Une leçon de courage

Une leçon de courage

Une leçon de courage que je vous invite à méditer.

Imad Ibn Ziaten, militaire de carrière, était lâchement assassiné à Toulouse par Mohamed Merah.

Il est le premier mort du carnage qui allait suivre.

Sa mère, Latifa Ibn Ziaten a été invitée mercredi à prendre la parole lors d’une cérémonie aux Invalides à l’occasion de la journée d’hommage national aux victimes du terrorisme.

Au micro d’Europe 1, elle raconte comment, à l’occasion d’un séjour à Toulouse, elle s’est rendue dans le quartier où a grandi l’assassin de son fils.

Latifa Ibn Ziaten voulait comprendre. « Il fallait que je vois où a grandi ce jeune homme, pour voir toute cette haine », explique-t-elle. Elle s’est donc rendue sur place, dans le quartier d’origine de Mohamed Merah. Elle a alors aperçu un groupe de jeune et s’en est approchée pour engager la conversation:

« j’ai dit ‘bonjour est-ce que vous connaissiez Mohamed Merah ?' ». Un jeune homme l’a alors fixée avec des « yeux froids ». « Il m’a dit: ‘Mohamed Merah, c’est le martyr de l’islam, c’est le héros' », se souvient Latifa. « J’étais en face d’eux et j’ai encaissé » ces mots durs dans ces lieux « déjà douloureux » pour la mère endeuillée. Ce qu’elle a vu à ce moment-là, dans la manière dont ces jeunes lui ont répondu, « c’est qu’il y aura d’autres Merah », assure-t-elle.

« Mohamed Merah n’est pas un exemple »

Latifa a fini par se présenter et leur a lancé : « je suis la mère de la première victime qui est tombée à Toulouse, ce n’est pas un exemple Mohamed Merah. C’est un assassin, il ne mérite même pas son prénom ». Une révélation qui a le mérite de décontenancer ces jeunes qui se « tenaient en face » d’elle et se « regardaient », sans savoir « quoi dire ».

« Voir mon enfant grandir »

Latifa ne se l’explique pas autrement : « Ces jeunes gens rencontrés à Toulouse ont ces idées dans la tête, car ils n’ont rien d’autre pour s’occuper ». Une expérience qui l’a poussée à créer l’association Imad Ben Ziaten pour la jeunesse et pour la paix dans le but de tendre une main aux jeunes en rupture dans les écoles, les quartiers déshérités et les prisons, pour qu’il n’y ait plus d’autres Merah. Et pour, en quelque sorte continuer de voir son « enfant grandir ».

Rien à ajouter. respect Madame!

 

  • Pour info :

La cérémonie, organisée chaque année à la date anniversaire de l’attentat qui a détruit un DC-10 d’UTA le 19 septembre 1989, réunissait victimes, familles, représentants d’associations et d’autorités religieuses de différentes confessions et bien sûr politiques.

 

2 commentaires

  1. Oui, enfin, c’est toujours la même histoire, ils s’ennuient, ils n’ont rien d’autres à s’occuper, ils sont en rupture scolaire, etc. etc. est-ce une raison pour tuer ???? Est-ce que tous les enfants qui sont en échec scolaire sont des futurs assassins ???? Moi j’en ai marre qu’on leur trouve toujours des raisons pour justifier l’horreur ou l’amour de l’horreur. S’ils sont en échec scolaire, c’est d’abord et surtout à cause d’eux et de leur famille. Alors non, moi je ne dis pas respect à cette mère pour la création d’une enième association pour aider cette jeunesse qui ne pense qu’à nous cracher au visage.

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