Un monde irréel 6.3


EXCLUSIF : l’inexorable déclin, entre le désengagement des peuples et la dégénérescence morale des élites… Chapitre 6.1

Un monde irréel

Par Daniel Desurvire

Chapitre 6.3

VI – La démocratie, l’authentique, n’aurait jamais existé. Toutes les politiques qui s’en réclament ne sont que de pâles succédanées

À ce stade, l’illusion de la séparation des pouvoirs prend des reliefs en trompe-l’œil, pas seulement entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire, mais aussi entre l’omnipotence des fonctionnaires aux commandes sous contrôle de l’État et les citoyens de base mis en quarantaine. De fait, l’État souverain rechigne à faire appel aux citoyens pour faire évoluer ses ambitions, ce pourquoi il n’y eut en France que dix consultations populaires (hors suffrages universels), dont la moitié sous la présidence de Charles de Gaulle. Les électeurs, ainsi mis au ban par les contempteurs de la classe dirigeante, leur sont inférieurs. Ces foules hurlantes sont incapables de se faire entendre puisque depuis leur tribune, tous parlent en même temps !
La notion d’égalitarisme n’a plus sa place, ni en politique ni en droit. Par un réflexe qui dédouane plus qu’il ne se réclame du postulat démocratique, le lustre du symbole révolutionnaire est toujours présenté de façon emblématique, faisant notamment état de la séparation des pouvoirs (5) . Mais ne nous y méprenons pas, ces valeurs, comme les libertés fondamentales et la vérité quant au droit à une juste information, sont surtout érigées en alibi, non pour être respectées dans les faits, non pour servir les citoyens subornés. C’est l’illusion par les discours qui emporte les suffrages et celui qui gagne qui emporte un choix majoritaire, pas nécessairement pour le bien, la liberté et la vérité. De sorte que la vérité n’a pas toujours le dernier mot et les libertés sont souvent hypothéquées. Quant au bien, il est souvent confondu avec la raison du vainqueur, car c’est précisément ce dernier qui écrira l’histoire pour la postérité qui l’enseignera.
La réalité de l’emprise sociale-démocrate de l’Europe des 27 États membres, hors Brexit, s’examine sous l’angle oblique de la captation des libertés pour des motifs prétendument sécuritaires, face à un terrorisme entretenu par une politique migratoire islamique intense. En clair, plus l’insécurité prend de place dans l’agora populaire, mieux il est possible pour l’État, sous l’effet de la psychose, de prendre des mesures liberticides dont l’oligarchie usera sur tous les terrains du droit ; depuis le libre-arbitre au droit d’expression, au droit de l’information et au respect de la vie privée. Ce stratagème couvre la résurgence feutrée d’un absolutisme politique sans complexe ni concession avec les électeurs, mais ouvert aux compromissions avec leurs donneurs d’ordre, gaziers et pétroliers du Golfe notamment, en passant par les paradis fiscaux entretenus par le méga-monde financier des sociétés extraterritoriales (6) .
Je me propose de m’en tenir à la quintessence du document courageux susmentionné, soutenu par un universitaire francophone qui osa s’affranchir d’un tabou politique, comme de décliner les avatars de la démocratie ; un mot qui habituellement force le respect en regard de sa dynamique incantatoire et du sacro-saint esprit humanitariste qu’il retient. Les travaux du professeur Francis Dupuis-Déri (op. cit.), furent également produit en version numérique dans la collection Les classiques des sciences sociales. Fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi, la monographie susvisée est consultable en ligne à la Bibliothèque Paul-Émile-Boulet de l’Université de Québec. Cette précision est nécessaire car absente sur Google.
L’examen laisse apparaître deux réflexions de fond autour de ce qu’est devenue la démocratie de nos jours ; un paradigme socio-politique adulateur et rassérénant dont la plupart des intervenants intellectuels ou des élus se réclame. Dans un premier volet, il fut remarqué que l’utilisation de ce postulat autorise les partisans de la bonne conscience sociale-démocrate à se démarquer de leurs adversaires qu’ils jugent en-dehors de leur coterie élective ; pur produit d’une socialisation élitiste qui discrédite tout ce qui n’entre pas dans la norme fixée par cette bien-pensance. Depuis les années 1980, le marketing politico-médiatique professe dans un consumérisme électoral qui choisit ses propres marques et se comporte comme un monopole économique, sinon une situation d’oligopole que se partagent deux ou quatre partis dominants de gauche à droite, lesquels règnent dans une entente cordiale de composition.
D’aucuns évoquent : « Des débats de façade pour un entre-soi stérile » ! Sous la menace constante des chiens de garde du CSA et autres étrangleurs des libres opinions, la totalité des plateaux politiques télévisuels en France ne sont pas animés pour faire vivre les débats, mais plutôt pour les étouffer (Source : Valeurs du 4 juin 2015 de Laurent Dandrieu). De sorte que les vraies questions de société, comme l’immigration classée au top des préoccupations des Français, ne sont jamais abordées de front, plutôt sous l’angle larmoyant de la fraternité avec le parent pauvre des PMA : l’islam indigent, l’islam intransigeant, l’islam martyr… mais une minorité hurlante, incendiaire et explosive qui finit par prendre toute la place dans les médias et dans les finances du pays.
