Par Ophélie Roque
🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷

🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷
Thomas, promoteur d’une « liberté d’esprit cosmique vers un nouvel âge réminiscent »
Thomas est, selon lui, à mi-chemin entre l’incarnation de Sartre et d’un melon. Soit. J’aurais plutôt dit qu’il était quelque part entre le cachet d’aspirine et le balai à chiottes mais ce n’est ici qu’une question de sensibilité. D’ailleurs, c’est bien simple, depuis Rael on n’a rien eu de mieux à se mettre sous la dent en termes de gourou !
Comme saint Sébastien (pas le modèle d’Andre Mantegna celui du clip éponyme d’Arielle Dombasle), il expose sa poitrine dénudée et tente d’attirer à lui les flèches du martyr. Ainsi que le miles gregarius (troufion de base de l’armée romaine), je devrais hausser les épaules et partir sans même décocher une flèche. Il dut bien y avoir dans cette campagne romaine, entre le bleu du ciel et les oscillations de l’herbe, des soldats qui refusèrent de participer au martyre. Hélas, on a tous au fond de nous une part féroce qui murmure : «Toi, mon coco, tu vas finir par l’avoir cette flèche que tu réclames tant et tu m’en diras des nouvelles. Bim, en plein dans le téton ! Maintenant chouine un peu et je me casse ».
Thomas Guénolé grandit à Nice dans un milieu familial plutôt de droite et effectue sa scolarité au sein de l’Institut Stanislas. Son parcours académique est tristement classique : diplômé en affaires publiques de Sciences Po puis de l’EM Lyon, il soutient ensuite un doctorat en science politique sur les partis du centre. Et c’est qu’il tient à son titre de docteur comme d’autre tiennent à la particule. La lui ôter serait le déposséder de tout son immense savoir car Thomas n’est pas un politique comme un autre. Oh que non ! C’est un fin penseur, un ordonnateur du grand tout, une sorte de Skippy en puissance, « nouveau maillon véhiculatoire de la pensée » et promoteur d’une « liberté d’esprit cosmique vers un nouvel âge réminiscent ». Bref, l’univers entier est contenu en son crâne.
Essayiste militant, il revendique l’héritage d’Emmanuel Todd et prône un engagement à la gauche de la gauche. Son œuvre au noir la plus emblématique (car je suis certaine qu’il est également grand alchimiste) reste Le Livre noir de la mondialisation qui attribue à cette dernière près de « 400 millions de morts » rien qu’entre 1992 et 2018. Nécromancien patenté, Thomas joue avec les corps et additionne aux 256 millions de morts « de maladies pourtant soignables », 69 millions de décès liés à la pollution en plus des 60 millions de victimes dues aux conditions de travail. Pourquoi pas en effet ? Mais dans ce cas, il faut être honnête en tout et penser à mettre dans la balance les effets positifs de ladite mondialisation (recul de l’extrême pauvreté, allongement de l’espérance de vie, baisse de la mortalité infantile…
Le docteur rejoint La France insoumise en 2017 et cofonde même l’« école de formation » à destination des militants du mouvement. On l’imagine bien parti pour une carrière de « maître à penser » mais la vie est décidemment chienne et son passage au sein du parti tourne court quand, en 2019, il fait l’objet d’un signalement pour harcèlement sexuel de la part d’une ancienne étudiante de Sciences Po. Ni une, ni deux, LFI préfère mettre fin à ce partenariat qui commence à sentir le souffre. Mais Thomas, persiste et signe, il conteste la procédure qu’il juge inique et affirme que ce malheureux signalement a servi de prétexte pour l’écarter au moment où il s’apprêtait à rendre publiques ses critiques sur le fonctionnement antidémocratique de LFI. Bref, une casserole quitte une autre casserole.
Mais là où Thomas (pardon, le professeur Guénolé) excelle c’est dans cette capacité à se mettre en scène comme un gamin qui déciderait de piquer une crise pile au niveau des caisses du supermarché. Prenons l’épisode de la « flottille pour Gaza ». Embarqué sur la Global Sumud Flotilla, sorte de Croisière s’amuse éco +, il est arrêté par la marine israélienne qui le torturera en lui donnant une couverture et un sandwich et décidera de tirer de ce périple avorté un spectacle (sobrement intitulé Un Bateau pour Gaza) présenté comme étant le « témoignage » de sa « traversée » et de son « emprisonnement ». 25 euros la place quand même ! Dieu merci, les gens ne sont pas si bêtes et c’est devant une salle aux trois quarts vide qu’il se produira.
Mais las, les jours s’accumulent et avec eux ne cesse de s’approfondir cette tendance à l’auto-héroïsation compulsive. Il ne peut s’empêcher de vanter à qui passe devant lui ses immenses qualités intellectuelles et son interlocuteur se retrouve malgré lui obligé d’observer d’un air sceptique ce perpétuel auto-couronnement. Ubu mettant sur sa tête la couronne d’une galette des rois. Et des rois, il en a parfois les caprices fous, comme la fois où il dit vouloir « raser » la basilique du Sacré-Cœur qu’il qualifie de « merde meringuée géante ». Il faut dire aussi qu’en termes de « merde », il s’y connait. C’est aussi là une autre de ses innombrables expertises.

Ophélie Roque
Copyright obligatoire
en cas de citation ou de transmission de cet article, vous pouvez le copier:
Auteur de :

Nous aimons la liberté de publier : à vous de partager ! Ce texte est une Tribune Libre qui n’engage que son auteur donc en aucun cas Observatoire du MENSONGE

🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷
Nous vous remercions de nous soutenir en cliquant ICI
ou :

ou :
🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷
📺 📺 📺 📺 📺 📺 📺
Abonnez-vousgratuitementà notre chaîne en cliquant ICI
🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷
Article(s) à lire :


*** Pour tout abonnement en cadeau vous recevrez par mail un livre en PDF
🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷























Laisser un commentaire