La conquête de l’Occident #12


Qu’on le veuille ou non, notre société occidentale se trouve confrontée à une croisade contre ses valeurs et son mode de vie : le nier ne sert à rien, l’accepter c’est se soumettre. #12

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La conquête de l’Occident

Par Daniel Desurvire

#12

Sans sourciller, Laurent Fabius, l’apprenti-sorcier en habit de diplomate, qui n’eut cure de savoir si le régime de Bachar Al-Assad était un allié du Hezbollah libanais et des ayatollahs d’Iran, ou que les rebelles syriens soutenus par l’États français soient constitués de sous-marins d’Al-Qaïda ou de Daesh, ce dernier précisa sans se départir : « Si on veut arriver à une solution politique, ce qui est nécessaire, il faut bouger la situation militaire sur le terrain et, pour la faire bouger, il faut que les résistants puissent avoir des armes pour lutter contre les avions qui les mitraillent ». Ce langage ressemble étrangement à celui d’un opportuniste trafiquant d’armes, sachant que la France est devenue l’outsider des ventes de matériel militaire par habitant, tout de suite après les États-Unis et la Russie avec 16,9 Mds d’€ en 2015. Quant au critère de moralité, Amnesty International souligne que la France ne s’est pas gênée d’approvisionner l’Arabie Saoudite*, la Lybie, le Yémen…, des pays islamiques en violation des droits humains et/ou hautement terroristes ou trésoriers du terrorisme* en matériel de guerre lourd et léger.
Sauf que quelques temps plus tard, ce seront nos troupes d’interpositions qui seront la cible des armes si chaleureusement abandonnées à ces « gentils » rebelles comme en Syrie, des combattants et alliés qui gémissent un jour pour rameuter l’Occident ainsi berné, mais les vomissent le lendemain. Or, dans l’esprit de ce clone richissime de l’ère mitterrandienne des bakchichs et des trafics, il s’agit de composer dans l’opportunité, non d’approfondir les sombres périodes de la carrière criminelle d’individus dont on peut se servir sur l’échiquier politique.
N’en fut-il pas ainsi de Yasser Arafat, terroriste et preneur d’otages (chef du Fatah qui pris la direction de l’OLP, d’où Septembre noir avec la complicité du criminel Georges Habache), ou avec Abdelaziz Bouteflika, alors ennemi juré de la France depuis le clan d’Oujda (FLN et ALN) ? Quand la raison économico-financière des investisseurs commande, avec en toile de fond le doux espoir d’une démocratisation utopique ou d’une pacification encore plus improbable, même à M. Kadhafi on sut un temps pardonner, puis quelques temps après participer à son lynchage ! Il en ressort que ces alliances spongieuses entre l’État français et les pays islamiques sont souvent scellées, via la péninsule arabique, avec le cours du pétrole ou des commandes de Rafales, de frégates, de centrales nucléaires, de satellites.
Le problème avec les pays musulmans, c’est que l’on ne sait jamais qui l’on arme, qui finance-t-on réellement, qui sera au pouvoir demain. Comme larrons en foire, les courants shi’ite, sunnite, alaouite, druze… s’entredéchirent, mais redeviennent tous d’accord lorsqu’il s’agit de frapper l’impur judéo-chrétien. Une fois obtenu l’argent et les armes de l’Occident en feignant d’accepter les règles de la démocratie, les islamistes se détournent prestement de leurs promesses (la taqiyya) en installant d’autres fratries à leur place, puis font la guerre avec les moyens que leur ont donné les pays industrialisés ; non pas pour installer un régime honorable fait de liberté et d’une justice équitable, mais une hiérocratie khalifienne pompeusement baptisée « république islamique de… ». Alors les produits de la guerre circulent, se vendent, s’échangent ou se troquent contre de la drogue, puis fatalement échouent entre les mains des terroristes que la France soutenait hier, mais les combattent en suivant.
