[Une prof en France]
Virginie Fontcalel
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Cet enchaînement de « faits divers » révèle la démission et la corruption hypocrite des… adultes.
Chronique de la violence ordinaire à l’école
[Une prof en France]
Un collègue a été jeté au sol et frappé par des élèves. Il avait, auparavant, giflé l’un de ces garçons. Et la chasse au coupable commence, entre le professeur, les jeunes, les spectateurs… Responsable mais pas coupable, comme les ministres du sang contaminé ? Coupable mais pas responsable, selon la doctrine de l’excuse brandie dès que l’auteur des faits est un mineur, un drogué ou un étranger ?
— Un professeur a été VIOLEMMENT FRAPPÉ et mis à terre par plusieurs élèves au lycée Jules-Guesde à Montpellier. pic.twitter.com/7T5co17g2H
— Bastion (@BastionMediaFR) April 10, 2026
On pointe du doigt une « génération perdue », et des jeunes qui seraient d’une nouvelle espèce. Ils se noient dans les simulacres d’émotions qu’ils surjouent quotidiennement sur les réseaux sociaux, sans plus rien éprouver d’autre, dans le réel, que d’éventuelles blessures narcissiques. Ils appellent tout le monde « Ma Vie » mais ne donneraient la leur pour personne. Ils ont des « besties » (meilleurs amis), des BFF (Best friend forever), mais ils les « affichent » sur les réseaux à la moindre dispute ou à la moindre contrariété, sans culpabilité ni remords. Ils sont violents.
Quoi de nouveau, sous le soleil ? Libanios, rhéteur du IVe siècle après Jésus-Christ, nous parle ainsi des étudiants de sa cité : « Depuis mon enfance, messieurs, j’ai entendu raconter les combats que se livrent en pleine Athènes les équipes d’étudiants, les matraques, les couteaux et les pierres, et les blessures, et les procès qui s’ensuivaient, les plaidoiries et les jugements sur preuves, et que les étudiants sont prêts à tout oser dans leur désir de promouvoir le prestige de leurs patrons. »
Les jeunes sont perdus ?
Mais qui a abandonné les jeunes au porno et au joint ? Qui fabrique, commercialise, achète les téléphones ? Qui les met dans les mains des enfants, pour avoir la paix, par faiblesse, par lâcheté, par manque d’assurance, par indifférence ? Qui programme les algorithmes de TikTok et de Snapchat ? Qui fabrique les puffs (cigarettes électroniques), les achemine et les vend aux mineurs malgré toutes les interdictions ? Qui les abreuve de publicités pour aiguiser toujours plus leur envie et leur désir mimétique ?
On déchaîne sciemment des passions dont les 5.000 années précédentes nous ont largement appris ce qu’elles entraînaient dans la société, et l’on joue ensuite les vierges effarouchées, on est « scandalisé », on « condamne fermement » ces comportements « inacceptables ». Et on reprend son chemin.
Tout le monde fait semblant d’oublier que l’Homme est un super-prédateur et que la violence fait partie de son fonctionnement naturel, instinctif, primaire. Vous prenez la personne la plus policée, la plus charmante, la plus éduquée, et vous la faites conduire deux heures dans le centre de Paris : elle ira sûrement puiser quelques expressions fleuries dans les arrière-tiroirs de son vocabulaire. Cette violence culmine à l’adolescence, chez les garçons comme chez les filles. Et qui était en charge de canaliser cette dite violence, dans les générations antérieures ? Les adultes.
Mais régulièrement dans l’Histoire, les adultes désertent, absorbés par leurs propres troubles et leurs contradictions. Ainsi, après la Révolution, des hordes d’enfants hantaient-elles les rues des villes, provoquant troubles et bagarres. Ains, à la fin du XIXe siècle, les Apaches animaient-ils, en jouant du couteau, les ruelles et les impasses.
Aujourd’hui, ce que révèlent les « faits divers » qui s’enchaînent inlassablement depuis des années, c’est la démission et la corruption hypocrite des adultes. Je ne dis pas des parents, mais bien des adultes en général. Et quand les éventuels boucliers vertueux baissent la garde et regardent ailleurs, les vicieux prospèrent et la gangrène gagne. Tant que les acolytes d’Epstein et consorts tiendront les rênes, et que la société civile, suffoquée, cherchera elle-même de l’air dans les paradis glauques de la drogue, du sexe ou des jeux (regardez les chiffres de toutes ces consommations chez les adultes), on se rachètera une conscience à bas prix en jetant la pierre aux adolescents.
À un moment, il faudra que tout le monde se reprenne en main, à commencer par moi. Sera-ce demain ?

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Boulevard Voltaire

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