Par Daniel Desurvire
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L’IA au service de la dictature I
I – La mise à sac du cerveau humain et la vaporisation des droits naturels par le matraquage médiatique, via la puissance publique
Cette nasse de fibres électroniques, quasiment imperceptible, sinon indicible et hors de portée du savoir commun, condamnera à terme le caractère individuel des humains dans une ruche sociétale, pour réimplanter cette nuée d’Homo sapiens dans la prison à ciel ouvert d’un mondialisme d’artifices numériques. Il apparaît évident, à ce jour, que l’IA est devenue omniprésente et omnipotente dans la vie de chaque instant, dans toutes les disciplines (magasin épistémologique) et dans chaque recoin de notre existence, même les plus intimes. L’IA ne remplacera pas seulement l’espèce humaine dans ses fonctions cérébrales, mais sa nature se fera presque divine, et les homo-futuristes prieront pour elle ! Si nous y ajoutons une mécanique, tel un robot à ce cerveau électronique, nous obtenons une sorte de spectre dont la chimère aura tout à la fois l’autorité, la force et l’intelligence nécessaires pour supplanter la race, encore aujourd’hui, à la tête de la chaîne alimentaire sur la Planète.
Ceux qui prétendent que les cyber-robots ne prendront jamais le pouvoir sur l’homme, c’est qu’ils n’anticipent pas l’action politique des gens de pouvoir et d’avoir, lesquels se serviront de cette cybernétique pour dominer le monde. Nous ne sommes même plus dans le domaine de la fiction, comme avec l’homme bionique qui valait trois milliards, incarné par Steve Austin dans la série américaine de la décennie 1970, mais dans une réalité alternative, ineffable et standardisée que nous risquerons de ne plus savoir maîtriser, voire sans rétroaction possible. À ce jour, le virtuel est déjà présent dans chaque recoin de notre vie, ainsi en va-t-il avec la communication sans fil, que même les auteurs de science-fiction, au début du siècle dernier, n’avaient même pas su prophétiser. Si la réalité défile dans le temps avec plus de célérité que notre imaginaire, alors ne soyons pas surpris que les astrophysiciens fantasment autour des mystères cosmologiques les plus invraisemblables.
La propagande politique glissera elle-même sur les rails de cette société « 4.0 », où elle aura préalablement gommé la dimension des droits universels, et ne fera plus appel à notre avis ni à notre concours, ni n’en passera par un scrutin pour se faire l’outil des commanditaires à la canopée de la pyramide des pouvoirs. Chacun de nos gestes ou de nos intentions sera préalablement anticipé, prohibé ou rectifié. Des headquarters, telle la secte WEF, y suffiront pour faire régner l’ordre et gérer l’homo-futuriste, lequel n’aura plus rien d’humain. L’indifférence actuelle des électeurs français devant le délitement des valeurs, la dégénérescence des mœurs (LGBT+), le laxisme politique ou le tout laisser-faire de notre monde social-démocrate, dit progressiste et libéral, y participent déjà.
Pour les électeurs, il ne s’agit plus de simples négligences, de renoncement ou de démission en politique, mais de facilité décadente du côté du peuple, et de l’autre de l’ivresse de la démesure mégalomaniaque et narcissique (syndrome d’hubris) du côté des puissants. Les populations laissent couler le navire français par négligence, abandonnant aux élus les garde-fous démocratiques et laïcs, que ces ceux-là s’empressent de déliter. Ajoutez-y la promiscuité de robots IA, et chacun n’aura plus à intervenir sur rien ; tout sera programmé, conseillé ou déjà décidé. Il s’agit bien ici d’une mort programmée de notre civilisation, un suicide collectif où l’indifférence, par absence de précaution et d’anticipation, nous rend aveugle au point de tout laisser faire. Comment expliquer autrement la réélection de Macron à son second mandat ? La France a reconduit à sa tête celui qui aura préalablement tout échoué à ses promesses de campagnes, détruit les forces vives du pays, galvaudé les institutions, puis en bon fossoyeur de la Nation, brisé le social et vidé les finances publiques au bout de son graal de prévarication et de corruption.
