Par Georges Michel
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Élections municipales : on va nous ressortir la diabolisation du RN ! Et pour LFI ?
[ÉDITO]
C’est la vieille, très vieille histoire de la social-démocratie qui finit par se faire bouffer par l’extrême gauche…
On ne voudrait pas casser l’ambiance et paraître rabat-joie par les temps qui courent, mais, à moins de deux mois des élections municipales, « force est de constater » que la diabolisation de La France insoumise relève largement de la géométrie variable. À la différence de la diabolisation du Rassemblement national qui, elle, bien qu’inversement proportionnelle à sa progression géométrique dans les urnes, n’en demeure pas moins une constante quasi mathématique à l’approche des échéances électorales.
On est bien d’accord : LFI, le parti des Portes, Arnault et consorts ?
Preuve en est la déclaration sur LCP de Laurent Panifous, ministre chargé des Relations avec le Parlement : « Moi, je ne mets pas le RN et La France insoumise sur le même plan. Je combats le RN, je combats aussi La France insoumise, mais que le Parti socialiste fasse le choix dans une situation de risque de présence du Rassemblement national [ndla : de se retrouver au second tour d’une élection municipale], de se rapprocher, alors, in fine, avec LFI, je le partage. » La phrase est un peu embrouillée au plan de la syntaxe, mais on a bien compris l’idée : Laurent Panifous ne fait pas grief – au contraire – au PS de s’entendre avec LFI s’il s’agit de battre le RN. Ce ministre du « bloc central », encore récemment président du groupe LIOT à l’Assemblée nationale, ancien membre du PS et toujours « socialiste » (il le revendique dans cette interview, en se dépêchant de préciser tout de même qu’il est « social-démocrate ») laisse clairement entendre qu’il préfère LFI au RN, puisqu’il « partage » le choix du PS. On est bien d’accord, monsieur le Ministre : LFI, le parti des Portes, Arnault et consorts ? Oui.
Un choix que Pierre Jouvet, responsable au PS des élections municipales, a, du reste, clairement exprimé lors d’une conférence de presse, ce lundi 26 janvier : « En cas de deuxième tour face à l’extrême droite, le Parti socialiste prendra ses responsabilités et appellera partout à battre l’extrême droite ». Et donc, éventuellement, à voter LFI. Est-ce un scoop ? Évidemment, non. Les relations PS-LFI, c’est deux chansons en une : « Je t’aime, moi non plus » de Serge Gainsbourg et « Fais-moi mal Johnny » de Boris Vian.
« Pas avec les pieds »
Prenons un exemple, très emblématique, pour illustrer tout ça. Dans le Vaucluse. Juin 2024, élections législatives et parachutage du Lyonnais et très controversé – le moins que l’on puisse dire – Raphaël Arnault, investi par LFI. Cécile Helle, maire socialiste d’Avignon, et le « très comme il faut » sénateur socialiste de Vaucluse Lucien Stanzione s’offusquent. « Vu le profil du garçon, très dur, d’extrême-gauche, comment va-t-on mobiliser l’électorat modéré du centre-ville d’Avignon ? », se demande alors ce sénateur dans les colonnes de La Provence. Helle et Stanzione exigent, carrément, le retrait d’Arnault en faveur d’un candidat plus modéré et comme il faut. Mme Helle monte sur ses hauts talons : « Nous entendons être respectés, pas piétinés ». « Pas avec les pieds », chantait Magali Noël… Cause toujours.
Arnault se qualifie pour le second tour face à la députée RN sortante Catherine Jaouen. Pas vraiment une extrémiste, cette avocate qui fut proche un temps du maire LR de Nîmes Jean-Paul Fournier. Mais bon. Malgré « le profil du garçon », Helle et Stanzione appellent, finalement et évidemment, à voter Arnault. Et puis, le 5 mai 2025, Stanzione et Arnault se retrouvent autour d’une table ronde à Orange sur le thème de la lutte contre l’extrême droite. Serrage de mains et toutes ces sortes de choses pour la photo. De bien belles histoires comme celle-là, il y en a sans doute des wagons en France. Regardez par chez vous…
Mais au fond, tout ça, c’est la vieille, très vieille histoire de la social-démocratie qui finit par se faire bouffer par l’extrême gauche, si on enlève la période Mitterrand qui riquiquina le PCF. Le « social-démocrate », ancien PS, Panifous, ministre du macroniste Lecornu, ancien LR, n’échappe pas à son destin. On dira que c’est l’ordre des choses. Mais ce qui est terrible, c’est qu’à la supposée droite de l’échiquier politique, on ne trouve pas la symétrique vis-à-vis de la droite nationale, dans une sorte de parallélisme des formes de bon aloi. Les élections municipales qui viennent, au-delà des enjeux locaux et des questions de personnes, seront sans doute un test en grandeur réelle, pour la droite de conviction, avant la grande confrontation de 2027.

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Boulevard Voltaire

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