Par Jérôme Viguès
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Avec l’islam, c’est la laïcité à la carte
Ils n’ont plus honte. Voilà où nous en sommes. Et le pire, c’est que plus personne ne fait semblant de ne pas le voir.
Pendant des années, on nous a expliqué la laïcité comme une ligne infranchissable. Une règle simple, presque brutale dans sa clarté. L’État neutre. Les élus neutres. L’espace public préservé de toute influence religieuse. Une doctrine appliquée avec une rigueur implacable dès qu’il s’agissait des traditions françaises. Une crèche dans une mairie ? Scandale national. Une référence chrétienne dans un lieu public ? Recours juridique immédiat. Une simple trace culturelle ? Suspicion, procès, condamnation.
On nous a répété que c’était nécessaire. Que c’était ça, la République. Que c’était ça, la modernité. Qu’il fallait couper, trancher, effacer.
Et puis, presque sans bruit, presque sans débat, la règle a changé.
Aujourd’hui, ceux-là mêmes qui nous donnaient des leçons de neutralité s’affichent désormais sans gêne dans des célébrations religieuses. Ils souhaitent publiquement un joyeux Aïd, multiplient les messages officiels, participent à des événements communautaires, parfois au cœur de rassemblements massifs où leur présence n’a rien de neutre. Elle est visible. Elle est assumée. Elle est politique.
On a vu ces dernières années des maires, des députés, des élus locaux se rendre dans des mosquées ou sur des lieux de rassemblement à l’occasion de l’Aïd, micro en main, écharpe tricolore sur l’épaule, souhaitant officiellement “bonne fête” au nom de la République.
Et là, plus rien.
Plus de discours sur la séparation. Plus de rappel à la loi de 1905. Plus de grands principes. Le silence. Ou pire, la justification.
On nous explique que c’est du respect. De l’ouverture. De la cohésion. Toujours les mêmes mots creux, toujours cette novlangue qui sert à masquer l’évidence : la règle ne s’applique plus de la même manière à tous.
Ce n’est pas une contradiction. C’est une reddition lente, maquillée en vertu.
La laïcité, telle qu’on nous l’a imposée pendant des années, n’existe plus. Elle a été remplacée par autre chose. Une laïcité modulable. Adaptable. Sélective.
Une laïcité à géométrie variable.
Regardons froidement ce qui se passe.
Un élu qui s’affiche dans une célébration religieuse en tant que représentant de la République, ce n’est pas un geste anodin. Ce n’est pas un acte privé. C’est un signal. Un message. Une prise de position symbolique. Et quand ce geste est toléré, encouragé, banalisé, alors il faut avoir l’honnêteté de poser la question : où est passée la neutralité ?
Dans le même temps, la moindre crèche dans une mairie continue de déclencher des tempêtes. Là, soudain, la République retrouve sa fermeté. Là, les principes redeviennent intouchables. Là, la neutralité redevient absolue.
Pourquoi ici et pas là ?
Pourquoi cette rigueur d’un côté, et cette souplesse de l’autre ?
Il n’y a pas mille réponses. Il n’y en a qu’une. Et elle dérange.
Parce que la laïcité n’est plus appliquée comme un principe universel. Elle est utilisée comme un outil politique.
Un outil que l’on brandit contre certains, et que l’on range soigneusement quand il s’agit d’autres.
Même logique dans les services publics.
À Marseille, des signalements évoquent la fermeture de cantines scolaires à l’occasion de l’Aïd. Peu importe ici que chaque cas soit confirmé ou non dans le détail. Ce qui compte, c’est que cette idée circule, qu’elle ne choque plus, qu’elle devienne envisageable. Que l’on en arrive à considérer comme normal qu’un service public s’adapte à une fête religieuse.
Il y a quelques années, cela aurait déclenché un scandale national. Aujourd’hui, cela passe presque inaperçu.
Et encore une fois, la question est d’une simplicité désarmante : imagine-t-on une seule seconde la même situation pour une fête chrétienne aujourd’hui ?
Personne n’ose répondre, parce que tout le monde connaît déjà la réponse.
Ce qui est en train de se produire est plus grave qu’une contradiction. C’est un basculement lent, profond, presque imperceptible pour certains, mais évident pour tous ceux qui regardent les faits sans filtre.
On ne parle plus d’une République neutre. On parle d’une République qui s’adapte. Qui compose. Qui ajuste ses principes en fonction des circonstances.
Et à force d’ajuster, il ne reste plus rien.
On ne demande pas aux élus d’être froids, ni méprisants, ni coupés du réel. On demande simplement qu’ils soient cohérents avec les principes qu’ils prétendent défendre.
Soit la laïcité est une règle commune, identique pour tous, appliquée avec la même exigence partout. Soit elle devient un instrument politique, utilisé au gré des intérêts et des équilibres du moment.
Mais il faudra alors arrêter de parler de principe.
Parce qu’un principe qui s’adapte en permanence n’est plus un principe. C’est une stratégie.
Et les Français commencent à le comprendre.
Ils voient les contradictions. Ils voient les différences de traitement. Ils voient ce qui est permis ici et interdit ailleurs. Et surtout, ils ressentent ce décalage grandissant entre le discours et la réalité.
Ce sentiment-là est dangereux. Pas parce qu’il est excessif. Mais parce qu’il est lucide.
Une règle qui ne s’applique plus à tous de la même manière n’est plus une règle. C’est une préférence déguisée.
Et une République qui choisit quand elle applique ses propres principes n’est plus une République solide.
C’est une République qui vacille.
Jérôme Viguès
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