Une « histoire de l’enseignement » pour comprendre

logo new

 

Stop à la désinformation!

Participez ! Suivez et/ou souscrivez…

PACCIO nous explique ce qu’est devenu l’enseignement en France et cela explique pas mal de choses. Un texte à lire pour comprendre notre actuel merdier.

A l’Observatoire du MENSONGE, nous aimons la liberté de publier. Cela ne veut pas dire que nous approuvons.

  TRIBUNE LIBRE   

*** Attention ce texte est une TRIBUNE LIBRE qui n’engage que son auteur***

lune

   Une « histoire de l’enseignement »  

Une « histoire de l’enseignement » qui vous aiderait à comprendre la base

Au début du 20ème siècle, l’école primaire devient gratuite, obligatoire et laïque.

Jusque l’approche des années 60, notre système d’enseignement était envié par le monde entier.

Au CP, méthode syllabique. Le plus souvent l’élève savait lire et écrire à la Noël.

A la sortie, certains préparaient le certificat d’études.

Examen très sérieux qui sanctionnait une parfaite connaissance du « primaire.

Ensuite, pour certains, soit par manque de niveau intellectuel, soit par manque d’argent de la famille, surtout dans les campagnes, l’enfant devenait apprenti ou travaillait la terre.

Pour les autres, la voie royale était le Lycée qui commençait en 6ème.

Mais il y avait un examen d’entrée.

Les bons élèves dont les parents étaient démunis, présentaient un concours:

Le concours des bourses, difficile, certes, mais qui « payait» la scolarité de l’enfant jusqu’au Bac. (Cf. Marcel Pagnol).

Naturellement la réussite au concours des bourses impliquait l’entrée en sixième.

Bien entendu le maintien de la bourse était fonction des résultats scolaires. C’est « l’ascenseur social » dont Pagnol fût un exemple, et qui a totalement disparu.

Le niveau au lycée était d’un niveau excellent.

Le « Public » était la norme d’excellence et le « Privé » n’était utile que pour les cancres, que pour les élèves renvoyés du Lycée.

Il est vrai qu’il y avait de rares écoles privées huppées pour l’aristocratie ou les grandes fortunes (en Suisse, par exemple), écoles où l’on enseignait le savoir vivre…

Le Baccalauréat qui n’était pas la consécration des études secondaires, mais l’entrée dans l’Enseignement Supérieur.

Le baccalauréat se composait de deux parties.

Un examen, en fin de Première, se composait d’un écrit portant sur toutes les matières, à l’exception peut-être de l’Histoire Géographie. Si on réussissait à l’écrit, on devait passer un oral public (Il y avait des spectateurs !) portant sur toutes les matières.

En cas de réussite, on était autorisé à entrer en Terminale. Ce n’est qu’alors que commençait la spécialisation.

Trois options

1) Philosophie avec des mathématiques et de la physique

2) Sciences Expérimentales, la S (sans options), et enfin

3) Mathématiques élémentaires qui n’a pas d’équivalent actuellement.

En fin d’année Baccalauréat deuxième partie qui comprend d’abord un écrit portant sur toutes les matières sauf peut-être l’Histoire-Géographie, et un oral portant sur toutes les matières. Pour comprendre l’importance de ce Bac, lire Jules Vallès (L’Enfant et surtout « le Bachelier »).

Pour les élèves qui avaient échoué à l’examen d’entrée en sixième, moins forts mais travailleurs, il y avait le cours complémentaire qui conduisait au « Brevet élémentaire).

Comme le niveau était peu élevé, l’enseignement y était assuré par les meilleurs normaliens primaires.

On leur demandait d’assurer deux matières et ils avaient un horaire plus important.

Si l’enfant ne pouvait suivre en cours complémentaire, il y avait le Technique, au pire, le centre d’apprentissages (équivalent des Lycées Professionnels).

Enfin restait l’entrée« dans la vie active » avec en particulier l’apprentissage.

L’enfant suivait donc un enseignement adapté à ses capacités.
C’est ce que René Haby a détruit en 1974 en créant l’abominable « Collège unique » c’est-à-dire un collège remplaçant le premier cycle des lycées, mélangeant tous les enfants quelque soit leur niveau.