Cette légion de mondialistes, collectivistes et autres hallucinés qui prient le cul en l’air, s’entendent et procèdent du même cheminement, installant dans le lit de Procuste les innocents qui les vénèrent, pour se faire dépouiller et décérébrer. Nantis de l’avoir et du pouvoir, car sans âme ni conscience comme leur IA sans personnalité, donc sans probité ni honneur, rien ne saurait arrêter ces satrapes d’un genre nouveau. La machine à penser et à policer, qu’ils ont commanditée, instruite, sécurisée pour eux-mêmes et prête à servir, veillera au bon fonctionnement de leur instruction, car elle suffira à conditionner les ingénus à obéir ; des indolents qui ne leur opposeront plus aucun obstacle. Ce constat nous ramène à l’expérience du professeur Stanley Milgram ; une étude en psychologie sociale menée en 1963, dont l’objet consista à tester jusqu’où le sujet d’expérience, autrement dit le citoyen lambda, est prêt à obéir à une autorité qui les dédouane, même si l’ordre qui lui est donné est immoral et cruel, consistant à infliger des punitions ou des souffrances à autrui (Voir p. 139 à 219 [chap. III], « Trois vérités… » en bibliographie in fine).
J’en appelle à la révolte et à la destitution de certains grands élus comme Macron, chancre du mal social et des manipulations politiques, contre l’ordre éthique, la sécurité des citoyens et la paix dans le monde. Mais gare, car l’anarchie se fait souvent l’opportunité des absolutistes du pouvoir qui se tiennent en embuscade, prêt à se poser comme les initiateurs de toutes les promesses qu’attendent les populations rattrapées par les malheurs de la dépression (1929). Le chaos par l’insurrection fait aussi parti des stratégies des tribuns qui promettent ce qu’attendent les populations insurgées, contre leur dénuement et leurs souffrances. Ces premiers savent vendre des illusions et des mensonges, désigner des victimes qu’ils s’inventent pour assouvir la frustration d’une foule de gens aux abois, laquelle cherche un exutoire à ses dérèglements et privations. Les trois lois Nuremberg du 15 septembre 1935 sont là pour nous le rappeler. Le slogan „Deutsche, kauft nicht bei Juden“ (Allemand, n’achetez pas chez les Juifs), symbolisait autant le patriotisme que l’appel à la discrimination.
Rappelons que la Deutsch land, du temps de la République du Weimar, passé la Grande Guerre, était le « Pays des poètes et des penseurs », mais surtout un exemple de démocratie. Cela n’empêcha pas le Peuple germain de virer au nazisme. Et encore, en ces temps de spoliation pour dommages de guerre, de misère et de mal-être, la propagande de cette dictature se passait de l’IA ! Ce pourquoi avec Macron, les Français sont bien mal engagés pour honorer la DDHC, car pour la seule période de crise sanitaire, de 2020 à 2022, sur les 39 lois, 24 portèrent sur les mesures de restriction, de sujétion et de discrimination nationale ; le tout ficelé autour d’une mascarade odieuse et criminelle.
De cette intensification de recours expéditifs aux ordonnances (99 liées à la police de l’épidémie sur la seule année 2020) la majorité ne furent jamais ratifiées, seulement signées du Président de la République et son laquais, après délibération du Conseil des ministres. Quant au Parlement, dont beaucoup de ces élus furent stipendiés et globalement interdits de séance durant la crise, plus rien ne pouvait arrêter l’énergumène de l’Élysée de corrompre les institutions, jusqu’au Conseil constitutionnel rattrapé par le népotisme de son président. Même si la Constitution désigne le 1er ministre pour présider les séances de l’Exécutif, cette fonction, sous l’égide de l’État-Macron, n’aura servi que de fusible en ces temps tourmentés (9 gouvernements en 8 ans dont 1 en 99 jours), si l’on excepte Sébastien Lecornu qui siégea une seule journée pour se faire réhabiliter le lendemain.
