Le progressisme : trois siècles de compromissions ?

Le progressisme, hors des réalités, vit dans la théorie et de ce fait est dangereux.

Le progressisme : trois siècles de compromissions ?

Par Un Regard Inquiet

Cet article ouvre un dossier que nous constituerons progressivement sur le progressisme et le conservatisme. Plus que par leur contenu, ces courants de pensée tels que nous les entendrons ici se caractérisent par leur approche de la vérité : alors que le conservatisme valorise la sagesse pratique et la compréhension des équilibres complexes et fragiles des sociétés humaines, le progressisme valorise la réflexion théorique sur la société idéale.

Une prise de conscience en demi-teinte

La mort du professeur d’histoire Samuel Paty, assassiné le 16 octobre 2020 par un réfugié tchétchène pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression, fut l’occasion d’une prise de conscience de l’aveuglement coupable d’une grande partie du monde politique et médiatique concernant la pénétration d’un islam intolérant et conquérant parmi les populations musulmanes de France.
Cette fois-ci, en effet, des membres « modérés » de la communauté musulmane locale avaient objectivement participé à l’exécution d’un blasphémateur : un parent d’élève et sa fille avaient défini la cible en calomniant ce professeur, des internautes musulmans avaient diffusé leur vidéo sur les réseaux sociaux, la mosquée de la ville avait relayé la vidéo et des élèves avaient désigné leur professeur en fin de journée à l’assassin, qui l’avait tué et décapité.
Plus que lors des attentats précédents, ce meurtre mettait ainsi en lumière
1/ l’utilisation de la lutte contre la prétendue « islamophobie » pour imposer la soumission à la loi islamique,
2/ le continuum entre l’islam « modéré » et « l’islamisme »,
3/ la capitulation de l’Éducation nationale face à la pression islamiste, suivant l’impératif de « ne pas faire de vagues ».

Peut-être parce qu’il frappait l’éducation nationale et la laïcité, chères à la gauche, peut-être parce qu’il intervenait durant le procès de l’attentat contre Charlie Hebdo, peut-être, encore, parce qu’il avait mis à contribution de nombreux complices « objectifs » parmi les « musulmans modérés », cet attentat a libéré la parole concernant l’entrisme islamiste en France et la lâcheté coupable des autorités et des médias face à cet impérialisme, voire la complicité de certains responsables et militants politiques. La chronique de Patrick Cohen, quelques jours après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine fut très belle et très grave, comme il se devait en ces circonstances. Les plateaux de télévisions et les journaux donnèrent plus de visibilité à des personnalités de gauche qui avaient dénoncé l’utilisation de l’accusation d’islamophobie par les militants islamistes (Caroline Fourest, l’avocat de Charlie Hebdo Richard Malka ou encore les membres et sympathisants du Printemps Républicain).

Un Regard Inquiet
Réflexions sur l’effondrement de l’Occident


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L’article « Les 7 mensonges capitaux«  démontre bien cette incompétence et cette prétention d’un pouvoir qui a créé une dictature en France. A lire en cliquant ICI

« La France est en sous-France depuis pas mal d’années mais avec le macronisme, elle est dans le coma ».


Un commentaire

  1. Article intéressant qui donne le ton sur ce progressisme qui gangrène depuis des années notre société.

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