Et la laïcité ? Bordel !!! 2

Chapitre 2
Où il faut mettre sur la table tout ce que l’on sait pour trouver ce que l’on ne sait pas. 

Et la laïcité ? Bordel !!!

Par Daniel Desurvire

Chapitre 2

Parmi les concepts positivistes, rationalistes ou nominalistes (Selon les « Catégories » d’Aristote, l’occamisme de Guillaume d’Occam, la métaphysique qui réside dans la matière, le Conceptualisme de Pierre Abélard, la théorie de la connaissance de Thomas d’Aquin, le 5ème postulat d’Euclide etc.), il reste à explorer toutes les pistes heuristiques qui mènent au savoir, sans en passer nécessairement par l’essence d’une déité fourre-tout. Si Dieu n’est rien ou n’existe pas, en échange il faudra tout découvrir, ou presque, pour ne lui laisser qu’une partie congrue dans la non-explication de l’émergence, voire subsumer le divin sans l’infirmer, en l’incluant comme partie intégrante de l’esprit. Dieu, comme substrat d’un monde irréel mais faisant corps avec un tout présent, devient indissociable à l’histoire et s’exprime en littérature. Il ne peut en être extrait par simplicité et respect à l’égard de tous. La science n’ayant pas vocation à s’encombrer de dogmes ou d’une exploration de l’indicible, les cultes non transposables à la réalité demeurent de toute éternité la partie vraisemblable de l’état d’ignorance, une intuition mue par l’inconscient, un ressenti chaotique de l’intemporel, de l’infinitude émergeant du néant, l’avant du mur de Planque.

Or, c’est précisément cette condition d’ignorance qui pousse à la question, l’état d’information devenant le médiateur du savoir. Il faut donc mettre en équation ce que l’on sait avec ce que l’on ne sait pas pour accéder à la partie méconnue ; cette part non quantifiable et non appréhendable d’un supposé pré-savoir enfoui, l’indéterminé qu’il reste à découvrir. De sorte que la trame imprévisible d’un monde ignoré pourrait se juxtaposer, à la façon d’une potentialité contingente, avec la part connue. Ici, nous entrons dans le cadre d’une statistique bayésienne, où il faut mettre sur la table tout ce que l’on sait pour trouver ce que l’on ne sait pas. Ainsi, l’astrophysique pressent l’émergence (l’instant initial de l’Univers atemporel), alors que la Genèse demeure un mythe rivé à un dieu subodoré qui ne fait que tapisser le cortex humain d’impérities, voire annihiler la peur de l’inconnu. Et pourquoi pas, serait-ce un esprit supérieur – ainsi Dame nature – qui aurait su capturer la vie en l’extirpant de la nucléo-genèse primordiale (mutation gazeuse de la matière) ?

Cette fonction probabiliste évoquée ci-dessus, dite formule de Bayes, imaginée par un pasteur presbytérien britannique en 1748, permet, à l’aide d’une simple équation discursive, de faire jaillir une réponse plausible en partant d’une probabilité subjective et d’une information pertinente, pour finalement aboutir à une vraisemblance d’une grande précision : l’adéquation du doute et du savoir. De sorte que le résultat présumé se trouve autant dans la question que dans l’observation, la supposition ou l’extrapolation. En l’occurrence, la solution dans le mystère spirituel, entre le divin et le rationnel, siège donc autant dans l’imaginaire que dans le cognitif ; une concordance d’optimisation de la pensée où la réflexion s’aligne entre la subjectivité et l’entendement.

Le principe d’incertitude, énoncé en 1927 par Werner Heisenberg, deux variables d’indétermination conceptualisés, (équivalence entre des propriétés ondulatoires et corpusculaires), suggère un noumène qui n’a pas de grandeur déterminée au sens physique. Imaginons une particule désincorporée dans un espace imperceptible. Cette idéation rejoint quelque part le paradoxe du chat quantique (1935)* en physique nucléaire. Cette expérience mit en relief un état superposé, où un matou pouvait être à la fois mort et vivant. On évoqua un suicide quantique, la théorie de la décohérence, une idéation des univers parallèles ou une duplication de la réalité métastasée en particules interdimensionnelles qui échappent au temps.

Retrouvons cette mécompréhension entre les quanta de la mécanique éolienne, l’énergie et le temps dans la constante de Planck, dans la théorie des cordes et celle des supercordes dans la chromodynamique quantique, dans la supergravité à onze dimensions (supersymétrie + relativité générale), dans le modèle ekpyrotique des branes et des anti-branes, le pont d’Einstein-Rosen (trou de ver pour exploser la vitesse supraluminique) etc. ; tout ce qui tend à promouvoir une invariance, ainsi le chat simultanément mort et vivant d’Erwin Schrödinger*, l’émergence depuis le Big-Bang d’où les translations d’expansion/déflation dans les référentiels galiléens, puis encore les variables d’indétermination vu par Werner Heisenberg.

Daniel Desurvire


Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).


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3 commentaires

  1. Bravo et un grand merci à l’Observatoire, le seul site, à publier une telle qualité d’articles sur le sujet qui sera le problème majeur dans quelques mois en France…

  2. La laïcité a servi de paravent à la gauche pendant des années et maintenant cette même gauche est prête à la brader pour faire plaisir aux islamistes.

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