Par Gérard-André Elles
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Monsieur s’étonne ! Ou Monsieur fait semblant de…
Monsieur ne trouve pas normal, en déplacement ce 26 octobre, à Marseille, qu’à six mois d’une élection présidentielle, le pays soit en état d’ébullition !
Cette ville qu’il affectionne tant, où la Marianne de l’hôtel de ville a été renversée et brisée par des racailles, le 17 octobre dernier -, le président de la République s’est donc lamenté sur l’état psychologique et nerveux du pays.
Pas normal, effectivement. À six mois d’une élection présidentielle, On aimerait surtout qu’elle se passe… normalement. Quand on voit l’extrême gauche et même la gauche qui manifestent parce qu’un parti organise son congrès et tient un grand meeting de lancement de campagne, on se dit que cela risque d’être ni très beau ni notamment, très normal.
Mais qu’est-ce qui est encore normal, en France… Après bientôt dix ans de macronisme, une France qui croule et crève sous le poids des normes, rien n’est plus vraiment normal.
L’Histoire retiendra sans doute que Macron, lui-même, était une anormalité. On ne parle pas de sa vie privée, bien entendu – chacun sa vie et son truc -, mais, si l’on excepte le général de Gaulle, qui est hors catégorie, Emmanuel Macron aura été le seul chef de l’État de la Ve République à n’avoir jamais été élu avant d’accéder à la fonction suprême : pas député, pas conseiller d’une de nos nombreuses collectivités territoriales, même pas conseiller municipal ; des mandats qui sont autant d’occasions de comprendre, sentir le pays et les aspirations de ses citoyens.
Ah ! Vous pouvez vérifier : tous nos Présidents, depuis 1969, avaient tenu des fonctions électives locales. Tous. Alors, que révèlent les propos d’Emmanuel Macron, venu constater à Marseille l’ampleur des dégâts ? Son aveuglement et sa surdité ? Peut-être. Son cynisme ? Probablement. Un peu de tout ça, aussi. Néron à l’Élysée ?
Mais dans quel monde vit-il ? C’est sûr qu’entre l’Élysée et le Touquet, ou depuis les avions qui l’emmènent dans ses trop nombreux voyages, il ne voit pas ce qui se passe en bas. Ne dit-on pas aussi que le coq chante même les pattes dans le fumier ! Et, le coq s’étonne, mais il y a longtemps que le fermier a compris la situation dans laquelle il a mis sa ferme.
Je vous invite à relire la fable ci-dessous :
LE RENARD ET LE BUSTE
Les Grands, pour la plupart, sont masques de théâtre ;
Leur apparence impose au vulgaire idolâtre.
L’âne n’en sait juger que par ce qu’il en voit :
Le Renard, au contraire, à fond les examine,
Les tourne de tout sens ; et, quand il s’aperçoit que leur fait n’est que bonne mine,
Il leur applique un mot qu’un Buste de héros lui fit dire fort à propos.
C’était un Buste creux, et plus grand que nature.
Le Renard, en louant l’effort de la sculpture « Belle tête, dit-il, mais de cervelle point. »
Combien de grands Seigneurs sont Bustes en ce point !
LA FONTAINE

Gérard-André Elles
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Gérard-André Elles pour Observatoire du MENSONGE
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M comme méprisant
A comme arrogant
C comme contradictoire
R comme rusé
O comme orgueilleux
N comme narcissique
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