La conquête de l’Occident #6


Qu’on le veuille ou non, notre société occidentale se trouve confrontée à une croisade contre ses valeurs et son mode de vie : le nier ne sert à rien, l’accepter c’est se soumettre. #6

La conquête de l’Occident

Par Daniel Desurvire

Extraits du nouveau livre de Daniel Desurvire ***

#6

Le polémiste Éric Zemmour fut condamné en appel pour avoir estimé, lors d’une émission diffusée le 6 septembre 2016 dans C à vous, « que les Musulmans fassent le choix entre l’Islam et la France » ; « depuis trente ans, la France vivait une invasion » puis que, « dans les innombrables banlieues françaises ou de nombreuses jeunes filles sont voilées, se jouait une lutte pour islamiser le territoire… ». Bien entendu, tout cela est authentique, vérifiable et incontournable pour le promeneur dans les rues de ces cités islamisées. Mais pour la présidente de cette juridiction qui a repris les termes de la plainte déposée par la Commission européenne, « il s’agit de propos constituant une exhortation implicite* à la discrimination ». Or si ces mots sont implicites* car le polémiste n’arme pas les esprits de violence à l’instar des prédicateurs d’Allah, le cri d’Allahu akbar prononcé lors des attentats par des forcenés musulmans s’avère explicite !
Occulter le problème, c’est mystifier la réalité selon Aristote, « Dire de ce qui est qu’il est ou de ce qui n’est pas qu’il n’est pas, c’est dire vrai. Dire de ce qui n’est pas qu’il est ou de ce qui est qu’il n’est pas, c’est dire faux ». (in, livre sixième de Métaphysique). Quant à Michel Houellebecq, Régis Debré, Anne Lauvergeon, Bérénice Levet et tant d’autres, leurs analyses non alignées sur celles de l’establishment les rendent coupables d’avoir raison en regard des évènements que nous fournit l’actualité au quotidien. Ces trublions épistolaires se voient régulièrement inquiétés par les censeurs de l’exécutif ; lesquels engrangent discrètement les bakchichs et pétrodollars que leur versent les monarchies du Golfe ; de colossales fortunes enfouies dans les coffres de sociétés offshore. Pour le seul motif de délit d’opinion à la bolchevik, parler vrai est devenu un gros mot, un crime de moralité. Lorsqu’il s’agit de dénoncer les outrages et les menaces de l’Islam radical envers la société laïque et les libertés constituantes censées gouverner le monde libre et civilisé, le commentateur contrevenant devient ipso facto dissident.
Edwy Pleinel, directeur de Mediapart dit être devenu une figure cathartique de la fachosphère dans laquelle l’islamo-gauchisme enferme les Musulmans dans un statut de victime. Michèle Tribalat dénonce un langage placé sous surveillance ; une police de la pensée qui veille sur les vocabulaires du peuple et induit la phobie de parler en public jusqu’à produire une dépression collective devant la crainte d’être exclut par la bien-pensance. Ce catéchisme moral aura détrôné la lutte des classes au profit d’un antiracisme promu au rang de religion d’État.
Cette novlangue, fardée d’oxymores, qui converse en bardant d’euphémismes les quartiers sensibles pour désigner des lieux de non-droit où les violences islamiques et la déshérence patriotique tricolore s’installent et se fixe durablement, suscite l’empressement compulsif de la gente vertueuse pour étouffer une réalité insupportable. Par souci de préserver l’angélisme d’une munificence altruiste que retient la notion victimaire de réfugié, toute allusion négative du culte annihilateur qui accompagne cette immigration doit être corrigée pour s’aligner dans « la norme du bien » (Voir en rubrique L’incorrect, pages in fine de Valeurs actuelles, 7 décembre 2017, p. 98, de Anne-Laure Debaecker).
Plus de 250 personnalités signèrent un manifeste, contre une nouvelle vague d’antisémitisme issue de la radicalisation islamique, pour que la lutte contre cette faillite démocratique devienne une cause nationale (Source AFP, 21 avril 2018, Le Point.fr). Il s’agit pour ces notables et intellectuels que la France redevienne française, puis de dénoncer un silence médiatique assourdissant autour de ce qu’il se passe dans certains quartiers tendus ; une omertà qui dissimule une « épuration ethnique à bas bruit ». Ce texte fut signé par différentes sommités de tous bords ; des artistes et des responsables religieux. Dans ce manifeste, s’y trouvent quelques réflexions suivantes :
« Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés – et certains torturés – parce que juifs par des islamistes radicaux ». « Les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans » lit-on dans le manifeste. Puis, « 10 % des citoyens juifs d’Île-de-France (50 000 personnes) ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité… et que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République. Il s’agit d’une épuration ethnique à bas bruit assurent les signataires. La terreur d’un antisémitisme meurtrier se répand, provoquant à la fois la condamnation populaire et un silence médiatique que la récente marche blanche a contribué à rompre, estiment-ils ».
Si un pas vient d’être franchi pour sortir de la langue de bois, reste le sens amphibologique du terme « islamiste ». Au détour de l’intellection dialectique des directeurs de conscience, ce vocable se voit étrangement dissocié des « Musulmans ».
L’excuse de la menace d’une révolte sociale toujours avancée, telle une épée de Damoclès par certaines élites pour épargner la communauté musulmane, est aussi désavouée et ne passe plus désormais. La gauche radicale y est dénoncée pour fourbir cet alibi et dédouaner ainsi l’Islam, puis habiller les bourreaux des Juifs en victimes supposées de la société. « La bassesse électorale calcule que le vote musulman est dix fois supérieur au vote juif » (une population musulmane dix fois supérieure à celle des Juifs) dénoncent lesdits signataires, ciblant ce nouvel antisémitisme dans les quartiers populaires qui sévit sous la forme d’un Islam identitaire radicalisé.
Mais ce qui est naissant dans ce langage enfin délié, se traduit par la dénonciation des propos, non pas équivoques, mais distinctement néfastes voire pernicieux du culte musulman, autrement dit son support dogmatique : le Coran, dont finalement il est question. Contre l’étiologie de ce mal raciste, résurgent et persistant, ceux-là demandent : « […] que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des Juifs, des Chrétiens et des incroyants soient frappés de caducité par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémitisme catholique aboli par Vatican II (le Concile), afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré (sacralisé pour les athées ou païens) pour commettre un crime ».
La réaction de l’Islam, qui n’est pas à un mensonge près (la taqiyya) après ces publications, notamment par la voix du recteur de la grande mosquée de Paris*, ne s’est pas fait attendre. Selon Dalil Boubakeur* et Tareq Oubrou imâm de la mosquée de Bordeaux, ce procès d’intention vise à diviser les communautés et porter l’opprobre à l’Islam. Le président de l’Observatoire contre l’islamophobie, Abdollah Zekri, blâma un débat funeste et nauséabond. Attribuer l’antisémitisme à l’Islam est blasphème, prétendre que le Coran appelle au meurtre des Juifs et des Chrétiens est une erreur monumentale, puis encore stigmatiser les Musulmans en les associant au crime d’une épuration ethnique est d’une violence inouïe… galéjades ! Or ici, la locution « épuration ethnique à bas prix », vue au premier degré par ces prédicateurs comme d’un holocauste, est explicité par les rédacteurs du manifeste dès lors qu’une communauté en chasse une autre par ses comportements agressifs et ses intolérantes. L’indifférence ou le calcul de politiciens clientélistes qui occultent les génocides musulmans, à l’instar de ceux de l’Hindi-Kouch ou d’Arménie, suppose un lapsus révélateur, sinon un déni de l’histoire !
Sauf que la lecture du Coran et des hadîths ne laisse aucun doute sur cette funeste réalité qui sévit depuis quatorze siècles. Il est difficile de croire que des prélats musulmans puissent ignorer ce qu’il est écrit depuis 14 siècles dans leur propre livre de culte. Ce Livre, lorsqu’on veut prendre la peine de le lire urbi et orbi, est manifestement truffé d’algarades, de menaces, de versets discriminatoires, esclavagistes, misogynes, persécutrices. Des dizaines de sourates appellent à la torture et au meurtre de tous les impurs (les kuffār ou kufr), dès lors qu’ils ne sont pas musulmans ou de ceux-ci qui auraient apostasié. De cette lecture indigeste, incubatrice des pires violences, accouchent au final des fanatiques imbibés de fureur religieuse et d’un suprématisme arabe, puis de candidats djihâdistes éligibles au terrorisme global.
A suivre…

