Par Jany Leroy

Dans les temps reculés, à l’ère glaciale pré-Hidalgo, le préposé au contrôle du stationnement dressait des contraventions.
La méthode était brutale. Indigne d’une mairie de gauche.
Prune, amende, contredanse, tout un verbiage primitif entourait ce folklore vulgaire et sans aucune espèce de considération pour le citoyen durable. Le simple énoncé du mot « contravention » entraînait syncopes et traumatismes. L’équipe municipale se devait d’intervenir pour mettre un terme à ce scandale.

Le tableau de tarification du stationnement des deux roues dans la capitale arrive à point nommé pour envelopper l’infraction d’un épais brouillard.
De retour auprès de son scooter fonctionnant au pétrole raffiné, l’usager indiscipliné se verra sanctionné d’un « forfait post-stationnement ».
Des vies sauvées, des évanouissements évités. Grâce à la novlangue, le francilien exhibera donc fièrement son « forfait-post-stationnement » devant ses collègues de bureau médusés. Alors que certains arriérés raconteront s’être rendus à la piscine, lui, se sera « déplacé dans un milieu aquatique profond standardisé ». Un monde sépare les pré-modernes des post-enfumés.

Au fil de l’avancée du progressisme, le délayage verbal vient semer le trouble entre la réalité et le mot simple censé la décrire.
D’éclopé à handicapé, l’unijambiste est devenu « personne à mobilité réduite ».
Plus long, plus alambiqué.
La catégorie inclut-elle les franciliens propriétaires de véhicules thermiques ? Le tableau de tarification de stationnement des deux-roues nous renseigne à ce sujet. Sur Twitter, un internaute a fait le calcul :  « Plus de 300 euros par mois pour venir travailler en scooter et se garer 8h / jour sur Paris centre ». Bienvenue parmi les « personnes à mobilité réduite ».
Drame de la novlangue : voici des milliers de franciliens éligibles à une pension d’invalidité.


Aux antipodes du satané conducteur motorisé à l’ancienne, le gentil utilisateur de machine électrique sera accueilli à bras ouverts dans la capitale. Tapis rouge, médaille. Exonéré de forfait pré et post-stationnement, le héros sait qu’il pilotera bientôt, non pas un banal scooter mais un « deux-roues à émission nulle de CO² » voire un « roulant énergétiquement neutre avec pilote eco-responsable». Soyons juste, « ça fait sens » dans le « city trip » !

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Boulevard Voltaire

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3 thoughts on “[Satire à vue] Ne dites plus contravention : la contredanse passe à la moulinette de la novlangue”
  1. On ira vers de nouvelles expressions de plus en plus pour faire passer la pillule comme dans toutes les dictatures qui se respectent.

  2. La destructuration du langage est typiquement marxiste qui vise à détruire les valeurs du pays et rien d\autre !

  3. À la prochaine révolution (dont l’échéance se précise), il faudra nommer la guillotine « outil à disjoindre mécaniquement la masse corporelle de l’affect spirituel » . Le seul fait de cette évocation apportera un sursis salutaire aux énarques échafaudés !

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