C’est ce combat entre souverainistes et mondialistes qui va se jouer dans cette élection, en confirmant que l’allégorie, « droite-gauche » est totalement dépassée.
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Ce texte est une Tribune Libre qui n’engage que son auteur et en aucun cas Observatoire du MENSONGE
Et Zemmour est arrivé !
Par Claude Picard
On a déjà beaucoup écrit sur le sujet ; tout a été dit ou presque, mais on peut essayer de comprendre la perturbation que Zemmour sème dans la campagne électorale présidentielle. Qui profite à qui ?
En attendant le résultat d’analyses (sa position le soir du premier tour nous le dira), on peut néanmoins constater que sa candidature apparaît un peu superflue, puisqu’elle se superpose à un autre candidat déjà bien installé dans le camp national, Marine Le Pen.
D’autre part, une question reste déterminante : le perturbateur, apporte-t-il une plus-value aux idées souverainistes et peut-il en garantir le succès ? Sauf surprise de dernière heure, et malgré son allégation sur l’évident échec de sa concurrente (motif de son entrée en campagne), sa place de challenger n’est pas plus assurée. Car, aussi talentueux qu’il soit, par sa rhétorique et sa volubilité, ses injonctions d’idéologue patenté peuvent, probablement, séduire une intelligentsia avertie, mais certainement pas les électeurs de base, majoritaires, qui se méfient des politiciens un peu trop clivants. D’autant que ces électeurs, après avoir supporté, pendant deux ans, une absurde et inutile dictature sanitaire, ont, plus que jamais, besoin d’être tranquillisés.
En ayant l’ambition de faire l’union des droites, Zemmour, pour l’instant, ne fait que la diviser. Il prend des voix et des élus, à ses deux concurrentes, Pécresse, représentante de LR et Marine Le Pen, représentante du RN. Sans prendre aucune voix, ni un seul élu à Macron, qui engrange des ralliements tous azimuts et qui reste, toujours, en tête dans les sondages ! Finalement, Zemmour, sera-t-il l’idiot utile du Président ? La question se pose d’autant que, même si les enquêtes d’opinion sont, toujours, à prendre avec précaution et circonspection, les trois candidats de droite font, au total, 45 à 47 %. Auxquels on peut rajouter les quelques petits pourcentages des autres candidats souverainistes, Dupont-Aignan, Asselineau et Philippot, qui, lui, a jeté l’éponge, faute de parrainages. Tout cela pourrait faire une majorité dès le premier tour, s’il n’y avait pas cet éparpillement des votes. Évidemment, sur le papier, l’équation est simple, mais dans la réalité, elle est plus complexe. D’abord, parce que l’électorat de LR est particulièrement mouvant, plutôt centriste ou Macron compatible, contrairement à l’électorat du RN qui reste constant. Mais, la plupart du temps, les élections se jouent dans l’isoloir au dernier moment où une majorité d’électeurs, déboussolés, attendent les derniers instants de la campagne pour se prononcer. Peu savent, à l’avance, avec détermination et certitude, quel bulletin ils vont mettre dans l’urne. Pour des raisons tellement multiples, quelles sont difficiles à cerner.
Zemmour, en s’engageant, avec un peu trop de grandiloquence et de précipitation, pour un novice en politique, dans le combat de la « Reconquête !« , oublie que son OPA sur la droite, a déjà été tentée, dans le passé, par un certain Jean-Marie Le Pen, tout aussi talentueux, et qui, pourtant, a échoué. De toute évidence, Zemmour peut séduire les éléments les plus radicaux de la droite et surtout ceux du RN, mais pour faire une majorité, il faut savoir séduire, aussi, tous les hésitants et surtout, les souverainistes de gauche. Ça existe ! Ils sont plus nombreux que l’on croit et il ne faut pas les laisser sur le bas-côté de la route. Justement, Marine Le Pen a su rallier à ses idées, non seulement des nationaux de longue date, mais aussi, des gens d’obédiences diverses et qui, a priori, étaient hermétiques aux exhortations venant d’une ligne politique classée à l’extrême-droite. Désormais, la réalité les rattrapant, tous peuvent s’entendre sur le concept du souverainisme contre le mondialisme. C’est ce combat entre souverainistes et mondialistes qui va se jouer dans cette élection, en confirmant que l’allégorie, « droite-gauche » est totalement dépassée.
Quel que soit le candidat qui sera au deuxième tour de l’élection présidentielle, tous les souverainistes doivent se retrouver pour faire barrage à Macron. Au point où nous en sommes, on aurait tendance à dire : tout, sauf Macron ! Mais attention au socialo-écolo-gaucho et immigrationniste, Mélenchon, qui peut surgir du fond d’une urne.
Surtout que sa position de neutralité vis-à-vis du conflit Ukrainien peut lui apporter des sympathies contre tous les « va-t-en-guerre » inconséquents qui peuplent les instances politiques françaises.
Claude Picard
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Dessin de couverture par DELIGNE pour URTIKAN
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Étrange copier-coller
Voici comment Macron va procéder dans les jours qui viennent :
le Président-candidat s’apprête à nous faire revivre l’élection de 1988 !
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