II – La seconde guerre de l’État-Macron, un ennemi de la taille de 5977 têtes nucléaires*

(* « Nous sommes en guerre » ! Le verbatim du chef d’État, un leitmotiv réitéré six fois dans son discours du 16 mars 2020)

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Comment un régime présidentiel peut glisser en dictature

Par Daniel Desurvire

II – La seconde guerre de l’État-Macron, un ennemi de la taille de 5977 têtes nucléaires*

(*Bulletin of the Atomic Scientists of Chicago, Sage Publishing : la France dispose pour sa part de 290 têtes nucléaires).

En se posant en donneur de leçon face à Vladimir Poutine, Emmanuel Macron se joue la scène biblique de David contre Goliath (Samuel 17, 1:58). Tout d’un coup, l’ennemi de la taille d’un lilliputien prend la dimension d’un géant vingt fois plus imposant ! Voilà donc l’image que cherche à renvoyer ce patrouilleur de la morale à travers ses show médiatiques, pour plastronner devant les électeurs français sidérés. Aussi sordide que dangereux car irresponsable, cet inénarrable chef d’État se trémousse sur les planches une fois encore, mais dans la peau d’un tragédien, un Rodrigue cornélien recelant l’étymologie de la gloire et de la puissance. En apparaissant furtivement dans l’un de ses clips propagandistes, l’ambiance d’un thriller saisissant prophétise un Macron franc-tireur, mal rasé et harassé. Puis en toile de fond, des soldats en tenue de combat sur un spot Tv de recrutement prend aussitôt le relai sur ces mêmes écrans. Voilà l’affligeante posture que renvoie notre Présidence à l’international, en guise de prétendu pacificateur français, sous une étiquette plénipotentiaire ainsi galvaudée !

Après le scandale des vaccins, il fallut au chef d’État trouver un autre mobile pour relayer le climat anxiogène, entre psychose collective et hypocondrie, qui permet d’affaiblir le sens de discernement et de brouiller la lucidité des citoyens ainsi détournés de la réalité, à l’instar des attentats terroristes musulmans, pour faire accepter au peuple des lois liberticides jamais recevables en temps normal. En prétendant endosser la casquette de gendarme, tantôt belliciste tantôt pacifiste, selon l’humeur cyclothymique et les pulsions mégalomaniaques d’Emmanuel Macron, nombre d’interventions militaires furent déployées en Syrie (avril 2018), dans le Golfe persique (février 2020), en mer Méditerranée (Lybie, mars 2020), au Liban (août/sept. 2020), en Afghanistan (août 2021), sans oublier une guerre qui s’éternise au Mali. Pourtant, chacune de ces incursions en terre d’islam furent un échec, car le djihâd est partout, et les nébuleuses terroristes se succèdent et remplacent aussitôt celles de leurs coreligionnaires défaits.

Une fois épuisé les mascarades, mensonges et mystifications autour du virus et ses vaccins, c’est désormais en direction du conflit ukrainien que se joue le déshonneur de la Nation avec ses prétentions martiales à l’Est, car ce président éprouve un besoin compulsif de jouer la comédie et de s’inventer des scénarii catastrophes. En effet, la guerre intestine en Ukraine s’éternise depuis plus de huit ans, entre séparatistes russophones et loyalistes euromaïdan, nonobstant les accords de Minsk qui ont échoué après la reprise de ce conflit civil en septembre 2014. Jusqu’à la pénétration des chars russes en Ukraine le 24 février 2022, les embrasements internes à l’Ukraine tournaient spécifiquement autour de revendications territoriales des oblasts (Donestsk et Louhansk), avec pour résultat la séparation volontaire de la Crimée le 20 février 2014 et la guerre du Donbass le 6 avril de la même année. Autrement dit, la conscience internationale aura fait l’impasse sur les 13 000 morts recensés par l’ONU entre 2014 et 2020, mais pas sur l’ingérence militaire de Moscou pour mettre un terme à ce conflit intérieur, car jugée dangereusement expansionniste par l’Alliance Atlantique.

Pour mémoire,Il y eut des discussions en février 1990 entre le secrétaire d’État américain, James Baker et Mikhaïl Gorbatchev, à propos du statut de l’Allemagne réunifiée au sein de l’Otan. L’expression controversée « pas d’un pouce » existe bien dans une déclaration entre les deux protagonistes susvisés. Elle est tirée d’un mémorandum américain déclassifié. « Nous comprenons la nécessité de donner des assurances aux pays de l’Est. Si nous maintenons une présence dans une Allemagne qui fait partie de l’Otan, il n’y aura pas d’extension de la juridiction de l’Otan pour les forces de l’Otan d’un pouce à l’Est », indique ce document (Sources, Spiegel, CheckNews, Libération et Sud-Ouest). Ce pourquoi, cet accord, même s’il ne s’inscrit pas formellement au titre d’un traité onusien, doit être respecté à peine d’ouvrir la boîte de Pandore. Même si d’aucuns reprochent à Vladimir Poutine de s’adosser à un conservatisme historique ; ce clivage demeure un droit légitime, quant à refuser d’adhérer au paradigme mondialiste postulé par la social-démocratie occidentale.

