Rebondir 6


Si les petites et moyennes entreprise (PME) ne changent pas leur façon de procéder, la crise risque fort de les dévorer.

Rebondir

Par Robert Coignard

Chapitre 6

E- La PME suite à une crise
« Les entrepreneurs ont besoin de plus », écrit Claude Martel au sujet de l’aide gouvernementale.
La crise économique occasionnée par la pandémie de la COVID-19 est sans précédent.
Il y a deux semaines à peine, le ministre Eric Girard a déposé à l’Assemblée nationale un budget comptant sur des surplus.
(Publié le 25 mars 2020 à 13h00)
CLAUDE MARTEL, PRESIDENT D’INNO-CENTRE (QUEBEC)
Début mars, les journaux titraient que le Québec avait un taux de chômage de 4,5 %, le plus bas depuis 1966 ! Il y a quelques jours à peine, le principal défi de croissance de nos entreprises se résumait à un défi de main-d’œuvre. On gagnait en productivité, en croissance économique et en richesse collective !
Et pourtant, en quelques jours, tout s’est effondré. La pandémie de la COVID-19 nous a frappés de plein fouet. Aujourd’hui, près de 1 million de Canadiens ont déposé leur demande à l’assurance-emploi. Les PME de toute taille et de tous les secteurs annoncent des mises à pied qu’on espère temporaires. Cette crise sanitaire met à rude épreuve des industries, des modèles d’affaires et jette à l’eau bien des plans de croissance. Le Québec est au ralenti, notre économie est sous le choc.
Mais, heureusement, nos entrepreneurs font instinctivement preuve d’une grande résilience, peu importe le contexte. En effet, il s’agit de la plus grande qualité des hommes et des femmes d’affaires.
Ils se mettent rapidement en « mode survie ». Après avoir absorbé le choc, c’est l’heure de la gestion de la crise. Des décisions difficiles, voire déchirantes devront être rapidement prises pour juguler l’hémorragie, mettre sur pied un nouveau plan de match et traverser la tempête. Ils prennent ces décisions avec le sentiment de porter le poids du monde sur leurs épaules : des employés et leurs familles, des fournisseurs et des clients qui comptent sur eux.
Pour certains, cette période difficile sera l’occasion de revoir leur modèle d’affaires, une pause pour mieux rebondir, une occasion d’innover. La détresse laissera bientôt place à l’adrénaline. Après le choc, c’est la détermination.
Nos PME ont une incroyable capacité d’adaptation.
Plusieurs ont le réflexe bien aiguisé de réagir vite et de réagir bien. Certaines ont déjà adapté leurs chaînes de production pour répondre aux besoins du moment.
Citons par exemple Pur Vodka et Adfast Corp, qui laissent respectivement de côté la production de vodka et d’isolants industriels pour produire… des gels antiseptiques.
Ces entrepreneurs ne contribuent pas uniquement à faire face aux besoins sanitaires du pays ; ils permettent aussi de maintenir des emplois si précieux à l’heure où le Québec est au ralenti.
L’aide des gouvernements
Nos gouvernements ont annoncé une première série de mesures pour aider les PME à atténuer les impacts financiers à court terme, et c’est très bien.
Toutefois, les entrepreneurs ont besoin de plus : ils ont besoin d’accompagnement pour passer à l’action tant en matière de gestion de la trésorerie, de restructuration, d’approvisionnement que de distribution, d’organisation du travail, de commercialisation (vente en ligne), etc.
Même les héros ont parfois besoin d’aide… soutenons-les, et ça va bien aller.
F- Et si la France devenait une PME nation ?
« Les Forces Françaises de l’Industrie » le premier accélérateur de PME en France (Floriane, dans INFOS NATIONALES)
C’est le défi que se lancent les Forces Françaises de l’Industrie, Club d’entrepreneurs fondé en 2019 par Laurent Moisson, Gilles Attaf et Emmanuel Deleau, en créant le tout premier accélérateur de PME en France.
S’inspirer du modèle de la start-up nation
Ces dix dernières années, la France a réussi à développer un écosystème propre aux start-up composé d’incubateurs, de financiers, d’experts, prêt à prendre des risques avec les entrepreneurs qu’il accompagne.
Le résultat a été spectaculaire : en quelques années, la place de Paris est devenue dans ce secteur la première en Europe, devant Londres et Berlin.
Si l’émergence rapide d’un tel écosystème a été possible pour les start-up, il est possible de faire de même pour les PME plus traditionnelles.
Il y a en France beaucoup de PME et des grands groupes très performants, mais deux fois moins d’ETI qu’en Allemagne, en Italie ou en Angleterre.
Or, ce sont les ETI qui investissent, embauchent, forment, exportent, innovent. Les plus petites entreprises sont trop fragiles et les très grandes, déjà largement mondialisés.
La France dispose de plus d’une excellente réputation dans de nombreux secteurs pour lesquels produire Français est perçu comme à l’international un avantage : mode, luxe, gastronomie & agro-alimentaire, design, tourisme, automobile, aéronautique, ferroviaire…