On en voit les conséquences, quand on mélange des fruits sains avec des fruits pourris on ne peut espérer que les fruits sains vont diminuer la pourriture des fruits gâtés, vont leur conférer leur vertu…

Pourtant certains illuminés le croient:

Ils appellent cela la « mixité sociale »

On en vient logiquement à mépriser le bon élève.

Souvent, on a honte d’avoir de bons résultats.

On appelle de façon méprisante « intello » le bon élève.

En réalité tout se pourrit.

D’où les problèmes actuels : on mélange les débiles avec les élèves à l’esprit sain, le voyou avec l’élève travailleur. Celui qui ne veut pas travailler « intellectuellement » avec l’élève normal.

Petit à petit le Baccalauréat s’est délité, depuis Fouchet (de Gaulle régnante).

Je dis souvent plaisamment que chaque ministre de l’Education, depuis Fouchet est plus mauvais que le précédent à l’exception de Luc Ferry, que l’on a donc chassé prestement.

Suppression de la première partie du baccalauréat, suppression de l’oral remplacé par un oral de rattrapage…

Consignes d’indulgence données aux correcteurs.

Sur notation fréquente des sujets 25/20, par exemple ou suppression d’une partie du sujet (partie non notée).(2002, 2010).

Dans le même temps, mais dans les années 80, une secte de sociologues à l’esprit fumeux reprenant les thèmes tout aussi fumeux du plan Langevin Wallon de 1945 et ayant à leur tête un certain Philippe Meyrieu envahit le Ministère de L’Education.

L’idée farfelue des membres de la secte était que tous les enfants ont la même intelligence ! Chacun connait des familles où parmi les enfants du même père et de la même mère, il y a des différences parfois considérables du niveau d’intelligence.

Si l’on prend cette idée comme axiome de départ, on en déduit que tous les enfants doivent réussir de la même façon, que si ce n’est pas le cas, c’est que le milieu de l’enfant en est responsable.

Donc l’ennemi, c’est la famille.

D’où les crèches, les maternelles où l’on commence de plus en plus tôt.

Il s’agit de soustraire l’enfant de l’influence de la famille.

Il est vrai qu’actuellement les familles utilisent crèches et Maternelles par commodité, mais elles n’avaient pas été conçues pour rendre service aux familles !

Et d’où la création du terrible collège unique.

Puisque tous les enfants ont les mêmes capacités, les filières sont scandaleuses.

Malheureusement, on dût se rendre à l’évidence : Il n’y avait pas de nivèlement par le haut.

On a donc « cassé » les matières jugées difficiles.

On commença par le Grec, puis ce fût le latin, ensuite on vida de leur contenu les programmes de Mathématiques.

On supprima la section reine en science : La terminale C.

On interdit aux professeurs de Mathématiques du premier cycle de faire des démonstrations ! On bouleversa les programmes de Français en 2000 (Allègre). Lire Agnès Joste « Contre- expertise d’une trahison » (Mille et une nuits)

On créa la Seconde indifférenciée. On repoussa l’orientation en fin de Seconde.

On rendit la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans (L’Ecole par la Force).

Au CP, on imposa la méthode globale jusque là réservée aux autistes !

On transforma les brevets techniques en bacs (A l’heure actuelle, il y a 78 bacs !)

Ou bien, il s’agit d’un vrai bac, mais alors il y a 60% qui méritent de l’avoir (voir les pourcentages d’antan…), ou bien on le donne comme sanction de la scolarité complète de l’élève (Attestation de fin d’études).

Il faudra organiser un examen d’entrée en Université.

Cela commence à se faire…, cette dernière décennie a vu l’effondrement du niveau du bac.

Introduction de Q.C.M sans pièges en particulier en Mathématiques !

Pression sur les jurys de Bac. On convoque les Présidents de jury pour leur faire la leçon.

On culpabilise les Professeurs, les barèmes sont de plus en plus généreux.

On parle également de contrôle continu…

En tant que professionnel, je peux affirmer que, sauf exception, tout le monde aurait le bac, à cause des fortes pressions qui s’exerceraient sur les Professeurs.

Que pourrait on faire ?

D’abord imposer la méthode syllabique au CP, Rétablir les redoublements.

Rétablir les filières de toute urgence, Remonter le niveau en Mathématiques où il est ridicule, en Français : (Lire Agnès Joste ou Natacha Polony (Elle n’a pourtant fait qu’une année, mais elle a tout compris).