De sorte que prendre parti pour l’un ou l’autre camp ne fait que jeter de l’huile sur le feu, en interférant dans un différend dont la France n’a ni la dimension géostratégique pour s’interposer, ni la légitimité géopolitique eu égard à un accord qui ne concerna que Donald Reagan et son homologue russe en leur temps. Il en ressort que la présidence française, la Commission européenne et les membres de l’Otan ne doivent en aucun cas prendre le risque de violer le Traité de désarmement Est-Ouest du 19 novembre 1990 entre les pays du Pacte de Varsovie et l’Alliance atlantique, au risque de ranimer le spectre de la guerre froide, face au géant de l’Est le plus redoutablement armé au monde. Il ne s’agit pas de pusillanimité, mais de bon sens, sachant que les exhortations et menaces n’auront aucune prise sur le chef du Kremlin et desserviront fatalement les intérêts ukrainiens.

Vraisemblablement enthousiasmé par les propos va-t-en-guerre de Joe Biden qui taxe Vladimir Poutine de « boucher », Emmanuel Macron en oublie que les États-Unis peuvent se permettre d’ajuster leur provocation, dès lors que cette superpuissance est dotée de moyens dissuasifs presque aussi important que la Russie, avec 5 428 têtes nucléaires ! En l’occurrence, le Congrès américain n’a jamais voté – pas même envisagé – une décision pour venir au secours de l’Europe de l’Ouest en cas de conflit généralisé de ce côté-là de l’Atlantique, car même à la tête de l’Otan, l’Amérique n’a pas davantage réagit militairement lorsque la Turquie, elle-même membre de l’Otan, a envahi la partie Nord-Est de Chypre durant l’été 1974.

Puis encore, exhumons d’une mémoire encore toute chaude de l’invasion turque de Royava en octobre 2019, où pas même la France n’est intervenue pour courir au secours des Kurdes de Syrie, lesquels ont pourtant permis la victoire contre Daesh sur le terrain aux côté des forces occidentales. Après le génocide arménien dès 1915 avec des massacres, déportations et marches de la mort ; l’envahissement d’une moitié du territoire chypriote et la spoliation de tous les biens des ressortissants de cette région ; c’est donc autour de cette région kurde d’être victime de persécution et de génocide, avec une épuration ethnique sans état d’âme des peuples de la région. Les forces du président Recep Tayyip Erdoğan sont entrées en Syrie sans intention de s’en retirer, bombardant les hôpitaux, assassinant les journalistes et faisant œuvre de razzia systématique, en provoquant l’exode de centaines de milliers d’autochtones. Or, les États-Unis ne bougent pas, n’exigent pas le retrait de la Turquie de l’Otan, parce que l’oncle Sam dispose de bases militaires dans cet État islamique. Ce pourquoi les alliances ne sont pas plus solides que dans un hyménée, et que les accords contractés entre les États ne garantissent pas plus de fidélité que dans un mariage.

Ne soyons donc pas dupes, non seulement l’histoire du 6 juin 1944 ne se répètera pas, mais bon nombre d’Américains ne savent même pas situer la France sur une mappemonde. Il serait grand temps qu’Emmanuel Macron ravale ses prétentions et sa morgue pour les replacer à l’endroit exacte de sa minable gestion du pays, avant de s’ériger tel un patron sur l’échiquier de la politique internationale. La longue période de 44 ans de guerre froide (entre le 26 mars 1947 au 26 décembre 1991), préluda ce que serait encore aujourd’hui un conflit majeur entre l’Europe et la Russie, sachant que la réciprocité de telles forces de dissuasion réduirait une hypothétique conflagration à l’échelle des forces stratégiques. Rien ne laisserait alors présager que les deux superpuissances, sans tenir compte de la Chine, de l’Inde et du Pakistan, s’affronteraient sur le terrain d’une guerre pas seulement mondiale, mais qui signerait la fin de l’humanité. L’Europe, nonobstant les forces nucléaires françaises et britanniques au milieu d’une hostilité euro-asiatique, prendrait alors tous les risques d’être sacrifiée pour éviter l’eschatologie, et l’Otan ne serait alors plus qu’une fin de non-recevoir pour la White House, à l’instar de Chypre et de Royava.

