Les dix plaies françaises

Les dix plaies d’une France dans la débâcle, en perdition, ou comment couler une nation…

Les dix plaies françaises

Par Maxime Tandonnet

La tragédie française de décembre 2019, cette crise politique et sociale qui plonge le pays dans la tourmente et la paralysie, d’une gravité sans précédent depuis un quart de siècle, est le symptôme d’un mal français qui s’enracine profondément dans l’histoire et la culture nationale. Les dix plaies d’une France dans la débâcle, en perdition, ou comment couler une nation:

  • La tyrannie de la vanité: le destin national dépendrait d’une sorte de demi-dieu ou prétendu tel, réputé tout-puissant, dont l’aplomb est certes avéré, presque par nature (pour parvenir à ce niveau), mais ni le caractère, ni la lucidité, ni la sincérité.
  • L’élitisme bas de gamme:  il existerait une caste éclairée, issue des meilleures écoles, supposée d’intelligence supérieure, et qui détiendrait les clés du vrai, du faux, du bien et du mal, au mépris de la vile multitude obscurantiste.
  • Le dieu corporatisme: les intérêt particuliers, égoïstes, la défense des avantages acquis d’une part et la perpétuation des rentes de situation politiques de l’autre, écrasent désormais toute considération d’intérêt général ou national.
  • La guerre civile froide: entre les pouvoirs politiques et syndicaux, incapables de se parler – à l’image d’un pays civilisé – il n’est d’autre issue que les armes de la destruction mutuelle, quitte à ravager le pays.
  • Le mépris des gens: le calvaire des usagers, les millions de personnes qui s’entassent jusqu’à l’étouffement, hommes, femmes et enfants, écrasés et meurtris, n’intéresse absolument personne ou ressenti comme parfaitement anecdotique.
  • L’idéologie: tout pragmatisme est exclu par avance, peu importe les conséquences réelles, le bilan coût/avantage: réforme doit être synonyme de table rase et de grand soir, étape vers « le nouveau monde » radieux, purifié  de ses 42 vieux statuts.
  • La corruption: il est hallucinant de constater, au regard du principe d’exemplarité,  que le principal acteur d’un dossier dont la fin ultime est de rationaliser une dépense publique, cumulait clandestinement les rentes, en toute impunité et irresponsabilité.
  • Le déni démocratique: une seule issue à la crise paraît exclue d’avance, celle, normale en démocratie, du retour devant le peuple, la question de confiance et engagement d’une responsabilité politique, par un référendum ou des législatives.
  • La lâcheté: à la fanfaronnade quotidienne se substitue, quand les choses tournent au vinaigre, un principe de dérobade et de fuite devant la responsabilité personnelle.
  • La médiocrité intellectuelle: contre l’évidence, ils n’ont rien senti, rien vu venir, rien anticipé, avançant à l’aveuglette, ivres de leur vanité, privés des repères les plus élémentaires de la culture historique ou du bon sens commun.

Maxime Tandonnet

max t

Ancien conseiller à la Présidence de la République sous Sarkozy, auteur de plusieurs essais, passionné d’histoire…
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4 commentaires

  1. La question est : comment la droite ou prétendue telle a pu couler ainsi ? La réponse évidente est par manque de convictions et de talents.

  2. La vraie plaie française se résume à leur haine sociale qui a permis aux politiques de gauche de ruiner le pays.

  3. Excellent mais je rajouterais :
    – Les Français sont victimes de l’islam et non pas l’inverse !
    Avec Macron
    tout flambe.
    Les taxes, les prix,
    les églises, les usines.
    J’ai la certitude que notre 1ère grosse erreur a été de laisser tomber le Shah d’Iran, toute l’islamisation galopante est partie de là.
    Maintenant, constatons :
    Emmanuel Macron, le président français, n’a pas d’enfant ..
    La chancelière allemande Angela Merkel n’a pas d’enfant …
    Le Premier ministre britannique Theresa May n’a pas d’enfant ..
    Le Premier ministre italien Paolo Gentiloni n’a pas d’enfant ..
    Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte n’a pas d’enfant ..
    Le Premier ministre suédois Stefan Löfven n’a pas d’enfant …
    Le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel n’a pas d’enfant …
    Le Premier ministre écossais Nicola Sturgeon n’a pas d’enfant ..
    Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker n’a pas d’enfant .. Donc l’avenir de l’Europe est confié à une proportion non négligeable de gens qui n’ont pas d’enfant
    Ont-ils une vision à long terme, concernant l’avenir des enfants d’aujourd’hui, identique aux autres ?

    Une citation qui tue le macronisme et les gouvernements précédents : « L’État français est l’arme de destruction de la nation et de l’asservissement de son peuple, du remplacement de son peuple par un autre peuple, une autre civilisation. »

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