Par Daniel Desurvire
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La grandeur morale d’un pays ne se mesure pas à l’excellence de son ingénierie, mais à pourvoir au bonheur de son Peuple. Or, le numérique et son prolongement avec l’IA, va plus vite que l’humanité ne peut absorber pour se donner le temps d’adapter ces nouvelles technologies à la démocratie et à la qualité de vie. Pour se dédouaner devant les citoyens subornés par les promesses d’un monde meilleur, la rhétorique des puissants de ce monde évoque le « progressisme » et le « libéralisme ».
Osons reconnaître que les plus miraculeuses inventions, ainsi le smartphone et l’IA, se traduisent systématiquement en problèmes de sociétés, d’arnaques et de prévarication.
124 pages
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Entre la dictature numérique et l’illectronisme
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L’IA au service de la dictature D
D – L’univers concentrationnaire, vu sous la lentille de l’IA, injectée d’algorithmes d’intrusion dans l’âme humaine
Pour contrôler tout ce monde grouillant, empilés à la verticale, qu’il soit à la mode collectiviste ou capitaliste, le pouvoir politique répertorie et géolocalise chaque individu, chaque pas, chaque geste, chaque parole ou expression digitalisée. Non, l’auteur ne fait pas dans la névrose d’une persécution récurrente ! Les acquisitions, consultations, contacts physiques ou visuels sont quantifiés et sériés, et de le savoir ou de le deviner ne relève certes pas d’un accès paranoïde. Des courbes statistiques, suspendues à des sondages orientés, sont volées depuis les données privées des smartphones, et aussitôt interprétées à l’aide de variables ad hoc, de sorte que la propagande politique y ajuste ses calculs dans l’axe de sa stratégie d’évitement et de recommandation. La technologie des IA, de la reconnaissance faciale, des satellites connectés aux téléphones, et aux puces biologiques nanométriques sous-cutanées, ainsi les bêtes à viande ou domestiques, fait déjà partie de notre quotidien invisible.
À l’instar des neutrinos, la matière sombre du fonds diffus cosmologique, des antennes et des yeux électroniques terrestres perforent le cortex des individus à leur insu, disséqués dans leur chair neuronale, jusqu’à dissoudre ce qui leur reste de fibre distinctive, avant d’être digérés dans la masse jusqu’à ne plus se reconnaître. La culture bionique de l’être humain confine à la cybernétique de demain, autrement dit, il s’agit déjà, en nanotechnologie, de développer des interfaces cerveaux-machines (BCI) pour prendre le relai sur le cortex humain. Néanmoins, gageons que cette robotique intelligente ne sera jamais chargée que d’un stock de fonctions mémorielles inanimées, incapable de s’ouvrir au sens du discernement* ou d’exprimer un quelque réflexe de lucidité spontanée par elle-même, sinon de s’ouvrir à l’interaction d’un débat contradictoire de son propre chef (volition, initiative, arbitrage…), depuis son espace-temps capsulé par ses concepteurs.
En l’occurrence, la nature céphalo-électronique de cette IA ne saura jamais discerner les nuances basiques entre le faux du vrai, ou le bien du mal*, en-dehors des choix de sa programmation préalable. Une telle reconnaissance mentale depuis des nano-processeurs figés, ne saurait être que la réplique déjà installée de l’information préalable de son concepteur, en soulignant que seule la fonction cérébrale du vivant peut induire un tel choix. Privée de toute sensation tangible pour se ressentir elle-même, l’IA est dépourvue de tous sens humains. Cette intelligence intuitive, sans for intérieur ni réalité vivante, fera toujours illusion, même si cette machine a tout d’un humanoïde, qu’elle peut évoluer, se modifier, et s’améliorer elle-même de nouveaux algorithmes au fil de ses cheminements et expériences.
Nonobstant la tentation des scientifiques de parvenir à célébrer le premier cyber-clone anthropique, gageons que ce cyborg ne restera qu’un avatar dont le spectre de ses terminaux électriques, ne n’aura aucune faculté pour se dupliquer, exprimer un émoi, connaître du plaisir ou avoir peur de mourir. Les particules élémentaires, qui constituent les briques de la matière baryonique et du plasma qui emplissent le cosmos, ne deviendront pas des molécules avant très longtemps, car c’est toute l’histoire du vivant, si rare dans l’univers, qu’il faudrait réinventer sur Terre. En échange, bricoler la nature Arn/Adn de l’homme, comme c’est le cas avec les vaccins à vecteur géniques, c’est jouer aux apprentis sorciers. Le risque est grand de faire voler en éclats l’architecture de l’espèce, où chaque cellule est en équilibre autour d’une chaîne carbonée, dont l’héritage de ce patrimoine génomique s’est construit sur des millions d’années.
