La politique spectacle de Macron


Le spectacle donné continûment par le Président et par son Premier ministre repose sur un scenario qui varie, selon le contexte de la parole des deux têtes de l’exécutif, entre comédie et tragédie.

La politique spectacle de Macron

Par Alexandre Goldfarb

  « Si les gens savaient par quels petits hommes ils sont gouvernés, ils se révolteraient vite. » Charles-Maurice de Talleyrand.

Par sa politique incohérente, dénuée de toute stratégie, de pragmatisme et de réalisme, la politique de Macron, depuis 2017, a plongé la France dans le chaos. Cette situation aurait pu être évitée si le Président, au lieu de préparer sa réélection en 2022, à travers une campagne électorale permanente, avait assumé ses responsabilités et ses obligations inhérentes à sa fonction de chef de l’État, dans l’intérêt général des Français, comme l’exige la Constitution.
Le spectacle donné continûment par le Président et par son Premier ministre repose sur un scenario qui varie, selon le contexte de la parole des deux têtes de l’exécutif, entre comédie et tragédie.

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On constate que la comédie est du ressort du Président et que la tragédie est réservée au Premier ministre et aux membres de ce gouvernement.
A titre d’exemple de comédie présidentielle, les médias ont diffusé en boucle les images du récent voyage de Macron en Bretagne pour visiter un supermarché et une exploitation agricole. Jouée par un Président, pétri d’hypocrisie, feignant d’être au chevet des Français les plus modestes, cette scène ferait rire, à l’instar du « Tartuffe » de Molière si, elle ne se déroulait pas dans le contexte dans le contexte d’une épidémie mortelle.
Un tel comportement de la part d’un chef d’État, acteur, prouve incontestablement son irresponsabilité face à l’angoisse des Français qui ne savent pas comment ni quand le confinement qui leur est imposé depuis le 17 mars 2020 (Deux mois déjà) finira, et si ce confinement aura permis d’endiguer l’épidémie, d’autant que la plupart d’entre eux s’inquiètent à juste titre de leur avenir professionnel.
En effet, les derniers chiffres du chômage enregistrent une hausse spectaculaire de près de 9% inédite depuis des dizaines d’années. Sans oublier tous ceux qui n’ont pas le droit au chômage et qui n’ont rien survivre. En outre, depuis mars 2020, nombre d’entreprises et de commerces ont déposé le bilan, faute de pouvoir produire et revendre.


Sur le mode de la tragédie, le discours du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, le 28 avril 2020, illustre parfaitement la répartition des rôles entre les deux représentants de l’exécutif : sous un ton faussement grave et avec un langage truffé d’hypothèses, d’incertitudes et de mobilisations élaborées par des pseudo-experts en matière de santé, le Premier ministre a dévoilé son fameux « plan de déconfinement » prévu pour le 11 mai 2020 et attendu par tous les Français. Or, Édouard Philippe a annoncé non seulement que la date du 11 mai 2020, fixée par le Président dans sa dernière allocution, était susceptible d’être remise en question, mais, de plus le déconfinement devrait se faire très progressivement, en fonction de critères établis par le conseil scientifique qui conseille Macron et Philippe depuis le 11 mars 2020.(Lorsque l’épidémie s’est enfin imposée à l’exécutif, avec presque deux mois de retard).
Si l’on cherche à savoir ce qui signifie la parole du chef de gouvernement, on est bien en mal de comprendre ce qui nous attend à partir du 7 mai 2020, car, en définitive, l’imprévision et l’incohérence prévalent dans le discours d’Édouard Philippe.
En tant qu’acteur de la tragédie du déconfinement, le Premier ministre a excellé en utilisant des termes anxiogènes et en se retranchant derrière l’avis, aussi hasardeux et dangereux desdits conseillers scientifiques.
Comment peut-on avoir confiance en la parole des deux représentants de l’exécutif qui se donnent ainsi en spectacle, faisant croire qu’ils oeuvrent pour protéger les Français.


Ces Français sont-ils encore dupes face au Président et au Premier ministre qui ont géré de façon pitoyable l’épidémie meurtrière, qui sera suivie inévitablement par une crise économique sans précédent, révélatrice de l’effondrement de l’économie française.
On est en droit de s’interroger sur le bien-fondé de la mise à l’arrêt brutal de cette économie sous prétexte que l’épidémie a fait depuis le 1er mars 2020, au 30 avril 2020, plus de 24.000 morts, alors que selon l’INSEE, la France enregistre en moyenne 600.000 morts par an depuis 2015, toutes causes confondues (maladies, accidents, meurtres, etc.).

