Et la laïcité ? Bordel !!! #15


La laïcité est vraiment en danger : mais les Français ne semblent pas s’en rendre compte. La réalité va les rattraper.

Et la laïcité ? Bordel !!!

Par Daniel Desurvire

Chapitre 15

L’Islam ne négocie aucun aménagement translatif de ses Écritures, ni ne concède une seule virgule dans le Coran (II.100 et 169 ; XVI.104 et XXVI.195 à 200), car l’impur (non musulman), même orientaliste distingué ou arabophone érudit, ne sera jamais perçu comme un interlocuteur acceptable. Il existe pourtant dans le Coran, des versets abrogés (Mansûkh) et des versets abrogeants (Nâsikh). Mais ces textes prétendument abrogés demeurent inscrits immuablement dans le Livre, de telle sorte que cet ouvrage est truffé de contradictions (op. cit. IV.19 et XXIV.6 et 7). Ces antinomies ne sont pas l’expression d’une remise en cause du dogme, mais l’assortiment d’un désordre mental, dont les prélats islamiques ne se donnent pas le droit d’en corriger les erreurs d’un iota, les confusions et les absurdités. D’ailleurs, les Écritures sacralisées s’interdisent la moindre retouche, puisque le Coran serait l’œuvre incréée d’Allah !

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Pour s’en expliquer, les exégètes, les analystes et paléographes arguent, par analogie, que les prescriptions des médecins évoluent également selon les phases de la maladie de leur patient. Sauf à croire que tous les croyants sont des malades, les islamistes ne cessent que de boucher les trous de leurs incohérences et ravauder le non-sens des versets du Coran lorsque ceux-ci annihilent ceux qui suivent ou qui précèdent ! Sami Awad Aldeeb abu-Sâhlih publia, à ce titre, une chronologie des sourates, enrichie de renvois aux abrogations, laquelle ne fait qu’attester ce chaos d’illogismes, de prolepses, d’incongruités injurieuses et fallacieuses (Éditions de l’Aire, à Vevey, le Coran arabo-français [al-Qor’an al-karim, 2008]).

Contre toute dialectique acceptable, une soi-disant technique de lecture, les Qirâ’at, aurait permis, à travers les générations et à l’instar des hadîths, de transmettre sans altération dans la mémoire collective, les saintes Écritures de facture biblique qui n’existaient certes pas dans la rhétorique de l’Islam. Or, le Coran n’aurait jamais pu se propager, surtout à cette époque dans un jargon arabe balbutiant et vernaculaire, insuffisamment structuré et mêlé à des signes syriaques, araméens, puis empruntés aux éthiopiens, persans, grecs, indiens, coptes, hébreux, nabatéens, soudanais, berbères etc., cela avec des intonations qui, assurément, ne pouvaient que déformer le contenu des textes, d’en brouiller la sémantique et d’altérer le sens des versets bourrelés d’inepties et déformés au fil du temps, car rapportés par mode phonétique à travers plusieurs dialectes avant sa transcription par écrit.

Il aura fallu plus de deux siècles avant que n’accoucha les premières versions parcellaires du Coran entre ‘Uthmân, al-Hajjâj, IUbn Ghalbûn et Ibn Mihrân dans leur description de 7 à 8 systèmes de lecture canonique (milieu du VII au début du Xe). De sorte que la transmission orale du Coran, du temps de l’apostolat de Muhammad disparu au 7ème siècle de notre ère, demeure obscure et remet en cause le prétendu caractère intouchable (dit incréé) de ce Livre sacralisé, auquel les exégètes refusent obstinément de modifier d’un iota le contenu liturgique des sourates (Source : « Histoire du Coran. Texte et transmission du professeur François Déroche, membre de l’Institut – Académie des inscriptions et belles-lettres).

Malgré toutes ces compilations de signes et d’écritures mêlées, la langue arabe ne devint pas pour autant une forme achevée d’espéranto, ou de quelque idiome à vocation international. D’ailleurs, le Coran est davantage évoqué tel une récitation de formules dialectiques enchevêtrées et décousues, mais jamais dans la dimension compartimentée et thématique d’un livre liturgique telle que la Bible, d’annales historiographiques avec des lieux, des dates précises, une législation à l’image des Institutes de Justinien.

 De fait, toutes les époques y sont brassées pêle-mêle dans ce livre où s’y rencontrent des personnages du Premier et du Second Testament, comme de l’antédiluvien qui ne correspond qu’à la Bible de Jérusalem, jusqu’au haut moyen-âge (632 de notre ère, mort de Abu-I-Qâsim Muhammad). Le côté hâtif, sinon bâclé car sans construction logique, le Coran laisse pantois lorsque l’on découvre que les premières sourates sont surchargées, ainsi la Génisse qui comporte 286 vertes, mais que les dernières, de la XLVIII à la CXIII n’en comptent que très peu, ainsi 5 versets pour « L’aube du jour » et « L’éléphant », 4 pour « L’unité de Dieu » (21 mots) et « Les koreischites », 3 pour « L’assistance » et « Le kawthar » etc.

De manière encore plus polémique, certains détracteurs désignèrent le verset du « Repentir » (IX.5) – ironie des mots – comme celui qui abrogea tout dudit Saint-Livre antérieur, lequel aurait été rédigé dans un style plus choquant mais introuvable dans la Bible : « … Tuez les idolâtres partout où vous les trouverez, [] ». Il fut cité la sourate du « fer » (Al-Hadid [LVIII.25], dite flissah ou le cimeterre) : « … Nous avons donné le fer qui porte en lui de terribles malheurs et des avantages ; c’est afin que Dieu apprenne qui d’entre vous assistera lui et ses apôtres en secret. […] ». Puis encore : (Sourate Al-Anfal [VIII.39 et 40] : « Dis aux infidèles de mettre fin à leur impiété … Combattez-les jusqu’à ce que la sédition soit anéantie et que toute croyance devienne celle d’Allah … ). Nous sommes loin du prétendu appel à la tolérance ou à la concorde exprimé de façon sibylline dans CIX.6 : « Vous avez votre religion, moi j’ai la mienne ». Or, cette expression ne dit pas expressément si le Prophète est d’accord avec ce constat, sachant qu’il enseigne tout de suite après qu’il faut tuer tous les non-musulmans !

À suivre

Daniel Desurvire


Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).


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Un commentaire

  1. Pendant que médias et pouvoir noient le poisson et ne parlent que du virus, les banlieues flambent à nouveau et qui dit banlieues dit islam. Donc, c’est sûr, que la laïcité est en grand danger en France. Merci à ces écrits de M. Desurvire pour nous le rappeler.

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