Par Maxime Tandonnet
« Ce que je ne pouvais pas dire »
Hier, soir, en rentrant chez moi, je me suis arrêté à la FNAC et j’ai feuilleté le dernier livre de M. JL Debré, qui fait l’objet d’un battage publicitaire et médiatique monstre.
Je l’ai feuilleté, pas acheté. Radinisme? Bon.
A priori, rien d’extraordinaire: un Monsieur tout le monde qui raconte sa vie au jour le jour.
Ce qui frappe, c’est la quête du politiquement correct.
Il cogne tant qu’il peut sur le président Sarkozy qui selon lui, « n’est pas un homme d’Etat ». On finit par le savoir.
Il se moque du vieux Giscard. Pas difficile non plus.
Il aime bien les responsables socialistes à ce que j’ai pu lire (passage admiratif sur Cazeneuve…)
Il ne comprend pas qu’on puisse s’interroger sur le rôle du Conseil constitutionnel, cet organe non élu qui censure environ la moitié des textes votés par le Parlement, lui élu au suffrage universel.
Le Conseil, qu’il a présidé pendant neuf ans, serait la pierre angulaire de la République, donc intouchable.
Son rôle? Défendre la Constitution. Donc intouchable.
De fait, la Constitution de 1958 doit faire une trentaine de pages (avec les textes sacrés auxquels se réfère son préambule).
Or, le Conseil Constitutionnel, un organe composée de personnalités désignées, non élues, censure les lois, dans le moindre détail, en se fondant sur une jurisprudence foisonnante qu’il a lui-même élaborée dont le recueil fait près de 1800 pages bien denses (Lexisnexis, code constitutionnel 2014). A côté de cette censure méticuleuse des lois, le Conseil Constitutionnel est totalement indifférent au viol permanent, avéré, banalisé des articles 5, 20 et 21 de la Constitution de 1958, qui font du président de la République, un arbitre, un guide impartial et un garant des institutions, et du Premier ministre le seul chef du gouvernement de la France, l’ensemble étant noyé dans le salmigondis médiatique de « l’hyperprésidence » . Est-il permis, au moins, de s’interroger?
M. JL Debré, qui fut jadis, en 1995 et 1997, un ministre de l’Intérieur aux intentions musclées en matière d’immigration (assaut contre l’église saint Bernard, manifestations monstres contre sa loi de 1997 qu’il a dû retirer en partie) semble gagné désormais par une obsession radicale, absolue, permanente, page après page: se fondre dans la pensée correcte, plaire aux médias, plaire à la presse.
Tout son être paraît tendu vers la passion de se conformer à l’idéal-type du politicien irréprochable, parfait, totalement conforme au « bien » médiatique, une sorte d’homo médiaticus. Et il ne réussit pas si mal…
Parfois, je suis désolé de le dire, mais je me demande ce qu’en penserait son père, Michel, un grand homme d’Etat.
h1>Maxime Tandonnet
Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d’histoire…
*** Attention ce texte est une TRIBUNE LIBRE qui n’engage que son auteur***
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