Revenant à la fragilité géopolitique de l’État d’Israël, le socialiste Laurent Fabius n’avait pas compris qu’un pays de même civilisation que la France, immédiatement et durablement en danger à ses frontières, soit amené à se protéger aussi par le nord en détruisant des entrepôts d’armes et des missiles à portée de tir des populations urbaines de l’État d’Israël (agglomérations de Nazareth, d’Haïfa, de Ramalāh et de Tel-Aviv). Pourtant, ces terroristes crient à la face du monde leur priorité antisioniste, qu’ils vont se servir de leurs arsenaux pour tuer les Juifs de la région et anéantir Israël au nom du Prophète. C’est le syndrome de Cuba en 1962 durant la guerre froide, lors de la menace d’un conflit nucléaire qui opposa John Fitzgerald Kennedy à Nikita Khroutchev. Cet ancien premier ministre (de 1984-1986) sous la législature de François Mitterrand, ne trouva pas anormal de soutenir militairement, donc d’intervenir dans un conflit étranger à la France, en apportant discrètement des armes, munitions et argent à d’impétueux activistes radicaux. Sauf que ces partisans de la sharî’a, donc ennemis des libertés, des autres cultures etc., immanquablement se retourneront contre la France une fois l’écrasement assisté par ledit sponsor d’un régime politique local, qui pourtant ne présentait que peu de danger extérieur, sinon une manne inépuisable pour l’industrie de l’armement.
Ce fut aussi le cas au Mali, où le pouvoir de Ibrahim Boubacar Keïta, en apparence politiquement propre, encaissa au titre d’intermédiaire mafieux – à l’instar de ses homologues nigérien ou mauritanien – une part des butins prélevée sur les rançons exigées contre la vie des otages par des terroristes. De sorte que ces chefs d’État sont complices des enlèvements perpétrés par leurs coreligionnaires, puis à leur corps défendant, ils s’excuseront de leur impuissance, leurs tripatouillages avec ces ravisseurs devant la conscience internationale, comme de participer indirectement à l’action de ces voyous islamistes qui les enrichissent, sachant qu’en amont certaines de ces hordes terroristes les conduisirent au pouvoir. Cela explique pourquoi ces pays faibles et corrompus, qui se dédouanent en arguant leur prétendue impuissance devant la délinquance et le crime qui gangrènent leur pays, se refusent à l’ingérence étrangère, même sous contrôle de l’ONU qui les délivrerait pourtant de ces fauteurs de trouble. La taqiyya, une fois encore, fait la démonstration du vrai visage de l’Islam, qu’il soit hégémoniste et radical ou prétendument modéré et pacifique, ainsi la Turquie.
À défaut de mettre la main sur des humanitaires, des journalistes, des diplomates ou des coopérants, il arrive que ce soient des résidents nationaux qui font les frais de ces rapts crapuleux, lesquels, dès lors qu’ils ne concernent pas des intérêts occidentaux, sont oubliés par la presse internationale dans une indifférence feinte envers des laissés-pour-compte victimes de conflits qui n’intéressent personne. De fait, le Mujao, groupe de djihâdistes affilié à Al-Qaïda, avait revendiqué l’enlèvement d’humanitaires locaux, dont le CICR était sans nouvelles depuis le 8 février 2014. Cette affaire a été développée une seule fois par les médias, pour disparaître au final des colonnes politiques.
Ces infortunées autochtones, qui n’avaient même pas l’espoir d’être délivrés contre une rançon, sont promises à une mort certaine, sinon à la prostitution, l’esclavagisme, sacrifiées au nom de l’indifférence. En l’occurrence, soigner et secourir des compatriotes qui n’appartiennent pas au clan des terroristes, même si leur assistance caritative, sociale et sanitaire était destinée à leurs coreligionnaires, est considéré comme un acte de trahison par ces fous d’Allah incapables de discernement, mais surtout habités par la priorité de l’argent corrompu des faux ennemis – leurs frères de religion, – puis la récompense des victimes occidentales qui paient ce qu’on leur demande.
Le Mujao est l’un des groupes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui ont occupé le nord du Mali en 2012 avant d’en être en parti, chassé par une intervention militaire internationale souvent conduite par la France. Un responsable du Mouvement pour l’unicité et le djihâd en Afrique de l’ouest (Mujao) a affirmé à l’AFP avoir enlevé, dans le nord du Mali, une équipe du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dont cette ONG avait indiqué être sans nouvelles depuis le 8 février 2014. Voici leur communiqué : « Nous avons pris […] un 4/4 des ennemis de l’Islam avec leurs complices », avait déclaré Yoro Abdusalam, cadre Mujao, dans un message au journaliste de l’AFP à Bamako. Les cinq otages maliens étaient composés de quatre membres du CICR et d’un vétérinaire d’une autre ONG. Leur disparition remonte au 8 février 2014 alors qu’ils effectuaient le trajet entre Kidal et Gao, d’après un porte-parole du CICR Alexis Heeb (Source : AFP, 11 février 2014).
