Par Jean-Jacques Fifre
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La diversité heureuse, c’est en réalité la peur pour tous, partout, tout le temps
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Milei ou l’anti-Macron !
l est des pays qui servent de laboratoire.
L’Argentine en fut longtemps un, mais à rebours : laboratoire des illusions monétaires, du clientélisme budgétaire et des promesses sociales distribuées à crédit. Elle pourrait bien devenir, sous la présidence de Javier Milei, le laboratoire inverse : celui de la rigueur retrouvée.
Les faits sont têtus. Fin 2023, l’Argentine affichait une inflation annuelle supérieure à 300 %, culminant à plus de 25 %… par mois. Le peso fondait plus vite qu’un glaçon sur l’asphalte de Buenos Aires. Le déficit budgétaire dépassait 5 % du PIB, financé par la planche à billets. Le résultat ? Appauvrissement généralisé, fuite des capitaux, paupérisation des classes moyennes.
Un an plus tard, que disent les chiffres ?
Inflation : de l’incendie à la décélération
L’inflation mensuelle, qui dépassait 20 % au plus fort de la crise, a été progressivement ramenée à des niveaux à un chiffre. L’inflation annuelle reste élevée — on ne défait pas en quelques mois des décennies de dérives — mais la dynamique est inversée. Or, en économie, la tendance compte plus que la photographie.
L’histoire économique européenne le rappelle : lorsque Raymond Barre engagea la France sur la voie de la désinflation compétitive, le choc fut rude, mais salutaire. La stabilité monétaire est le premier des biens publics.
Déficit et finances publiques : le retour du réel
Le gouvernement Milei a réduit drastiquement les dépenses publiques, supprimé des subventions massives et rétabli un excédent budgétaire primaire — une première depuis des années. L’État argentin, longtemps obèse et impécunieux, commence à respirer.
On objectera que l’ajustement est douloureux. C’est vrai. Mais depuis quand la prospérité durable naît-elle de la facilité ? Les illusions socialisantes — subventions généralisées, tarifs artificiellement bas, emplois publics improductifs — ont un coût différé : l’inflation et la stagnation.
Croissance et confiance : les prémices
Après une contraction initiale liée à l’ajustement, les indicateurs avancés montrent une reprise progressive de l’activité. Les marchés financiers, eux, ont réagi immédiatement : baisse du risque pays, rebond des actifs argentins, retour progressif de la confiance.
L’économie n’est pas qu’une affaire de chiffres ; elle est une affaire d’anticipations. En rompant clairement avec des décennies d’interventionnisme inflationniste instaurées par le système Péroniste, Milei a envoyé un signal lisible : la règle du jeu change.
Chômage et conflictualité sociale : un paradoxe argentin
Toute politique de rigueur comporte un risque social. Pourtant, les mouvements syndicaux, bien que présents, sont restés d’une intensité limitée au regard de l’ampleur des réformes engagées. Quelques grèves générales, certes, mais sans paralysie durable du pays.
Pourquoi ? Parce que l’épuisement économique avait atteint un tel degré que le statu quo n’apparaissait plus défendable. Lorsque l’inflation ronge les salaires plus sûrement que n’importe quelle réforme, la contestation change de cible.
Le chômage a connu des tensions liées à la contraction initiale de l’activité, mais là encore, la clé réside dans la dynamique : sans stabilisation macroéconomique, aucune création d’emplois durable n’est possible. L’histoire économique montre que la croissance solide naît de la confiance, non de la dépense publique financée par la dette ou la monnaie.
La leçon : rigueur, effort, profit collectif
Il y a dans l’expérience argentine une démonstration presque scolaire : la prospérité ne se décrète pas, elle se construit. Elle suppose trois piliers :
- La rigueur budgétaire, qui évite l’impôt caché qu’est l’inflation.
- L’effort collectif, car l’ajustement ne peut être supporté par quelques-uns seulement.
- La recherche du profit collectif, entendu non comme l’enrichissement de quelques intérêts privés, mais comme la création de richesse globale.
Les largesses étatiques sont politiquement séduisantes et économiquement ruineuses lorsqu’elles ne reposent pas sur une richesse préalablement créée. L’État redistributeur sans base productive solide finit toujours par distribuer de la « monnaie se singe ».
À l’inverse, la discipline économique — si impopulaire soit-elle — restaure la crédibilité, attire l’investissement et, à terme, relève le niveau de vie.
L’Argentine n’est pas encore sauvée. Mais elle a choisi une direction. Et en économie, choisir une direction cohérente vaut souvent mieux que d’osciller entre promesses généreuses et réalités budgétaires implacables.
Au contraire, notre pays, lui, flotte à la dérive au gré des « en même temps » du grand tocard prétendument « Mozart de l’économie ».
Les chiffres ne font pas rêver. Ils instruisent. Et, parf
Jean-Jacques Fifre
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LA VOIX DU NORD
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