Daniel Desurvire

Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire.
Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).
Note * : La procédure du regroupement familial (Codifié en France par le CESEDA et légiféré par la loi n° 2018-778 sur l’immigration, le droit d’asile et l’intégration du 10 septembre 2018) consiste à ce qu’un réfugié ait le droit d’exiger de l’État hébergeur dans lequel il a migré, d’accepter de laisser passer toute sa famille pour le rejoindre, même parfois pour un foyer polygame, ainsi aux Pays-Bas (Arrêt Alilouch El Abasse), au Royaume-Uni (Arrêt Rabia Bili) et en France (Arrêt Montcho, CE 11 juillet 1980). Dans le cas d’une polygynie musulmane, nonobstant le choc des cultures, l’arrêt Eriksonn de la Cour EDH souligna que « Pour un parent et sa descendance (au nom du droit supérieur de l’enfant), être ensemble constitue un droit fondamental de la vie familiale » (CEDH, 22 juin 1989, requête n° 12963/87 et CEDH 21 décembre 2001, requête n° 31465/96).
Copyright obligatoire en cas de citation ou de transmission de cet article, vous pouvez le copier:
Daniel Desurvire pour Observatoire du MENSONGE
Retrouvez les extraits précédents en cliquant sur le numéro : 12345

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A lire deux articles importants :
La chute de l’Occident : une réalité hélas quotidienne et qui ne fait qu’empirer…
et
il n’y aura aucune guerre civile en France parce que c’est d’une conquête dont il s’agit… Je rappelle mon article republié et traduit dans le monde en 2016, article que les médias français ont peur de publier : 2034 l’année où…

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3 commentaires

  1. Monsieur Desurvire merci pour tout le réalisme de votre article. Vous écrivez: « … dénoncer un silence médiatique assourdissant autour de ce qu’il se passe dans certains quartiers tendus ». À tout hasard, et sans pouvoir le justifier, j’ai l’impression que depuis l’attentat de Charly Hebdo, il n’y a plus rien (ou presque) en caricatures qui fait allusion à l’islam ou les musulmans. À partir de cette hypothèse, est-il possible que les journalistes savent et comprennent le danger que l’Islam représente pour notre société (il faudrait être totalement idiot pour ne pas le voir)… mais… Qu’ils se tiennent à carreau de peur d’êtres la cible d’attentats?

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