En l’absence du compas mémoriel de l’homme et de ses sens physiques, le mode binaire – pas plus que la mémoire quantique – ne sauront appréhender la réalité spatio-temporelle depuis leur de fonctionnalité seulement imprimée. Sans perception sensorielle, de vie intérieure, de quotient émotionnel (QE), d’empathie ou de compassion, la machine demeurera résolument froide et sans mode de réactivité existentiel. Un bon outil certes, mais ce circuit électro-bionique, même à extension quantique, ne pourra jamais prétendre à une approche ontologique de l’esprit, d’une conscience animée, jusqu’à jamais ne savoir identifier la vie et la mort à travers ses rouages mécaniques clos. Ce pourquoi, abandonner la société à une IA indicible, car sans imaginaire, ni émoi ni âme, c’est tuer ce qu’il y a d’humain dans l’étoffe sensible d’une civilisation.
Quant au génie génétique, au-delà des recherches acceptables et respectueuses de l’éthique et de la nature, cet art procède insidieusement à corrompre les atavismes innés du vivant à l’aide de logiciels Arn/Adn. Il s’agit clairementd’expérimenter dans l’indicible sur l’homme, et s’en servir comme d’un cobaye en usant d’AMM frelatées ; autant dire sans respect des étapes cliniques obligatoires et de randomisations consenties. Tel fut le désastre de cette prophylaxie contre le SARS-CoV-2 (dit Covid-19), dont nous pourrions y associer les euthanasies nazies dans les camps de la mort (Voir p. 164 à 172, « Trois vérités… », en bibliographie in fine). Pour ce faire, la recherche fondamentale dispose aujourd’hui d’instruments plus efficaces que ceux dont disposaient les promoteurs de la discrimination biologique au XIXème siècle ; ainsi la nanotechnologie, la biotechnologie, l’IA et les sciences cognitives (NBIC).
Des apprentis sorciers, davantage soucieux de se voir nobélisés et s’enrichir, prennent tous les risques à vouloir reprogrammer certains anneaux de la chaîne carbonée de l’arborescence humaine, par la voie de vaccins expérimentaux ou d’implants pour un eugénisme sélectif, mais aussi pour fabriquer des êtres bioniques hybrides, dit « augmentés » (Voir p. 203 et 204, « La guerre, trajectoire d’un fou », en bibliographie in fine). Ici, nous frôlons le vieux rêve du transhumanisme pour une nature transcendée, en passant par la robot-éthique, d’où le téléchargement de l’esprit. Ce que Dame-nature aura mis de 600 000 ans (l’Homo rhodesiensis) à 7 millions d’années (Toumaï en passant par Lucy) à assembler, et à corriger, pour obtenir l’être parfait d’un l’Homos sapiens, le risque est grand de laisser des fous de laboratoire s’exercer à le bricoler, dans la précipitation d’expériences hasardeuses.
Ne voyons-nous pas se préciser la grande culbute d’un jeu de dominos, ou chaque pièce choit les unes sur les autres, dans cette improbable déliquescence génomique de l’hominide connu, qui se morcellerait jusqu’à sa désintégration en cascade ? Une mort Arn/Adn programmée de l’espèce, ainsi l’agent « X » serait alors comparable à une autodestruction de l’horloge cellulaire (apoptose). Un autre suicide programmé est en route, ainsi le collectivisme qui installe une mort sociale chez l’individu. Une autre forme de suicide est en voie de disloquer la société dite « 2.0 » ; l’illectronisme qui déjà frappe plus du quart de la société civile. Ces laissés-pour-compte iront grossir les rangs de l’indigence sociale et binaire ; une partie congrue de la société qui se perdra dans l’assistanat des hordes d’handicapés numériques.
Comprendra qui voudra, mais le progressisme de Macron, ce n’est pas le progrès ni quelque fore de libéralisme, sinon une porte discriminatoire qui se referme sur les libertés et les droits essentiels. De cette ruche d’insectes serviles, le mondialisme s’en fait une armée de domestiques rampants, en commençant par atrophier mentalement les citoyens à l’aide de benzodiazépines, car jamais la drogue n’a autant circulé depuis le « libéralisme » de Macron. L’humain, sera quelque peu désinstallé de sa propre existence. Il y perdra ostensiblement son autonomie, et son truisme le décalera de sa propre réalité. Ce qui lui restera d’individuel au citoyen, d’intelligence dédiée et artistique dans une société « 2.0 » augmentée « 4.0 », lui sera arraché puis reformaté par des liaisons quantiques, lesquelles puiseront dans ses dernières aptitudes sociales pour lui apprendre à communiquer et à se comporter autrement, par le biais d’une connectique intégrée ; signifiée ou implantée.
La matrice numérique sera la nouvelle chaîne carbonée du futur avatar humain ; une carnation privative de développement distinctif, qui ne sera pas celui de Charles Darwin ou de Jean-Baptiste de Lamarck, car l’évolution du langage binaire ne sera jamais un progrès, ni une intégration accessible pour tous. Ce goulot d’étranglement participe déjà de l’isolement physiologique, mental et social d’un nombre considérable de nos concitoyens, lesquels ne peuvent plus avancer ni se développer au même rythme que les autres plus jeunes et affranchis pour le moment, sachant que l’âge avancé remet souvent les compteurs à zéro. Ce numérique, entravé de pièges d’accès et de fonctionnement, promet un devenir réducteur de savoir, de talent, de lyrisme, de mélodie ou d’inclination ontologique.
