Par Georges Michel
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La grossièreté d’Emmanuel Macron à l’égard de Giorgia Meloni nous fait honte
[ÉDITO]
Franchement, Emmanuel Macron est drôlement gonflé. Alors qu’il est en voyage en Inde, comme chacun sait, le président de la République n’a visiblement pas apprécié les propos de Giorgia Meloni au sujet du meurtre de Quentin. La présidente du Conseil italien a en effet posté, sur X, un court message. Citons-le in extenso :
Le message de Giorgia Meloni
« Le meurtre du jeune Quentin Deranque en France est un événement qui nous choque profondément et nous attriste. La mort de ce jeune homme d’une vingtaine d’années, agressé par des groupes liés à l’extrême gauche et submergé par un climat de haine idéologique qui touche plusieurs nations, est une blessure pour toute l’Europe. Aucune idée politique, aucune opposition idéologique ne peut justifier la violence ou transformer le débat en agression physique. Lorsque la haine et la violence remplacent le dialogue, c’est toujours la démocratie qui perd. »
Un message sobre, digne, pour exprimer la solidarité d’un pays voisin, ami et frère, qu’il est de coutume d’envoyer lorsqu’un pays voisin, ami et frère, est frappé par un terrible malheur : accident, catastrophe naturelle ou attentat causant de nombreuses victimes. Dans le cas du drame de Lyon, il n’y a certes qu’un mort. Mais tout le monde a bien compris, en France comme ailleurs, que la mort de Quentin n’est pas un simple fait divers. Que c’est aussi un fait politique et peut-être plus.
Le mufle élyséen
Réaction de Macron à ce message de Giorgia Meloni ? Il l’invite « à ne pas commenter ce qui se passe chez les autres». De la part de Macron, cela ne manque pas de sel, lui qui pense, agit, nous dit-on, nous dit-il, en Européen ! Tout le monde est chez soi chez tout le monde, même ceux qui ne sont pas européens, d’ailleurs… Mais le pompon vient ensuite : « Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés », a tout simplement ajouté Macron. Petite délicatesse du mufle élyséen : les moutons remplacent les vaches. On a échappé aux chèvres. On dit que Donald Trump est grossier. Peut-être. Mais lui, au moins, il assume. Et il ne joue pas au bourgeois gentilhomme. Emmanuel Macron, qui donne du baise-main à tour de bras lorsqu’il fait sa tournée des cours européennes, vient de démontrer à travers ses propos qu’il peut être d’une rare grossièreté qui ne fait pas honneur à notre pays.
Alors, quelle mouche indienne a bien pu piquer Macron ?
Qu’est-ce qu’il n’a pas aimé, dans le message de Giorgia Meloni ? Que l’Europe – « notre Europe », comme il dit – découvre, tout d’un coup, que son beau village Potemkine, après bientôt neuf ans de pouvoir, est en fait un coupe-gorge où un jeune de vingt-trois ans peut être battu à mort par des nervis d’extrême gauche, en plein jour, dans la rue, parce qu’il est de droite ? Sans doute.
Au fait, Emmanuel Macron ignore-t-il, comme l’a fait justement remarquer Marion Maréchal, ce que signifie, pour l’Italie, la violence politique ? Sans remonter très loin : les années 70-80 qu’on appelle les années de plomb où attentats de l’extrême droite et attentats de l’extrême gauche frappèrent durement l’Italie. Souvenons-nous des Brigades rouges qui enlevèrent le président du Conseil Aldo Moro et l’assassinèrent en 1978. Au passage, rappelons, d’ailleurs, que la France de Mitterrand (et bien après) donna refuge à plusieurs membres des Brigades rouges. Mais ça, c’est une autre histoire…
À ce sujet — Pour Emmanuel Macron, la liberté d’expression, c’est du « bullshit »
Nous évoquions, il y a deux jours, les propos du ministre des Affaires étrangères allemand Johann Wadephul. Propos peu amènes à l’égard de la France et d’Emmanuel Macron. Sauf erreur de notre part, on n’a pas entendu Emmanuel Macron inviter son « cher Friedrich » à demander à son ministre de modérer un peu ses propos à l’égard d’un voisin, un ami, un frère. Curieusement…
Dans la soirée du 19 février, la présidente du Conseil italien a réagi, au cours d’une interview, aux propos d’Emmanuel Macron. Selon elle, sa déclaration sur la mort de Quentin n’était pas de l’ingérence. L’ingérence, pour Giorgia Meloni, « c’est quand un dirigeant est élu chef du gouvernement par ses citoyens et qu’on entend un État étranger dire : « Nous surveillerons l’application de l’État de droit » ». Une petite piqûre ironique en guise de rappel de la déclaration de Laurence Boone, alors secrétaire d’État chargée de l’Europe, lorsqu’en 2022, Giorgia Meloni venait de gagner les élections. Bon, en France, Laurence Boone a disparu du paysage politique ; en Italie, Giorgia Meloni est toujours là, de même, semble-t-il, que l’État de droit.

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Boulevard Voltaire

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