C’est pourquoi les membres des Forces Françaises de l’Industrie sont convaincus qu’il faut appliquer aux PME traditionnelles certaines recettes qui ont fait leurs preuves avec les start-up : il faut leur donner les moyens d’investir massivement dans la technologie et dans les ressources humaines pour s’entourer des meilleurs experts, dès leurs débuts.
Et cela, afin de se développer vite et d’atteindre rapidement une taille critique qui va leur permettre de dégager des bénéfices tout en continuant d’investir, de se développer et d’innover. Miser sur les PME en leur donnant les moyens de grandir est un axe incontournable de la réindustrialisation française.
Le tout premier accélérateur de PME
Pour atteindre cet objectif, les Forces Françaises de l’industrie se mobilisent et lancent rue Muller, à Paris (18ème), un lieu d’un genre inédit dédié à l’accélération des PME Made in France.
Ces locaux rassembleront :
Des entrepreneurs en devenir, qui travaillent encore à leur projet, De jeunes entreprises qui démarrent, Des PME et ETI déjà établies,
Des financiers désireux de s’investir dans des projets Made In France, Des Professionnels de grands groupes qui viennent transmettre, accompagner, coacher en faisant profiter les entrepreneurs de leur savoir-faire,
Des partenaires spécialisés en accélération d’entreprises, Des professionnels en intérim management, formateurs ou coaches…
Par ailleurs, et parce qu’il faut encore convaincre que l’épargne des Français doit être plus souvent investie dans l’économie réelle, des partenariats ont été établis avec des fonds d’investissement afin qu’ils puissent étudier les dossiers des membres qui recherchent un partenaire financier, un actionnaire, un repreneur…
Cet accélérateur est le premier d’un réseau actuellement en cours de développement en régions.
Les FFI souhaitent par ailleurs aider les PME françaises à rayonner à l’international : des contacts sont déjà en cours dans différents pays européens afin de faciliter la conquête de nouveaux marchés.
Et ensuite, après les frayeurs de la crise majeure, les doutes au redémarrage ne sont plus que « souvenirs d’une faiblesse passagère »
La « Gestion prévisionnelle des vulnérabilités (risques détectés) », puis la « gestion de crise majeure » (ainsi « Le Chef de projet de la cellule de crise » adapté à l’entité (Hommes et « raison d’être ») se doivent de réaliser la « mise au point » de la « communication interne » entre le « Pilote général et ses Hommes clés ». Les « Revues de questions périodiques » et leur protocole rodé très efficace… sont à « faire vivre » périodiquement, en « rituel créatif » partagé entre le Pilote de l’entité et ses « Hommes clés.
(Prémices d’une « Intelligence collective » pour que « tous rament naturellement dans le même sens »)
Une opportunité extraordinaire se présente depuis peu:
(Afin de « mettre des fers au feu » demain !)
Une « automatisation généralisée » s’annonce dans les 5 à 10 ans qui viennent pour un grand nombre d’activités employant actuellement de nombreux Humains.
En effet les « robots » sont de plus en plus performants (Intelligence Artificielle oblige) et de moins en moins onéreux (le grand nombre produit et la concurrence entre constructeurs faisant baisser les prix).
Cette « vague importante » est prévisible dans les 5 à 10 ans… C’est demain!
Il ne faut pas perdre de temps pour former les « Hommes clés » qui seront nécessaires partout (produits, services, administrations dont les « Bras Armés », le médical, l’agroalimentaire, et contrôles, simulations, expertises, recherches, etc.).
Prévoir cela 5 ans avant est une « opportunité fabuleuse » à prendre en compte dès maintenant .
(Et en profiter pour « mettre plusieurs fers au feu » en les peaufinant au fil des évolutions d’ici 5 à 10 ans pour devenir capable de « tirer juste » quand le « moment opportun » se présentera!).

À suivre

Robert Coignard


(Ingénieur Conservatoire National des Arts et Métiers) (DEA images et communications – Labo. IMAC de Paris Nord) (Euring : Ingénieur européen FEANI)


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Un commentaire

  1. Tout ça c’est bien beau, mais avec le port obligatoire du masque en centre-ville, je peux vous dire que les commerçants de ces zones ne sont pas près de me revoir. Alors qu’ils continuent à appliquer sans broncher les consignes du pouvoir … Au final, ce sont eux qui vont payer et pas les branlots de hauts fonctionnaires qui, pendant tout ce cirque, conservent l’intégralité de leur traitement. Maintenant, quand je suis obligé d’aller faire mes courses en lieu clos (grande surface), j’y vais avec un masque jaune et gris qui doit rappeler beaucoup de choses à tout le monde.

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