Ne plus enseigner l’Histoire à l’aune du « Politiquement correct ».

Dans un premier temps cela évitera à des élèves d’entrer dans le secondaire sans savoir réellement lire et écrire.

Cela dégorgera les lycées et les Universités.

Les élèves peu doués pourront apprendre un métier dès l’âge de 13 ans.

Rétablir l’enseignement du Grec.

Le latin dès la sixième et jusqu’en Première,

Le Grec dès la quatrième avec de « vrais » horaires.

Je n’ai pas dit Grec et Latin obligatoires, mais souhaitable pour le latin.

PACCIO

*** Attention ce texte est une TRIBUNE LIBRE qui n’engage que son auteur***

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

Retrouvez nos articles sur Face Book en cliquant ICI

Copyright obligatoire en cas de citation ou de transmission de cet article, vous pouvez le copier : 

PACCIO pour Observatoire du MENSONGE ou http://observatoiredumensonge.com
Avertissement : Tous les commentaires sont de la responsabilité de leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de L’Observatoire du MENSONGE et le site se réserve le droit de ne pas publier un ou des commentaires sans avoir à justifier sa décision.

souscri

* * * * *

Le TOP 5

observatoire du mensonge

  1. Les socialo-menteurs
  2. Anne, ne vois-tu rien venir ?
  3. les mots nouveaux
  4. Les barbelés de la pensée
  5. Tu n’as pas peur ?

* * * * *

Sondage

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

La vérité, l’âpre vérité c’est sur TV-MENSONGE par Observatoire du MENSONGE : un grand merci aux contributeurs !!!
TV MENSONGE

**********

logo new

mode d’emploi : cliquez ICI

* * * * *

Pour une opposition constructive et réelle, le site de l’opposition au marxisme et au fascisme, ni rouge ni noir mais bleu.

Un grand merci à vous tous qui avez fait le succès de l’Observatoire du MENSONGE

Le site est lu dans 132 pays…

Plus de CENT MILLE LECTEURS !

Des tribunes libres très suivies !

De nombreuses personnalités lisent l’Observatoire du MENSONGE

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

logo Ob dum

Pour contacter l’Observatoire du MENSONGE: Cliquez ICI

8 commentaires

  1. Un excellent texte très juste. Je partage et je soutiens l’Observatoire, un site agréable et qui contient plein d’articles très intéressants.

  2. La crise est d’abord structurelle et tant que l’enseignement sera de plus en plus mauvais, les chances de rétablissement de la France sont nulles. Très bon article en tous les cas sur un sujet vital. JLP ancien professeur de français.

  3. Merci pour ce texte qui est tellement réel : je suis une enseignante dégoutée par ce qui se passe dans nos écoles et collèges sans que personne ne daigne en parler et surtout pas les politiques et les médias. C’est un comble car c’est l’enseignement qui est à la base de tout !

  4. Il faut comprendre que la réalité dépasse la fiction,tout est fait pour que le niveau baisse, que le citoyen lambda reste sur la première marche et si possible descende à la cave! Les prétendues élites ont bien compris qu’il n’y a pas de la place pour tout le monde dans le haut du panier, tout cela ne procède que de l’idée de garder les places au chaud pour les enfants des « huiles » actuelles: Politique, Hommes de loi en tout genre, Journalistes etc…. Ainsi on les place dans les écoles qui ne sont pas de la république et le tour et joué….

  5. Excellent article dont je partage entièrement le point de vue.
    Si l’on faisait passer aujourd’hui l’ancien CEP à des bacheliers, je suis persuadé qu’il n’y en aurait pas la moitié qui serait reçue.
    Pour preuve : j’ai discuté récemment avec le fils d’une connaissance qui vient de rentrer dans une ESC et comme je m’étonnais qu’il ne connaissait même pas sa table de multiplication, il me répondit qu’il n’en avait pas besoin, il avait une calculette !
    Pourvu qu’elle ne tombe pas en panne comme toutes celles de nos gouvernants !

  6. En quelques lignes, l’histoire en condensé de la catastrophe dans laquelle nous nous trouvons, mais pire encore, quels professeurs a venir pour former quels élèves.
    Faudra t’il partir étudier a l’étranger si l’on veut donner des bases sérieuses aux futures générations.
    Le gâchis est incommensurable.

Laisser votre commentaire