De telles maquignonnages législatifs instruits par l’Oligarque, relèvent d’une propagande ajustée à la parole d’une autocratie malveillante et sournoise. Pour s’affranchir de l’obstacle parlementaire, notons la démesure de décrets : 375 réglementations confiscatoires, autoritaires et disciplinaires pour la seule année 2020 relatifs à l’intox du SARS-CoV-2. Outre l’activité normative, ayant davantage l’allure des décrets-lois de la 3ème et 4ème République (procédure législative dite déléguée, mais usurpée par l’Exécutif), non comptés les centaines d’arrêtés et circulaires ; le tout fait encore office de droit mou (soft Law), dont la virtualisation normative usurpe le droit positif.
L’exemple le plus frappant, quant au contournement du droit positif, depuis la DDHC à la Constitution en passant par les lois codifiées, se situe au ministère de l’économie et des finances, où le « verrou de Bercy » fait office de micro-État. Cette institution politique, avec l’Insee qui jouxte le bateau de Bercy, dispose de ses propres instruments juridiques et judiciaires pour exercer ses droits, à l’écart des juridictions civiles, que supplées les juridictions administratives, lesquelles ne sont pas indépendantes, mais sous le contrôle de l’Exécutif. À ce titre, rappelons que le Garde des sceaux est le Premier président du Conseil d’État depuis le Consulat en 1799 ; et depuis rien n’a changé.
À la faveur de l’altération d’un droit contrefait, Macron s’est cru détenir le sceptre royal, car il géra le pays d’une seule main. Mais dans les faits, ce pouvoir fut récupéré par ses sociétés-conseils de droit privé, lesquelles avaient pris la direction de toute la France durant la crise, dont principalement le consultant US McKinsey : Victor Fabius ; un népotisme à n’en pas douter, car son père était alors président du Conseil constitutionnel et validait toutes les lois cyniques de Macron ! En noyautant le pays avec son fils, Laurent Fabius, fit avaliser l’ensemble des mesures scélérates durant la crise 2020 à 2022, partageant avec le chef de l’Élysée les mêmes objectifs. En échange de sa loyauté envers le chef d’État, beaucoup moins envers les devoirs de son institution au titre de la justice politique, Laurent Fabius venait compléter la liste des complices dans cette boîte de Pandore ; tels les abus de pouvoir, concussions, prise illégale d’intérêts et autres artefacts de cette corruption en chaîne (V. p. 22/28, 156/157, « Les malveillances politiques… », en bibliographie in fine).
Ici, la propagande passe par le JORF de la rue Desaix, via l’Élysée qui instruit ses sycophantes pour ne rien laisser passer d’inopportun dans les médias qui pourrait déranger Sa Seigneurie. Pour ce faire son QG, via Matignon,instrumente les sphères ministérielles ; afin que l’État-Macron passe là, où l’État-Nation n’a plus le droit de cité. Ces manœuvres jupitériennes pour canaliser, filtrer, contraindre et s’allier une armée de plateformes mercenaires et de collaborateurs publics (AAI, API, Autorité de régulation…), où s’imprime le dictat d’un pouvoir exclusif, ne laissent que peu ou prou de place à la démocratie, au pluralisme des opinions et à la vie privée. L’asphyxie cérébrale des citoyens, lavés-rincés-essorés, se conjugue avec l’efficacité des professionnels expérimentés de la pub ; roughman, designer marketing, traffic manager, communications agency, consulty firm… made in USA.
Les spécialités toxiques de la langue woke, que déverse la propagande politique, se relayent en continu sur tout ce qui s’affiche, se transmet, se visionne et s’imprime. France TV et Radio France en sont les principaux vecteurs, sachant que le rapport Alloncle de la commission d’enquête parlementaire, adopté le 27 avril et rendu public début mai suivant, qui se donna mission d’enquêter sur les dérives financières, la médiocrité des productions et la mainmise de la gauche politique de ces outils de communication et de la culture, aura occulté la dictature de la pensée unique de l’Élysée, avec en tête de proue l’Arcom, qui filtre et interdit de plateau, au micro ou à l’antenne les artistes, les producteurs, les journalistes, intellectuels ou tout autre intervenant qui ne portent pas les couleurs de la social-démocratie, constituée en France sous l’enseigne d’un totalitarisme politico-culturel. La neutralité politique et la liberté d’opinion pour les médias, n’est pas dans les mœurs d’une gauche stalinienne en France, nonobstant les textes en vigueur. (Voir p. 216 et 217, « La propagande… » (op. cit., en bibliographie in fine).
