L’humanité sera tôt ou tard confrontée à cette dure réalité du surpeuplement…

Par Daniel Desurvire


Le dernier livre de Daniel Desurvire vient de paraître, une édition exceptionnelle et rare


Thomas Malthus a soutenu que la population se multiplie au-delà des ressources disponibles. Il fut raillé par ses détracteurs qui persiflèrent : « la Terre était déjà surpeuplée quand un seul homme l’habitait » ! Un doctorant, qui se déroba sous l’anonymat Marcus, publia en 1838 un pamphlet intitulé : « Sur la possibilité de limiter la populosité ». Celui-ci préconisa 2,5 enfants par famille, en ajoutant : « que tout autre qui s’ajouterait à ce nombre devrait être tué sans douleur » ! À ce jour, une théorie nataliste soutient que le monde connaîtra une transition démographique, une pause en quelque sorte qui viendrait rompre avec la progression galopante de la démographie mondiale. Voilà ce que l’on retient, entre ganacheries et prophétie, à travers une appréhension malaisée de la trappe malthusienne.ner, de personnel et des équipements médicaux en réanimation et des lits en soins intensifs.


L’humanité sera tôt ou tard confrontée à cette dure réalité du surpeuplement, face au déficit alimentaire d’une Terre non extensible, et loin d’être uniformément habitable. Les scénarios imaginés vont de 20 à 37 milliards d’habitants sur Terre pour la centaine d’années à venir et peut-être avant. Ces conjectures appréhendent une inflation de la natalité sur un taux additionnel constant qui se calcul sur un total démographique chaque année augmenté. Ce pourcentage multiplicateur s’applique à un nombre d’habitants annuel toujours majoré, réduisant par là le temps qu’il faut pour ajouter un milliard aux milliards précédents. Avec près de 147 millions de naissances dans le monde par an jusqu’en 2017, qui s’ajoutent aux 8 milliards de têtes en 2022, le compteur tourne donc toujours plus vite autour de ce capital démographique en expansion.

Des prévisionnistes, placés sous l’empire d’un optimisme délirant, prédisaient en l’an 2000 un recul des naissances étalé sur les deux décennies à venir ; une déflation supposée gagnée grâce à l’essor économique et au progrès social des pays pauvres. Au résultat, cette régression démographique attendue se solda par près de 2 milliards d’individus supplémentaires sur la planète en 20 ans, avec un essor antilogarithmique d’indigents et de moribonds. Aucun de ces prédicateurs depuis l’Institut national d’études démographiques, n’aura fait à ce jour son mea culpa pour avoir aussi mal travaillé, sinon menti. Dans cette fabrique du consentement, de pareilles mystifications s’oublient volontiers et promptement, alors que cette information tronquée est consommée à dessein de calmer les inquiétudes des populations lambda.

Pour faire entrer cette mystification sous la couverture des médias, la bien-pensance fait croire qu’une surpopulation, ça n’existe pas ! Exit les fables malthusiennes. Ô miracle ! La population mondiale devrait se stabiliser à ± 10 milliards d’ici la fin du XXIème siècle, et même décélérer jusqu’à réduire selon une projection des Nations unies en 2019 ou du Club de Rome en 1972. Cette thèse s’oppose au réalisme de Kenneth Smail, de l’Institut World Watch, « Réduction de la population mondiale : faire face à l’inévitable ». De fait, lorsque cette dernière étude fut publiée en novembre 2008, le monde comptait 7 milliards d’habitants et il s’en compte déjà 8 milliards courant 2022, d’où 1 milliard en 14 ans puis 1 autre milliard en 12 ans et ainsi de suite, puisque le nombre croissant d’habitants raccourci fatalement l’intervalle de ces délais. De sorte qu’en étant encore très loin de la fin de ce siècle, à ce rythme il faudra compter presque 2 dizaines de milliards le nombre d’êtres humains sur Terre d’ici 5 à 6 générations.

D’aucuns s’auto-persuadent que la mortalité des nourrissons, les pathologies et les pandémies, les famines, les guerres et les massacres participent à la régulation des naissances. Ceux-là se fourvoient devant la réalité. Certes, ces PMA ont une population de plus en plus jeune proportionnellement à la létalité qu’elles accusent. Mais ni la peste, la typhoïde, la lèpre, la variole, le typhus, l’ergotisme, la suette, les écrouelles, la blennorragie, la dysenterie ou le choléra et la malaria… n’auront infléchi cette courbe ascendante. Puis vint le Sida, l’Ébola, le Sras, l’influenza sous toutes ses formes grippales, le Sars-CoV-2 à ce jour suivi du monkeypox ; un clone simien de la variole fabriqué en laboratoire à l’instar des six derniers virus cités plus haut. L’industrie du Big Pharma, qui fabrique les virus et leurs antidotes ou vaccins à la suite, aura même réintroduit la poliomyélite par la génétique, de même que de nombreux hybrides plus résistants que les précédents, dits mutants ou variants, et de bien d’autres virus synthétiques tueurs de bactéries, mais qui force la résistance aux antibiotiques, donc tue encore davantage.

Aucune de ces maladies infectieuses, issues de la nature ou de la main de l’homme, n’aura infléchi la courbe de cette imperturbable croissance nataliste, nonobstant les efforts que font les apprentis sorciers au service de politiciens criminels, aux desseins inavoués car inavouables. N’y voyons pas là une intrigue imaginée par des conspirationnistes, car cette intrigue fut mise à jour par les revues scientifiques, les organismes de pharmacovigilance et de veille sanitaire, lesquelles dénoncent les agissements criminels des lobbies pharmaceutiques et leurs suppôts politiques et sectaires, tels les protagonistes de la secte World Economic Forum (le forum de Davos).

