Par Claude Picard

Macron serait-il amnésique, lui qui proclamait en 2017 : « Dans le principe, un ministre doit quitter le gouvernement lorsqu’il est mis en examen. »


Le Tartuffe en chef qui nous gouverne, pourrait s’attribuer la célèbre tirade : « Couvrez ce sein, que je ne saurais voir » que prononce le personnage de la comédie de Molière. Car, en tartufferie, donc en hypocrisie, l’hôte de l’Élysée en connaît un rayon. Il est imbattable ! N’a-t-il pas dit, en 2017, juste avant sa première élection : « Dans le principe, un ministre doit quitter le gouvernement lorsqu’il est mis en examen. » ? Cette fois-là, il parlait de François Fillon et ce n’était pas une citation empruntée, mais bien une phrase assassine, posément réfléchie. À ce moment-là, il était très attentif à la moralisation du monde politique. Depuis, dans la Macronie, il y a eu beaucoup de mises en examen et trop d’affaires malheureuses : nous sommes loin de la République irréprochable souhaitée par le candidat, Macron. Et c’est une pluie de « maladresses » qui s’est déversée sur nos têtes. La Macronie ne devait-elle pas laver plus blanc ? 


Dès l’installation de Macron à l’Élysée, un mois après, pas moins de trois ministres, François Bayrou à la justice, Sylvie Goulard aux armées et Marielle de Sarnez aux affaires européennes, sont mis en examen. Ils démissionnent d’eux-mêmes, sans attendre les pressions. D’autres anciens ministres intéressent la justice. Alain Griset, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, est condamné à « six mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité avec sursis pour déclaration incomplète de son patrimoine ». Agnès Buzyn, ministre de la Santé, déjà démissionnaire, a été « mise en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui » et placée sous le statut de témoin assisté pour « abstention volontaire de combattre un sinistre ». Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, « fait l’objet de deux plaintes pour viol. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris« . Sébastien Lecornu, ministre des Outre-Mer, est sous le coup d’une enquête préliminaire pour une éventuelle prise illégale d’intérêts. Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion, toujours ministresubit « une enquête préliminaire pour « corruption » et « prise illégale d’intérêts ». Laura Flessel, ministre des Sports, démissionne parce que « Le fisc a récemment saisi la Commission des infractions fiscales (CIF) de Bercy, en vue d’une possible plainte pénale pour fraude ». Sa remplaçante, Roxana Maracineanu est attaquée par la presse, carelle occupe un logement social depuis 2012. Françoise Nyssen, ministre de la Culture, est sous le coup d’une enquête préliminaire pour « quelques écarts avec les règles élémentaires d’urbanisme, des travaux sans autorisation et non déclaration au fisc ». Muriel Pénicaud, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion de France, est soupçonnée de favoritisme et une information judiciaire a été ouverte. N’en jetait plus !

Cerise sur le gâteau, le ministre de la Justice, toujours en exercice, Eric Dupond-Moretti, est renvoyé devant la Cour de justice de la République, pour prise illégale d’intérêts. Tout cela fait beaucoup, beaucoup trop, pour la fameuse république irréprochable. Ne parlons pas de l’affaire Benalla, et des nombreux députés macronistes, conseillers du Président ou du secrétaire de l’Élysée, Alexis Kohler, qui sont tous sous les feux de la justice. Cela serait trop long. 

Macron est le tartuffe personnifié ; on pourrait en faire une marque déposée. Tartuffe, c’est lui, le vrai personnage de Molière. Il n’y a pas mieux pour l’incarner. Macron est un comédien né. Son épouse, Brigitte, n’organisait-elle pas des cours de théâtre, dans son lycée, quand elle n’était que son professeur ? Ne lui a-t-elle pas fait joué la comédie ? Oui ! Comme quoi, on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Mais tout cela ne l’empêche-t-il pas de voir la vie réelle ?

Si, au lieu de partir, faussement, en guerre pour un oui, pour un non et pour n’importe quoi, Macron pouvait faire la guerre aux « maladresses » de la Macronie, la France s’en porterait mieux.

Claude Picard


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