Les valeurs des arts et du savoir peuvent souffrir de dégénérescence, dès lors qu’elles sont confiées ou préférées aux machines dotées de l’IA. Ce transfère participe au vacuum cérébral des populations dépossédées de leur potentiel et de leur énergie, d’où la régression de leur imaginaire et talent créatif. Cette atrophie, par désinhibition émotionnelle et de non-recours aux capacités intérieures, fabrique des laissés-pour-compte, lesquelles, en l’absence de volonté, s’installent dans la facilité puis s’étiolent jusqu’à sombrer dans la marginalité. Par ce glissement, bien des personnes inactives ou déprimées finissent par quitter le monde stressant de l’informatique, sinon les uns par désintérêt, les autres overbookés et rattrapés par le burn-out, vont s’essayer dans l’élevage ou l’agriculture, où un autre échec pour beaucoup les attend par méconnaissance des métiers ruraux.
Macron a déjà cimenté sur le sol de France les précurseurs de ce déclin des valeurs et de la convivialité professionnelle, notamment en incitant les salariés au télétravail, ainsi durant la crise dite sanitaire. Pire encore, ce régime instaura la discrimination sociale dans toutes les corporations, mais aussi dans la vie de tous les jours avec l’application QR Code TousAntiCovid. Le mensonge et la félonie ayant été numérisés sur les smartphones, les citoyens ne pouvaient que s’y aligner et y croire afin de pouvoir disposer de leur liberté et leur droit de vivre, précisément par cette mascarade. La forfaiture de l’Exécutif, usa de la contrainte et se servit de la délation pour parvenir à ses fins, en plaçant les citoyens dos à dos pour des motifs controuvés de vaccination.
Alors que cette prophylaxie expérimentale prouva qu’elle n’avait jamais endigué la contamination, les menteries politiques fusèrent, se multiplièrent jusqu’à s’ouvrir à la réalité la plus faisandée d’une corruption à grande échelle ; tout cela à l’aide de l’application QR Code TAC. Ce pourquoi le « faux » se fait l’axiome du vrai, et que le « mal » augure l’eschatologie du bien. En l’occurrence, les communications numériques sont ainsi capables de produire et de transmettre à grande échelle les plus ignobles menteries politiques de l’histoire des corruptions d’États. Plus loin encore, par cette dichotomie tronquée, cette société « 2.0. » reformatée « 4.0 » procèdera au choix préalable des besoins signifiés, voire imposés à travers des normes, dès lors que la volition individuelle des sujets sera placée sous l’influence globale d’une politique centralisée. L’IA aura pour fonction d’imprégner le cortex des citoyens subjugués, d’idéations et d’envies préalablement encadrées, et plus rien de personnel ne sortira de ce cloaque collectif.
À SUIVRE
Daniel Desurvire
Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).
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Copyright obligatoire en cas de citation ou de transmission de cet article, vous pouvez le copier: Daniel Desurvire pour Observatoire du MENSONGE
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Image de couverture par Alexandra_Koch de Pixabay

Sommaire :
A – Quand le paradigme de la mondialisation sert de passerelle, pour confisquer à la Nation sa dignité, les droits universels et les valeurs essentielles
a) L’information, le droit d’expression et les données privées sous contrôle de l’IA par une autorité de régulation inconstitutionnelle, correspond à un viol de tous les postulats fondateurs de la démocratie
b) Entre boniments et pantalonnades, l’État-Macron navigue avec aisance dans la boue politique de gauche
B – Le basculement des valeurs, sociales et politiques, tient à la fragilité de la perception des électeurs
C – L’idiosyncrasie d’une figure contemporaine restera en mémoire, celle du dernier des rois maudits
D – L’univers concentrationnaire, vu sous la lentille de l’IA, injectée d’algorithmes d’intrusion dans l’âme humaine
E – Le monde « 2.0 » insensible au bonheur et à l’illectronisme, mais actif en termes d’inquisition, de piratages des données et du viol de la vie privée
F – Débauche morale, dérive des technologies, viols des institutions et reformatage du langage ; la social-démocratie en route pour une idéologie d’effacement
G – L’anthropotechnie, où l’homme augmenté devient la machine
H – La dépossession de l’identité et du libre-arbitre du citoyen d’Occident, doit en passer par un mondialisme collectiviste sous dictature algorithmique
I – La mise à sac du cerveau humain et la vaporisation des droits naturels par le matraquage médiatique, via la puissance publique
J – Le numérique, à dimension quantique, manipule le cortex humain en lui injectant des algorithmes de déprogrammation
K – Je n’aime pas la société dans laquelle nous a enfermé l’État-Macron
L – Le pire est à venir
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