S’il fallait fournir des éléments de preuve autour de cette course à la vie contre la mort, la population planétaire se trouve désormais déchirée entre les populations déplacées et l’exode ininterrompue des réfugiés qui cherchent à survivre ailleurs. Peu de politiciens, parmi les tenants du confort moral, ne songent à associer le mal démographique aux évènements en partie liés aux pollutions anthropiques. Outre les cortèges d’explications entre le terrorisme, les horreurs de la guerre et la misère, ne jamais évoquer les corruptions environnementales à l’escalade des migrations qu’engendre l’explosion des naissances, revient à dénier cette réalité corrélée. Dans un avenir peu lointain, entre les dégazages, les rejets industriels, la désertification des terres arables et l’écoulement des eaux douces polluées, Théodore Géricault aurait-il su peindre le Radeau de La Méduse en y ajoutant 8 milliards de naufragés en plus ?

À présent, abordons les conséquences que peut générer une surpopulation planétaire du genre humain déjà amplement amorcée. Car cette constante rattrape toutes les prévisions, mêmes les plus pessimistes. Il est plutôt conseillé aux citoyens lambda, par la bien-pensance qu’impriment les clichés du politiquement correct social-démocrate, de détourner le regard de ce côté-là, et de se concentrer sur ses propres déchets plutôt que de comprendre ce qu’il se passe vraiment d’important dans le monde, comme depuis les chiffonniers du Caire. En son temps, Sœur Emmanuelle supplia en vain le Pape de ne plus proscrire la contraception. Malgré ses efforts, le bidonville d’Ezbet el-Nakhi ne cessait de s’étendre et à ce jour encore en nombres hallucinants, avec des enfants faméliques, souffreteux et déscolarisés, dont on trouve la réplique dans les favelas, les médinas, les camps de réfugiés et autres lieux sordides partout sur la Planète.

L’avidité du gain et du pouvoir n’a cure de la disette des laissés-pour-compte, de la prolifération des bidonvilles et des squats habités par ± 2 milliards de pauvres qui tentent de subsister avec moins de 2 dollars par jour, voire d’un demi-milliard d’enfants qui souffrent d’insuffisance pondérale, puis encore de l’analphabétisme d’un milliard de gens, et d’un milliard d’autres encore privés d’eau salubre et de soins. Est-il honorable de laisser naître autant de misère et de souffrance, en retenant que chaque vie sur Terre à le droit à sa dignité et ne saurait être rendu coupable d’avoir été enfanté ?

Les bonnes intentions, comme les prédictions les plus sinistres, s’arrêtent au pas de notre porte, car la réalité est aussi ailleurs, sinon remisée au ban de l’information, ainsi le malthusianisme diabolisé par les thuriféraires de la procréation. Il en va ainsi avec l’État-Macron, le plus grand importateur de réfugiés mahométans dont la polygynie participe au grand remplacement de son peuple ; là-même où les statisticiens, au nom d’une expansion économique et consumériste se glorifient d’avoir le plus fort taux de natalité de l’Union. Or, les préceptes obscurantistes de religions attardées, de surcroît soutenues par l’érosion intellectuelle des pouvoirs publiques, ne feront pas de la Planète un habitat extensible, salubre et respirable.

À SUIVRE

Daniel Desurvire


Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire. Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).


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4 thoughts on “La poussée démographique au service des puissants”
  1. Le surpeuplement fera exploser notre société et comme les politiques au pouvoir sont des maffieux ou des gâteux, l’humanité devra se réinventer.

  2. La poussée démographique se fera au seul détriment de l’Occident devenu un amas de pays lâches peuplés par des bobos et déjà soumis.

  3. Bravo pour votre excellente analyse Daniel Desurvire .
    N’étant pas suffisamment instruit sur ce sujet, néanmoins, mathématiquement, si rien ne se passe avant la fin de ce siècle, nous compterons bien 20 milliards de Terriens sur notre planète. Le phénomène « Zoulou » , que j’ai annoncé , dès 1991, serait , par conséquent, une joie mais beaucoup plus une souffrance, pour l’Humanité .
    Considérant, aujourd’hui, que nous comptons plus de 6 milliards d’individus qui ne sont point nourris suffisamment à leur faim, s’il faut ajouter , en outre, l’eau potable qui n’existe pas pour Toutes et Tous , çà craint.
    Problème d’une gravité extrême, dont nos dirigeants seront incapables de résoudre, ils ont déjà suffisamment fait preuve de leur incompétence à régler des problèmes moins importants , notamment les flux migratoires excessifs, et leurs effets collatéraux, en tout genre, dont nous souffrons, sur décision des  » Puissants » qui continuent d’utiliser les pauvres « Humains » comme leurs instruments.
    Toutefois, je crois deviner que ceux qui ne les serviront pas, ne seront plus que de pauvres  » Assistés » durant leur existence.
    Me souvenant de certaines déclarations de certains de nos politiques, dont une à enfermer dans une maison spécialisée, cela me rappelle un film qui a pour titre:
    « Le Soleil Vert  » où les hommes , en 2022, ont épuisé les ressources naturelles où seul le soleil vert ( une pastille), parvient à nourrir une population miséreuse qui ne sait pas comment créer de tels aliments, secrètement fabriqués de cadavres humains !!! Ici se termine mon commentaire.

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