Par effraction et pour notre malheur

II est assez facile de parfaire une opinion. La propagande intensive et le bourrage de crâne font le reste.

Par effraction et pour notre malheur

Par Claude Picard

Depuis l’avènement de la Cinquième République, élu au suffrage universel, directement par le peuple, le président est, de ce fait, indéniablement légitime. En pratique !
Sauf que, quelquefois, le peuple peut être manipulé de toutes les manières possibles par des forces économiques, ou plus obscures, qui interviennent en amont. Trucages ?
Pas forcément, mais il suffit que les médias, dans leur ensemble, acceptent de se mettre au service d’un candidat pour que celui-ci ait toutes les chances de l’emporter. Avec l’audience et le pouvoir que ces médias ont dans la société française, il est assez facile de parfaire une opinion. La propagande intensive et le bourrage de crâne font le reste. Il semblerait que l’élection de Macron soit le résultat de cette équation abusive. Ce président de conjoncture, ne s’est-il pas qualifié, lui-même, de « fruit d’une forme de brutalité de l’histoire, d’une effraction » ? 
N’est-il pas suffisamment narcissique pour bien comprendre, tout ce qui se rapporte à sa petite personne ? Sur le sujet – c’est bien le seul – il est très clairvoyant !

 

Arrogant, très imbu de lui-même, ayant un ego surdimensionné en se plaçant, moralement, bien au-dessus de ses administrés dont le sort ne l’intéresse guère, Macron resta, dans l’histoire, une parenthèse douloureuse pour le peuple. Pour la France, c’est, tout simplement, un désastre ! Et une honte ! Ne serait-ce que parce qu’il a, constamment, ridiculisé sa fonction en hystérisant une émotion complètement déplacée qui a réglementé toutes ses pensées et tous ses actes. À la tête d’un pays, un dirigeant, en toutes circonstances, ne doit-il pas garder la tête froide ? Son discernement ne peut, en aucun cas, s’altérer dans une sensiblerie puérile. Malheureusement, Macron reste un adolescent attardé et pour le président qu’il est, ce manque de maturité est dramatique. Par ses pitreries incessantes, en passant, pour rappel, par la fête – débridée – de la musique à l’Élysée en 2018 et de sa pose enlacée avec deux jeunes, faisant un doigt d’honneur, à l’île Saint-Martin, toujours en 2018, ou, dernièrement, lors d’une rencontre organisée avec deux jeunes humoristes du Net, Mcfy et Carlito où, là, il se ridiculisa en employant un langage ordinaire pour se mettre à la portée de ses interlocuteurs, qui étaient, probablement, moins communs qu’il ne l’imaginait, Macron dévalorise avec constance l’exercice présidentiel. Son ancien ami, Philippe de Villiers, ne le nomme-t-il pas « le pitre de la République » ?

Ses frasques l’empêchent d’admettre le réel, de voir les évidences et l’obligent, perpétuellement, à réagir à contretemps ou à rebours. Il ne peut répondre aux problèmes d’actualité, que par une communication passive, néanmoins intensive, mais qui n’incarne pas la France et encore moins, les préoccupations des Français. Macron se comporte en directeur d’administration parce qu’il n’a toujours pas assimilé le rôle d’un président de la République, surtout de la Cinquième République, qui oblige à garder une certaine distance protocolaire envers ses administrés, mais qui, en même temps, oblige à estimer les corps constitués et les exercices régaliens. Avec, Macron, on est loin de cette rectitude ! À force de tout désacraliser, de tout excuser et de tout édulcorer, ce président, digne représentant de l’idéologie post-soixante-huitarde, ne sait plus, aujourd’hui, à quelle distance se tenir. Jusqu’à se retrouver à portée d’une gifle !

Mais il n’est pas le seul à ne plus connaître la bienséance d’une fonction. Tous les dirigeants des partis traditionnels, de droite et de gauche, sont tombés dans le travers de la familiarité. Dans une France avide de repères, tous se sont fourvoyés en voulant paraître, à tout prix, progressistes ou transgressifs. Ils n’ont pas compris que le progressisme n’aboutit pas nécessairement au progrès ou que la transgression sans limites, ne les fera pas paraître plus proche du peuple. Tous ont oublié que le peuple a besoin de respect et que la société, dans son ensemble, n’a pas à se plier à des injonctions inappropriées. Dans un contexte sociétal très instable que la France subit depuis des décennies, mais qui s’est accentué avec la présidence Macron, les Français ont, plus que jamais, besoin de rigueur. Malheureusement, la gouvernance Macron a toujours ignoré cette valeur essentielle.

Claude Picard


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3 commentaires

  1. La gouvernance Macron ne gouverne rien. Le président se sert à outrance de sa fonction pour les prochaines élections et constater qu’un ministre en poste se permet des propos autant déplacés qu’outranciers, qui dans n’importe quelle démocratie lui aurait valu d’être démissionné, c’est scandaleux. Darmanin n’est plus à sa place d’autant qu’il est garant par son titre du bon déroulement des élections. Réveillez-vous !

  2. La France est fichue à l’image de ceux qu’elle a accepté pour la diriger qui sont nuls et incompétents. Je serais curieuse de connaître le véritable coût au final de cette crise sanitaire gérée par des incapables.

  3. La France est partie pour ne plus être la France et tout cela se fait dans l’indifférence et les Français vont même réélire aux Régionales ceux qui la détruisent sciemment.

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