Autrement dit, si une société de production et un salarié ne fait pas allégeance à ce corps arachnéen de l’État-Macron, toutes les portes de la culture et de l’information leur seront fermées. Cette dictature de jure et facto, qui se cache sous une écharpe tricolore, évoque, à qui veut l’entendre, la démocratie et le libéralisme pour se dédouaner. Cette hypocrisie d’État procède à verrouiller le droit d’expression, flouter les véritables intentions des dirigeants, et censurer tous ceux qui refusent d’entrer dans cette confrérie gauchiste à connotation socialo-communiste. Ces manœuvres iniques et souterraines filtrent, avec des mailles serrées, toute intrusion dans l’audiovisuel non frappée du sceau présidentiel, sinon estampillée de l’ausweis de l’autorité de régulation de l’audiovisuel (l’Arcom). Cette discriminationse trame depuis l’antichambre de la corruption politique de gauche qui fait loi, depuis le 55 rue du Faubourg Saint-Honoré de l’antique Lutèce. Or, cette chasse gardée n’a jamais été évoquée dans le rapport susvisé, alors que c’est précisément à cet endroit que siège le mal, d’où se sanctionne le délit d’opinion ; une caractéristique propre à toute dictature.
À suivre
Daniel Desurvire
Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).
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Copyright obligatoire en cas de citation ou de transmission de cet article, vous pouvez le copier: Daniel Desurvire pour Observatoire du MENSONGE
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Image de couverture par Alexandra_Koch de Pixabay

Sommaire :
A – Quand le paradigme de la mondialisation sert de passerelle, pour confisquer à la Nation sa dignité, les droits universels et les valeurs essentielles
a) L’information, le droit d’expression et les données privées sous contrôle de l’IA par une autorité de régulation inconstitutionnelle, correspond à un viol de tous les postulats fondateurs de la démocratie
b) Entre boniments et pantalonnades, l’État-Macron navigue avec aisance dans la boue politique de gauche
B – Le basculement des valeurs, sociales et politiques, tient à la fragilité de la perception des électeurs
C – L’idiosyncrasie d’une figure contemporaine restera en mémoire, celle du dernier des rois maudits
D – L’univers concentrationnaire, vu sous la lentille de l’IA, injectée d’algorithmes d’intrusion dans l’âme humaine
E – Le monde « 2.0 » insensible au bonheur et à l’illectronisme, mais actif en termes d’inquisition, de piratages des données et du viol de la vie privée
F – Débauche morale, dérive des technologies, viols des institutions et reformatage du langage ; la social-démocratie en route pour une idéologie d’effacement
G – L’anthropotechnie, où l’homme augmenté devient la machine
H – La dépossession de l’identité et du libre-arbitre du citoyen d’Occident, doit en passer par un mondialisme collectiviste sous dictature algorithmique
I – La mise à sac du cerveau humain et la vaporisation des droits naturels par le matraquage médiatique, via la puissance publique
J – Le numérique, à dimension quantique, manipule le cortex humain en lui injectant des algorithmes de déprogrammation
K – Je n’aime pas la société dans laquelle nous a enfermé l’État-Macron
L – Le pire est à venir
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La grandeur morale d’un pays ne se mesure pas à l’excellence de son ingénierie, mais à pourvoir au bonheur de son Peuple. Or, le numérique et son prolongement avec l’IA, va plus vite que l’humanité ne peut absorber pour se donner le temps d’adapter ces nouvelles technologies à la démocratie et à la qualité de vie. Pour se dédouaner devant les citoyens subornés par les promesses d’un monde meilleur, la rhétorique des puissants de ce monde évoque le « progressisme » et le « libéralisme ».
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