Ces scénarii à rebonds, où l’argent, la drogue et les produits de la guerre, dont les otages, se distribuent ou s’échangent au rythme des alliances et mésalliances, n’a rien d’inhabituel avec l’Islam. À croire que le commerce des armes, véhiculé par des fourgons du Croissant rouge et les bailleurs de fonds saoudiens, qatariens et turcs, entre dans cette logique dite pacificatrice. Quant aux kidnappings des touristes, personnels soignants et caritatifs, reporters, et salariés coopérants, les rançons que versent les pays occidentaux servent à entretenir la corruption et la guerre à l’aide de négociateurs politiques locaux, parfois des chefs d’État, mais surtout au profit des terroristes et leurs trafiquants de matériels militaires, lesquels se servent dans les arsenaux des pays qui les fabriquent comme la France.
Qu’ils soient du côté des rançonneurs ou de celui des plénipotentiaires, dès lors qu’ils sont Musulmans dans une région infestée de malfrats, tous prélèvent leur part de butin autour des rapts, suivis d’ententes félonnes autour des rançons. Or, dans l’esprit obscurantiste de ces mahométans, qu’ils soient présidents ou rançonneurs, il ne s’agit que de légitimer un impôt islamique prélevé sur les kuffār que ces complices de l’ombre se partagent (zakât, djizîat, haraç). La double capitation revient au djihâd ; un prélèvement qui glorifie les kidnappeurs islamistes auprès des leurs et qui garnit les poches des négociateurs plénipotentiaires des otages, acolytes car tous coreligionnaires.
Dans cet esprit rappelons que le colonel Kadhafi prétendit avoir participé à la libération de 5 infirmières bulgares et d’un médecin, tous accusés par un tribunal islamique de meurtre pour avoir prétendument inoculé le VIH à leurs patients, alors que, selon Mediapart, les 232 enfants contaminés le furent à l’hôpital de Benghazi par les barbouzes des services secrets libyens aux ordres de leur dictateur (Source : La Dépêche.fr, le 5 novembre 2016). Cette tragédie montée de toutes pièces par des Musulmans, en vue d’accuser l’Occident de cette abomination, n’empêcha pas le Président Sarkozy de déployer le tapis rouge pour recevoir le guide libyen à l’Élysée ; un monstre déjà commanditaire de l’attentat du DC 10 d’UTA (Voir supra, même rubrique). Dans quel esprit invoquer la paix avec la communauté d’un culte dont les prêches et prières de ses gourous sont scandés au rythme des sourates martiales ?
Comment accepter de se réunir sérieusement autour d’une table de négociation avec des islamistes qui trahiront dans l’heure qui suit ceux avec qui ils auront pactisés ? Pourquoi nos dirigeants, qui savent ce qui les attend en retour avec ces gens-là, persistent-ils à croire qu’il y a moyen de négocier avec des terroristes via leurs suppôts ambassadeurs qui relèvent du même culte (voir plus bas) ? Nonobstant les revers de la taqiyya ; ce poignard planté dans le dos de quiconque fraternise avec des États islamistes, même réputés modérés telle la Turquie, le Maroc ou le Qatar, la France persiste à y croire ou à faire semblant, aussi longtemps que le commerce des d’armes, du pétrole et de la drogue demeure possible avec ces théocraties. Voilà aussi une façon d’absoudre les crimes de ces pays contre les femmes, les enfants, les pacifistes, les journalistes et les homosexuels.
A suivre…

Daniel Desurvire

Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire.
Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).
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Daniel Desurvire pour Observatoire du MENSONGE
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A lire deux articles importants :
La chute de l’Occident : une réalité hélas quotidienne et qui ne fait qu’empirer…
et
il n’y aura aucune guerre civile en France parce que c’est d’une conquête dont il s’agit… Je rappelle mon article republié et traduit dans le monde en 2016, article que les médias français ont peur de publier : 2034 l’année où…

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