Il ne suffit pas d’avoir raison et d’imposer son bon droit ou sa morale, car toutes les guerres furent menées par de telles certitudes et impudences. L’impérieux demeure la paix, et la concorde se passe de partisanneries et de provocation, surtout venant de personnes qui n’ont pas connu les horreurs des bombardements. Aussi, rappelons l’essentiel à l’Est, lorsque la perestroïka, dont la Glasnost (démocratisation et transparence) qui précéda le démembrement de l’URSS, aura rétabli la souveraineté des États de l’Europe de l’Est, quoique chaotique dans les Balkans. Quant à l’annexion de la Crimée à la Russie, elle fut réclamée unitairement par les Gentilés de la péninsule, comme il en fut de Mayotte à la France le 31 mars 2011, nonobstant la réprobation de l’ONU et des États du Pacifique Sud. Ce parallèle placé en exergue ne saurait dédouaner la France de ses velléités expansionnistes encore récentes, et devrait plutôt insiter le chef d’État à modérer les actes de vandalisme et de rétorsion contre les intérêts russes, culturels, matériels et financiers depuis le territoire français.

Seule l’invasion Russe doit être condamnée par une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies – non par le Conseil de sécurité en raison du postulat d’unanimité – en vertu de la clause de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un pays souverain exprimée dans la Charte des Nations unies de 1945 : principe de l’indépendance des États ; un postulat coutumier et universel. Quant aux mimodrames pathétiques, ostracisme et relégations, boycotts, spoliations ou violations de biens privés de ressortissants russes, d’interdiction de représentations culturelles et de concerts contre des artistes portant un patronyme slave ; voilà bien autant d’incitations emmenées par une politique belliqueuse irresponsable contre cette puissante fédération asiatique. C’est ainsi qu’en France, les mercenaires inféodés à cette lugubre chasse aux sorcières font légion, alors que ces campagnes de dénigrement sont de nature à servir de cache-misère devant le déclin du pays sur tous les fronts. De sorte qu’entre la crise sanitaire et le conflit russo-ukrainien : même combat !

En ne cherchant pas à mettre fin aux agissements des agitateurs décervelés à commettre des actions injustes, ou à produire des propos et des attitudes hostiles contre des ressortissants qui n’y sont pour rien, la Présidence de la République se fait complice, voire incitatrice à de tels débordements. Roseline Bachelot, ministre de la Culture, aura ainsi déshonoré la France en promouvant ou en n’empêchant pas les proscriptions culturelles, ainsi la déprogrammation des concerts de l’orchestre du Théâtre Mariinsk avec Valery Gergiev, ou autre virtuoses devenus persona non grata pour le seul crime de disposer d’un passeport russe. Quant au chorégraphe Mitia Fedotenko, il fut contraint de choisir son camp pour ne pas être inquiété. Observons-là le produit malsain de responsables politiques incapables de discernement entre l’art et la politique, seulement versés dans le faire-valoir, le silence devant la rumeur, la délation ou l’embrasement par la haine, notamment à la veille d’élections nationales comme en France.

Plus navrant sur les plans diplomatiques et financiers, les conséquences des mesures d’embargo engagées par l’Exécutif français en osmose avec l’Otan et la Commission européenne, et dirigées contre la Russie (gel des avoirs, rupture des échanges…) nous reviennent comme un boomerang en France, notamment en faisant grimper les prix des carburants et en saignant l’économie nationale en termes d’importations prohibitives, désormais exclusivement négociables en roubles. Difficile, sinon improbable pour le pensionnaire de l’Élysée, intrigant et compassé, de rivaliser avec le joueur d’échec chevronné du Kremlin ! Ceci expliquant cela, le coût des énergies fossiles a explosé pour les Français victimes des gesticulations pitoyables de leur Président, tout en multipliant par trois le prix de l’éthanol qui pourtant n’est pas produit en Russie (Cqfd). Ici, Emmanuel Macron parodie un spectacle bouffon qui remonte à 1895 ; l’histoire de l’arroseur arrosé !

À SUIVRE

Daniel Desurvire


Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).


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One thought on “Comment un régime présidentiel peut glisser en dictature 2”
  1. Pour l’Expert que vous êtes Daniel DESURVIRE : Bravo pour tous vos articles et livres qui sont un vrai régal pour nous instruire sur des réalités , des faits , et non point sur des mensonges comme ceux qui vivent « hors sol » dans le monde d’illusions Macronistes . Un grand merci pour vos écrits, toujours brillants. . ,

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