Suicide démocratique

Où étaient les partis politiques pendant toute cette période de privation des libertés fondamentales ? Ces partis n’ont-ils pas été plutôt dociles pour admettre et accompagner toutes les mesures restrictives imposées par le gouvernement Macron ?

Suicide démocratique

Par Claude Picard

Quand un peuple transforme 65 % de votants en abstentionnistes, ce n’est pas par négligence ou parce qu’il a la tête ailleurs : il lance un avertissement ! Parce qu’il est en colère ! Et c’est toute la classe politique qui en subit les conséquences. Plus particulièrement, le Rassemblement national. Qui, de tous les partis, perd le plus de conseillers régionaux et de conseillers départementaux (142, au total).
Son implantation locale fond d’un tiers dans les régions et de moitié dans les départements. Ce n’est pas rien ! Surtout, à dix mois de l’élection présidentielle, c’est alarmant pour le parti de Marine Le Pen. D’autant que tous les observateurs donnaient le RN gagnant pour diriger quelques régions. Néanmoins, enterrer ce parti serait illusoire, car il représente trop d’exaspérations et d’impatiences pour que sa débâcle soit irréversible. Il n’en reste pas moins que l’avertissement est sévère. Pour les autres, aussi !

Évidemment, d’une façon ou d’une autre, on pourra toujours trouver de bonnes raisons aux citoyens qui ne sont pas allés voter. Beaucoup de justifications ont été avancées, une seule n’a jamais été abordée : la solitude des Français face à un confinement dur, le plus strict et le plus excessif d’Europe. Où étaient les partis politiques pendant toute cette période de privation des libertés fondamentales ? Ces partis n’ont-ils pas été plutôt dociles pour admettre et accompagner toutes les mesures restrictives imposées par le gouvernement Macron ?
Qui s’est élevé contre la folie tyrannique de ce gouvernement ? Un seul, il faut le reconnaître, a osé organiser des manifestations et a crié sur tous les plateaux télé son opposition à la dictature sanitaire : le parti des Patriotes et son président, Florian Philippot ! Avec, quelques fois, le soutien d’autres souverainistes. Jamais, le RN ! Pourtant, c’est peut-être là, plus précisément, que l’attendait son électorat… 

Pratiquement, tous les partis politiques ont failli pendant cette mortifère crise sanitaire. La mission première d’un parti, qui se veut démocratique, n’est-elle pas de promouvoir, à tout prix, toutes les libertés individuelles et collectives et de se battre pour qu’elles restent pérennes ? Pourquoi, presque tous se sont-ils alignés, plutôt docilement, sur les positions d’une dérive à la chinoise du gouvernement Macron ? Pourquoi ce gouvernement n’a-t-il pas choisi le modèle suédois, qui, au nom des libertés fondamentales, n’a rien imposé et qui, de ce fait, a pris en considération la maturité d’un peuple responsable ? « That is the question » ; c’est bien là que le bât blesse ! Quant à la médecine, dont l’objectif est de soigner, mais qui a été détournée de son rôle par des décisions politiques, elle s’entache de lourds soupçons de conflits d’intérêts. Qui restent à sanctionner, juridiquement ! Toujours est-il que le mal est fait et pour la population ce n’est pas un petit choc. Ceci plus cela, il y a de quoi perdre confiance en toutes nos élites et c’est la politique, cerise sur le gâteau, qui trinque ! 

Il faut toujours se méfier d’un peuple en colère. Pour l’instant, sa mauvaise humeur ne s’est traduite que par une abstention massive aux dernières élections, mais déjà c’est un rude réquisitoire. Si l’on n’y prend pas garde, cette terrible sanction politique risque de déboucher sur des problèmes beaucoup plus sérieux. Cela devrait faire réfléchir, d’abord et en premier lieu, les absentéistes eux-mêmes, car, s’ils persistent dans leur démarche, cela deviendra vite un vrai piège à cons. Qui profitera à qui ? À ceux qui ne veulent surtout pas que cela change et qui ne veulent surtout pas d’alternance démocratique ! Finalement, c’est tout le pays qui y perdra. Et qui s’enfoncera dans la chienlit.

Un avertissement, passe encore, mais la grève des urnes en permanence, alors là, bonjour les dégâts ! Car l’abstention reste, dans son orientation, un piège à cons et ce piège peut s’avérer bien pire qu’un changement politique, même s’il paraît aléatoire. 
Un peuple sans respirations démocratiques régulières risque l’asphyxie. 

Claude Picard


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5 commentaires

  1. Voter dans un système pervers c’est en être le complice. Les Français prennent conscience que leur démocratie n’est qu’un simulacre et que la réalité institutionnelle de leur pays ne correspond en rien au concept de démocratie : ils ne servent qu’à cautionner une dictature bourgeoise qui a pris le pouvoir en 1793 sous diverses appellations : république, empire, monarchie.

  2. Vous touchez le problème récurrent de l’absence d’opposition à Macron et à la gauche en général. Par contre, quand c’est la droite au pouvoir, la gauche l’attaque en permanence et sur tout.

    1. C’est bien ce que je pense et que je me tue à répéter autour de moi. Mais que c’est difficile.

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