Vers le pouvoir absolu ?

Notre président sait se travestir, au point de reléguer le célèbre transformiste, Fregoli, au rang de stagiaire habilleur. 
On est, effectivement, médusé par la facilité avec laquelle Macron,change de costume au gré des nécessités du moment. 

Vers le pouvoir absolu ?

Par Claude Picard

Notre président sait se travestir, au point de reléguer le célèbre transformiste, Fregoli*, au rang de stagiaire habilleur. 
On est, effectivement, médusé par la facilité avec laquelle Macron change de costume au gré des nécessités du moment. Dans ces circonstances, le « en même temps » jupitérien atteint des paliers indigestes et Macron devient le roi de l’entourloupe. Invariablement, il dit tout et son contraire avec un aplomb confondant et sans, jamais, aucune disculpation pour une quelconque bourde ou maladresse. Cela n’est bon que pour le peuple français qu’il force, en permanence, à se repentir de fautes historiques pas forcément blâmables au présent. La culpabilisation des autres est la façon pratique de gouverner par intercalation, en faisant oublier sa propre responsabilité sur d’autres questions et l’on fait passer le : « ce n’est pas moi, c’est l’autre » pour vite discourir inutilement. Très astucieux ! 

Ce système ne fait illusion qu’une courte période et ne peut que satisfaire les gogos qui n’ont toujours pas compris la combine. Ces derniers ont, généralement, besoin de prendre beaucoup de coups avant de se positionner. Néanmoins, Macron n’a pas séduit que des imbéciles : sa jeunesse, son côté beau gosse charmeur, son dynamisme apparent, tout cela pouvait en séduire plus d’un et d’autres, jusqu’à en perdre la raison, en osant faire le parallèle avec Alexandre le Grand… 
Seuls, les vieux routards ou les introspectifs de la politique avaient compris la tactique du jeune ambitieux bien avant son élection à la présidence de la République – dès sa nomination au poste de ministre de l’Économie du gouvernement Hollande. Ses actions à ce poste laissaient déjà présager toutes ses ambivalences. Mais il faudra encore un peu de temps au temps pour décanter toutes ses oscillations politiciennes. 

 

Le pire de ce Macron déguisé, de cette fausseté politique, c’est qu’il détient toutes les manettes d’une République déjà considérablement affaiblie par des prédécesseurs peu scrupuleux. Il parachève l’œuvre entreprise en amplifiant toutes les fractures, car l’homme, par sa personnalité capricieuse et ses tergiversations intrinsèques, est particulièrement clivant. Comme un éléphant dans un jeu de quilles, il bouscule les certitudes sans rien proposer de rassurant, alors que la France a, plus que jamais, besoin de retrouver ses principes fondamentaux. Le néolibéralisme présenté par Macron est à rebours des impératifs économiques actuels. Les Français ont besoin de protectionnisme et de sécurité. Ils ont besoin de constance et d’assiduité. Macron, par sa vacuité, n’est pas apaisant. Loin de là ! Ses ministres, pas plus ! Quand le peuple est enfermé dans un confinement sans logique et que son ministre de l’Intérieur jubile parce qu’il peut annoncer, fièrement, qu’il a fait verbaliser 2 200 000 de personnes, pas totalement rebelles, il y a de quoi déprimer. Au passage, précisons que cela a rapporté à l’État, 297 000 000 € ! Évidemment, vu sous cet angle, c’est gratifiant. Mais pas pour les Français qui subissent, comme souvent, la double peine. Double peine qui, par contre, est rarement, appliquer aux voyous, petits ou grands. Fabriquer un monde à l’envers est le propre de la République depuis déjà un bon bout de temps ; avec Macron à la tête de l’État, cela s’est nettement accentué. Et l’on n’est pas sorti de l’auberge ! 

Les diversions présidentielles sont trop voyantes et trop nombreuses pour ne pas s’interroger sur la finalité recherchée, autre que conjoncturelle. La piste d’une personnalité probablement infantile, trouble et tortueuse du Macron Président, n’est pas à négliger quand il s’agit de l’avenir de la France. Car, en continuant à être gouverné par un tel homme, le pays va chuter dans un chaos totalitaire qui risque de l’entraîner vers une dérive fatale. La réélection de Macron, l’année prochaine, serait un malheur pire que l’enfermement actuel, car, cette fois, la privation des libertés sera irrévocable. Sans retour possible ! La tentation dictatoriale est trop prégnante chez cet homme. Et ce ne sont pas ses mises en scène et ses diversions incessantes qui pourront cacher ce qui semble être de plus en plus évident : Macron a attrapé le virus du pouvoir absolu ! Ce pouvoir qu’il a déjà et qu’il veut garder. Définitivement, sans partage !

Claude Picard


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  • *Leopoldo Fregoli (né le 2 juillet 1867 à Rome et mort le 26 novembre 1936 à Viareggio) est un acteur et un artiste italien, ventriloque et musicien, réputé pour ses changements de costumes très rapides, un transformiste qui a été jusqu’à interpréter cent rôles costumés dans le même spectacle.

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2 commentaires

  1. Vous avez raison de signaler que Macron a attrapé le virus du pouvoir absolu. Espérons que les prochaines élections, les Régionales, servent à lui montrer qu’un peuple existe toujours en France.

  2. Pourquoi le titre est-il interrogatif ? car, en vérité, nous sommes dans une dictature, certes molle, mais dictature quand même.

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