Les inconsistants


Parmi l’ensemble de tous les militants, politiques ou associatifs, on peut aisément distinguer ceux qui croient sincèrement à leur engagement, ceux qui, pour diverses raisons, font semblant d’y croire et ceux qui croient qu’ils croient.

Pour l’instant, nous ne voyons que le pire de l’ancien.

Les inconsistants

Par Claude Picard

Parmi l’ensemble de tous les militants, politiques ou associatifs, on peut aisément distinguer ceux qui croient sincèrement à leur engagement, ceux qui, pour diverses raisons, font semblant d’y croire et ceux qui croient qu’ils croient.
Cette dernière catégorie est la plus velléitaire, la plus instable et la plus capricieuse.
Il faut s’en méfier comme de la peste.
Un jour, ils aiment à la folie et le lendemain, déçu d’un rien parce que trop sensibles ou inconséquents, devenant revanchards, ils peuvent être simplement exécrables ou franchement malveillants.
Quel qu’en soit l’aboutissement, à partir de là, ils s’imaginent en cavalier blanc, lavant leur désappointement dans une colère indicible et surtout inappropriée, pour faire payer, à tous les autres, l’irresponsabilité avec laquelle, eux, les vertueux, s’étaient engagés.
En politique où le sens de l’intelligence des faits devrait être plus aiguisé qu’ailleurs, les raisons d’un divorce sont souvent à sens unique, même si elles sont toujours à partager entre des protagonistes qui a priori, sont parfaitement informés. Soit on milite pour une cause en s’étant bien préparé, soit on a rien à y faire. Surtout, dans ce cas, on ferme sa gueule !
Évidemment, dans toute une vie, on évolue et, en toute connaissance de cause, il arrive que l’on change de camp et d’idées.
Normal ! Ce qui n’est pas opportun, c’est de brûler et de vouer aux gémonies, sans discernement, ce que l’on avait adoré hier et ceux qui vous avaient apporté beaucoup. Quand on veut s’engager, il faut savoir faire la distinction entre ses désirs, les réalités du terrain et les situations politiques. Sinon, il vaut mieux rester en retrait.
Cela n’empêche pas d’avoir sa liberté d’expression et après tout, chacun a le droit de dire aussi des âneries.
L’essentiel de la parole d’un militant, pour soi-même et pour les autres, est la cohérence intime de son cheminement idéologique.
Un citoyen qui brouille les pistes, volontairement ou pas, n’a jamais rien apporté à personne, ni à la société.
On peut, bien sûr, changer d’avis, mais le désordre des idées n’est pas l’archétype idéal pour affirmer son attachement à une cause.
Si l’on n’a pas une idée précise du sujet que l’on prétend soutenir, il y a fort à parier que l’on va se fourvoyer.
Et pas qu’un peu !
D’un parcours tortueux et désordonné, rien de bon ne sortira pour personne. Ni pour le militant, ni pour l‘idéologie qu’il prétend défendre. Évidemment, il y a aussi des engagements qui peuvent être trahis par la cause elle-même. Qui, aux prises avec certaines réalités, se révèle être une légende. Car il y a des mouvements politiques qui partent à la dérive et qui, de compromis en compromissions, s’effilochent jusqu’à devenir inaudibles. Cela dit, tous les partis politiques ou mouvements associatifs, sont voués, un jour ou l’autre, à disparaître ou tout au moins à évoluer au point de ne plus représenter le sens initial de leur conception.
Mais c’est l’inconsistance des militants qui reste le grand fléau pour tous les mouvements politiques ou associatifs.
Heureusement, cette faiblesse est souvent contrebalancée par l’efficacité idéologique de ses cadres, mais quelquefois cela ne suffit plus. Et c’est là que l’on touche du doigt la nécessité d’exercer, en permanence, une indispensable formation auprès des militants.
Même a minima !
Beaucoup de mouvements ou d’associations sont partis à vau- l’eau, faute d’avoir pratiqué ce principe de base. Trop facile, après, d’accuser un tel ou un tel de trahison. Trop facile de jouer au martyr quand on a, soi-même, manqué cruellement de convictions profondes. Une opinion qui n’est pas portée loyalement par ses membres ne peut aboutir à son objectif.
Méfions-nous des enthousiastes qui ne marchent qu’à l’émotion ou à l’excitation du moment.

Claude Picard

Auteur de Un colonialisme qui ne dit pas son nom
La politique de l’autruche
Politiquement pervers
La France avachie

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Claude Picard pour Observatoire du MENSONGE

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La censure est en marche.

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4 commentaires

  1. La France  »molle et trouillarde » ne résulte pas d’un coup de baguette magique. Ces Français qui ne savent plus très bien ou ils en sont résulte d’une politique menée par nombre de nos dirigeants, à un peu tous les niveaux, qui depuis des décennies obéissent aux lobbys financiers et cherchent à transformer des citoyens responsables et avisés en consommateurs décervelés. Le paradoxe de notre système électoral débouche sur l’élection d’un Président, en l’occurrence Mr. MACRON, pour le dernier, avec les voix d’une petite minorité de Français et permet de la sorte d’imposer à la grande majorité de ces derniers des lois et décrets pas forcément bien venus. Le vote blanc devrait être décompté. De temps en temps des  »gilets jaunes » se rebiffent, ce qui tendrait à démontrer que tous les Français ne sont pas forcément trouillards.

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  2. Les Français sont inconséquents. ce qui explique que l’on ait un président aussi mauvais. Il fait illusion en prenant les gens pour des imbéciles.

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    1. Malheureusement vous avez totalement raison et ce n’est pas un mou du genre Christian Jacob qui va ranimer la droite… Encore moins si c’est Guillaume Larrivé, Macron compatible…

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