Cette stratégie est clairement mise en place par une fine fleur politique mais au comportement prédateur. Ainsi, selon le Boston Quarterly Review (11 janvier 1839) « Un parti qui ne serait pas perçu comme démocratique ne peut même pas devenir une minorité respectable ». En France, à la lumière de scrutins récents (les européennes en 2014, les régionales en 2015, les présidentielles et les législatives en 2017), le Front National, même plébiscité sur l’Hexagone, se retrouva dans cette situation, seul challenger au second tour. Tel fut également le cas avec le candidat Norbert Hofer du Parti de la liberté (réputé d’extrême droite) aux élections présidentielles autrichiennes de 2016, lequel a obtenu au premier tour une majorité confortable sur ses adversaires le 24 avril, mais se fit balayer au second tour le 22 mai par ses adversaires dans une coalition pourtant non délayable avec les autres partis. Ce scénario rappelle singulièrement les élections présidentielles de 2002 en France, où Jean-Marie Le Pen, président du Front National, se fit éjecter au second tour avec 82,21 % des voix au nom d’une sauvegarde de la République. Ici, ce fut le spectre d’une peur cultivée qui l’emporta, pas celui de la démocratie baladée à la façon d’une république bananière.
De quoi le citoyen européen doit-il avoir peur : élire un candidat non aligné qui pense et agit autrement que les socio-démocrates qui gouvernent l’Europe au travers un système politique décadent qui s’essouffle, eu égard au rejet des électeurs qui n’ont plus confiance en cette coterie droite/gauche ? Voter autre part, hors des sentiers battus d’une social-démocratie polymorphe, revient à s’exposer à des suspicions populistes, voire xénophobes. Pourtant, demeurer chevillé à l’establishment, c’est abandonner toute perspective existentielle puisque l’exécutif oligarque s’emploie à fusionner un profil commun pour tous, à la façon des régimes communistes. Pour se dédouaner de son incurie et de ses actions liberticides, cette gouvernance diabolise, par médias interposés, la véritable opposition des Français eu égard aux résultats des scrutins, comme en agitant l’épouvantail des islamophobes présumés nonobstant les attentats musulmans, les émeutes et l’invasion exponentielle de réfugiés islamiques qui, par leur nombre et leur véhémence, dénationalisent le pays.
Quant à l’intrus qui afficherait des idéaux patriotes, celui-là se voit immédiatement taxé de nationaliste, voire de fasciste ? Doit-on éternellement abandonner la gestion du pays à des politiciens qui ne tiennent quasiment jamais leurs promesses de campagne et agissent selon leurs propres intérêts, lesquels n’hésitent pas à spolier le choix des électeurs souverainistes et autres formations légitimes, toutes condamnées à la médisance médiatique ? C’est ainsi que les électeurs qui s’opposent au régime de cette pensée unique finissent par avoir honte de leur choix, s’abstiennent, voire font volte-face. En usant de ces manœuvres malhonnêtes car déloyales au second tour des élections à l’aide d’alliances révélatrices d’une supercherie politique, n’est-ce pas violer les lois de la démocratie ? Qu’est-ce donc que de stigmatiser les administrés favorables à un adversaire dénigré, à seule fin d’arracher une victoire qui n’est pas la leur ?

Daniel Desurvire


Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).


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Copyright obligatoire en cas de citation ou de transmission de cet article, vous pouvez le copier: Daniel Desurvire pour Observatoire du MENSONGE


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Notes :
(5) Articles 6 et 13 de la DDHC de 1789, article 3 de la Constitution de 1958 et préambule de la Constitution de 1946 ; une composante du bloc de constitutionnalité depuis la décision de 1971.
(6) Voir en bibliographie « La conquête de l’Occident » p. 345 et suivantes, aux Éditions de « L’Observatoire du Mensonge, disponible sur Amazon ; ouvrage broché ou numérisé sur Kindle.

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4 commentaires

  1. Félicitations à Daniel Desurvire pour la qualité de ses écrits. C’est vraiment très réussi et très instructif.

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  2. Excellent article qui explique la situation que nous vivons par la faute des politiciens qui sont aveuglés par le bien vivre ensemble et leurs réélections.

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  3. Tous nos meilleurs voeux à vous Monsieur Desurvire et encore merci pour vos écrits qui sont à la fois instructifs et captivants.

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