L’autre question que nous pouvons nous poser concerne l’efficacité réelle du confinement, lorsque l’on apprend que des pays moyens touchés en même temps que la France par l’épidémie maîtrisent aujourd’hui la situation de l’épidémie et ce, sans avoir stoppé concrètement leur activé économique.
La réponse réside, sans conteste, dans la capacité des autorités de ces pays d’anticiper les dégâts causés par l’épidémie, au plan humain et matériel, en prévoyant tous les outils de protection nécessaires (masques, blouses, etc.), en équipant suffisamment leurs hôpitaux, en testant massivement leur population pour isoler uniquement les porteurs dudit virus pendant une quarantaine.
Ces gouvernements ont fait preuve de bon sens et de clairvoyance dan sla conduite de leur politique de santé, qui s’avère aujourd’hui efficiente.
Tel n’est pas le cas en France : pourtant, à en croire le Président et son Premier ministre, tout va bien dans notre pays.
« L’État, mes chers compatriotes, est à la manoeuvre, et agit pour votre bien », répètent-ils comme un leitmotiv dans chacun de leur discours.
En réalité, tout va mal, avec un Président prisonnier de son idéologie qui est un véritable carcan porteur d’échec puisqu’il interdit d’agir en fonction de la réalité du terrain.
Il est évident que le spectacle, sous forme de comédie et de tragédie, sert l’exécutif qui peut ainsi cacher son incompétence et son ignorance de la chose publique, alors qu’ils se targuent d’être l’élite de la Nation et qu’à ce titre, ils n’éprouvent que du mépris pour tous ceux qu’ils considèrent comme inférieurs, c’est-à-dire tous les Français.

Depuis 1974, de tels politiciens, de purs technocrates, presque tous sont sortis de l’ENA (L’école de la pensée unique), qui sont absolument incapables de passer de la théorie à la pratique et dont la capacité de nuisance est telle qu’ils ruinent progressivement notre pays et, par voie de conséquence, font le malheur de leur population.

Sous quelque gouvernement que ce soit, la nature a posé une limite aux malheurs des peuples. Au delà de ces limites, c’est ou la mort, ou la fuite, ou la révolte. » Denis Diderot

Dans ce contexte, il est impératif et urgent que les citoyens réagissent et que par leurs bulletins de vote, ils boutent hors des arcanes de l’État tous ces politiciens, dont le seul objectif est de conserver leur pouvoir et ce, quel qu’en soit le prix.
Grâce au suffrage universel que confère la Constitution aux électeurs, ces derniers ont la possibilité de provoquer une « révolution pacifique » nécessaire pour que la France recouvre sa puissance et sa grandeur à la hauteur de ses richesses et de ses acquis naturels.

 

Président-fondateur Observatoire du MENSONGE

 Copyright obligatoire en cas de citation ou de transmission de cet article, vous pouvez le copier: Alexandre Goldfarb pour Observatoire du MENSONGE

Carte de déconfinement : des agences régionales de santé évoquent des « erreurs »

Dessin de couverture par DELIGNE pour URTIKAN


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7 commentaires

  1. Macron n’est pas un bon Président, euphémisme. Philippe est carrément nul et même pas professionnel. On va finir par regretter ceux d’avant… Ce que je pensais impossible…

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  2. Vous soulevez parfaitement le problème récurrent de la politique : l’incapacité de passer de la théorie à la pratique souvent par idéologie. Les dirigeants, Président et Premier ministre, devraient être avant tout des personnes ayant faire leurs preuves sur le terrain et non pas des énarques qui sitôt sortis de l’ENA sont intégrés dans la haute fonction publique. Simple évidence.

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  3. Je cite : « En réalité, tout va mal, avec un Président prisonnier de son idéologie qui est un véritable carcan porteur d’échec puisqu’il interdit d’agir en fonction de la réalité du terrain. » C’est la stricte vérité, il faut désormais croire que les Français vont enfin se réveiller et virer tous ces incompétents de première. Ils n’auront qu’une seule chance pour le faire et c’est en 2022.

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