 1941. Ils garantissent la sécurité du Groenland en vertu d’un traité de défense de 1951 et par le biais de l’OTAN. Si la présence américaine constitue une occupation, alors cette occupation dure depuis 85 ans, a été ouvertement reconnue par traité et a été demandée et renouvelée par le Danemark lui-même. En réalité, les forces américaines sont présentes car, sans elles, le Groenland serait indéfendable.
L’histoire le démontre clairement. Lorsque le Danemark tomba aux mains de l’Allemagne nazie en 1940, il fut coupé du Groenland. Les autorités danoises collaborèrent avec les occupants allemands en Europe. Le Groenland, lui, refusa. Refusant de reconnaître l’autorité nazie, il conclut un accord de protection avec les États-Unis avant Pearl Harbor, faisant du Groenland l’un des premiers engagements militaires américains outre-mer durant la Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis n’ont pas conquis le Groenland ; ils l’ont sauvé.
Depuis, les États-Unis n’ont jamais quitté le Groenland. En valeur de 2025, leurs investissements au Groenland se situent entre 30 et 40 milliards de dollars. Ces investissements comprennent des bases aériennes, des stations météorologiques, des patrouilles, des garnisons, des liaisons aériennes et d’importants projets d’infrastructure. Des installations comme Bluie West One à Narsarsuaq, la construction de la ligne DEW, l’opération Blue Jay, Camp Century, Pituffik et Sondrestrom n’étaient pas de simples gestes symboliques. Il s’agissait d’investissements massifs et à long terme qui ont permis d’intégrer le Groenland au périmètre de défense nord-américain.
La mine de cryolite d’Ivittuut, à elle seule, a fourni des matériaux essentiels à la production d’aluminium pendant la Seconde Guerre mondiale, rendant possible la fabrication d’avions par les Alliés. Son expansion et son exploitation continue ont été financées et soutenues par les contribuables américains, qui ont pris en charge les infrastructures, la sécurité et la logistique nécessaires au fonctionnement optimal de la mine. Il ne s’agissait pas de charité, mais de partenariat. Le Groenland était crucial car stratégiquement indispensable. Cela reste vrai aujourd’hui, alors que les routes arctiques s’ouvrent et que la compétition entre grandes puissances s’intensifie.
Comparons cela à la contribution du Danemark. Le Danemark verse environ 600 millions de dollars par an d’aide directe au Groenland. Ce chiffre est souvent cité comme preuve de sa bienveillance. Il révèle aussi une contrainte : la dépendance aux subventions limite la souveraineté. Si le Groenland se séparait complètement du Danemark, il économiserait immédiatement ces 600 millions de dollars et gagnerait en liberté pour structurer son économie autour de son propre développement, au lieu de transférer des aides à une île lointaine.
La frustration du Groenland envers le Danemark est bien réelle. Le Danemark a bloqué les efforts du Groenland pour agrandir les aéroports de Nuuk, Ilulissat et Qaqortoq, freinant ainsi le développement du tourisme et de l’économie. Le Danemark et le Groenland s’opposent également au développement de l’uranium et des terres rares, notamment à Kvanefjeld, où les pressions danoises et internationales ont fait dérailler les projets groenlandais d’exploitation des ressources. Il ne s’agit pas de désaccords mineurs, mais de conflits portant sur le droit du Groenland à construire son propre avenir.
Il y a ensuite le cas de la spirale. Pendant des décennies, les autorités danoises ont contraint des femmes groenlandaises à utiliser des stérilets sans leur consentement éclairé afin de limiter la croissance démographique. Cette politique n’est pas un lointain souvenir. Des victimes sont encore en vie aujourd’hui. Le Danemark n’a que récemment accepté de présenter ses excuses et de proposer des indemnisations. Cet épisode à lui seul a définitivement anéanti toute prétention à une gouvernance danoise bienveillante et respectueuse.
La posture de défense du Danemark confirme cette illusion. Le Danemark n’a pas respecté l’objectif de dépenses de l’OTAN, fixé à 2 %, pendant la majeure partie de la dernière décennie, se maintenant autour de 1,3 % à 1,5 %. Il ne déploie que 100 à 150 soldats pour défendre la plus grande île du monde. Les États-Unis, quant à eux, y maintiennent un effectif bien plus important et tous les systèmes de défense significatifs. Si le Groenland est protégé, c’est grâce aux États-Unis.
L’initiative du président Trump concernant le Groenland tient compte de ces réalités. Il ne s’agit pas d’une menace, mais d’une proposition. Une proposition fondée sur la géographie, l’histoire et des intérêts mutuels. L’association avec les États-Unis se traduirait par des investissements dans les infrastructures, des capitaux privés, la création d’emplois et l’intégration à la première économie mondiale. Elle garantirait une sécurité non par de vaines promesses, mais par une présence concrète. Elle assurerait la préservation de l’autonomie culturelle au sein d’un système fédéral qui reconnaît déjà l’autonomie des peuples autochtones.
L’alternative pour l’Europe est une gestion technocratique depuis Bruxelles, une transformation démographique à l’échelle du continent et des cadres réglementaires hostiles à l’exploitation des ressources. Le Groenland a déjà rejeté cette voie. Rien ne permet de croire qu’il l’adopterait aujourd’hui.
Le Groenland n’est pas à vendre. Mais l’Europe n’a pas le droit de le revendiquer. Il appartient aux Amériques de par sa géologie, au continent américain de par la loi, et aux États-Unis de par l’histoire et le partenariat sécuritaire qui les unit. L’approche du président Trump respecte cette réalité. Il ne propose pas la conquête, mais la prospérité.

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